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Oui, l'influence de l'église régit encore notre prise de pilule contraceptive

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Incroyable mais vrai : alors qu’on pensait que la pilule contraceptive avait en tout point été pensée pour les femmes et leur bien-être, on s’aperçoit en fait que son créateur n’avait à la base qu’une inquiétude : ne pas brusquer le pape et la communauté catholique. Et le pire dans tout ça, c’est que la disposition spécifique qu’il avait prise à l’époque pour ne pas froisser les croyants et leur chef spirituel, est encore d’actu (pour notre plus grand déplaisir). On vous explique pourquoi.

Ce n'est pas un scoop, dans nos sociétés modernes, les femmes travaillent, sont indépendantes et elles ne font en moyenne plus autant d'enfants que les générations de nos parents. Entre ça et la surpopulation mondiale qui, soyons honnête, participe clairement de la destruction de notre planète et de son environnement, la contraception n'a jamais été aussi nécessaire qu'aujourd'hui. Pourtant, même 50 ans après sa création par le gynécologue américain John Rock, la pilule contraceptive (ainsi que le préservatif) n'est toujours pas acceptée par l'église catholique. Sans rentrer dans les détails de cette doctrine d'un autre âge, cette dernière considère que si la contraception n'est pas un crime comme l'avortement, c'est tout de même un mal...

Une réflexion plutôt éloignée des réalités actuelles et de l'évolution de la société, mais malheureusement loin d'être surprenante. Et si vous pensiez que l'église se contentait de marteler que la contraception n'est pas en accord avec ses valeurs, sachez qu'elle a encore beaucoup plus de pouvoir que ça. En fait, l'influence qu'elle avait dans les années 60, pèse toujours sur la manière dont nous prenons notre pilule en 2019. Mais comment est-ce possible me direz-vous ?

Une prise de pilule toujours imprégnée de morale religieuse

L'explication est des plus simples. Alors qu'il planche sur l'élaboration de la pilule contraceptive, le docteur John Rock, fervent catholique, s'inquiète de la réaction du pape. Du coup, il se dit qu'au lieu de créer une pilule ultra confortable pour les femmes, qui s'en servent autant pour éviter une grossesse indésirable que pour arrêter de souffrir pendant les règles, il allait d'abord penser aux instances dirigeantes de l'église catholique. Persuadé qu'en imitant le cycle naturel des femmes, il s'attirerait l'approbation du pape, il a décidé de proposer une prise de pilule comportant une pause de 7 jours, correspondant à la période des saignements.

Non seulement ça n'a pas marché, mais en plus, on continue à se taper cette insupportable interruption entre deux plaquettes, qui nous a souvent induite en erreur. On ne saurait vous dire le nombre de fois où on a douté, avant de finalement lâcher l'affaire et d'arrêter complètement la pilule...

Heureusement, la Faculté de santé en matière de sexualité et de reproduction du National Health Service (NHS) vient tout juste de publier une étude très sérieuse, qui rappelle à toutes les femmes qu'elles ne risquent rien à opter pour une prise de pilule en continu. Quelque chose qu'on n'avait jamais osé faire tellement on pensait que c'était mauvais pour la santé. En fait, ça ne comporte pas plus de risque qu'une prise de pilule avec interruption de 7 jours. Bref, on s'est fait enfumer pendant des années, tout ça à cause du poids des croyances religieuses de certains. On en apprend tous les jours !

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