Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Miami Art Basel fait la fête

Miami Art Basel
Que serait la nuit sans la féline Naomi Campbell, ici, tout sourire avec Stefen Gan, fondateur du Visionnaire et rédacteur-en-chef du magazine V.
Miami Art Basel Que serait la nuit sans la féline Naomi Campbell, ici, tout sourire avec Stefen Gan, fondateur du Visionnaire et rédacteur-en-chef du magazine V.

Avant les fêtes de Noël, l'art contemporain festoie sur les côtes ensoleillées de l'Atlantique : la Foire Miami Art Basel, petite soeur de celle de Bâle, reçoit en fanfare l'avant-garde d'un art qui se veut plus moderne dans ses comportements que contemporain dans ses faits. Mais une petite soeur devenue adolescente qui fête ses dix ans, avec une attitude précoce, une puberté avancée, plus délurée. Derrière ses fêtes et ses quelques déboires, Miami Art Basel garde encore un respect de façade où le bling de quelques oeuvres cache une forêt plus radicale d'oeuvres plus sévères, comme la rigueur des oeuvres de Carsten Nicolaï, par exemple.

Miami Art Basel c'est aussi la couleur, la flamboyance d'un art contemporain qui au prix de quatre appartements haussmanniens - mais très grands les apparts, non ? - peut confondre un Jeff Koons avec la pétulance d'une édition limitée d'un sac en croco de Cavalli. Facile comme approche ? Pas autant que l'on pense. Certains protagonistes de cet art contemporain aiment désormais y aller de leur petite critique, comme cette semaine dans le journal The Independant où Charles Saatchi, chantre de la jeune scène artistique britannique dans les années 90, a descendu en flèche cette jolie réunion d'amis qu'est Miami Art Basel. Charles Saatchi trouve Miami trop bruyant et s'interroge avec une certaine férocité sur la ferveur et l'intégrité de certains professionnels, du collectionneur au critique d'art : "Tous ces gens apprécient-ils vraiment l'art contemporain ?" Et bang ! En attendant, Miami s'agite en soirée, fête avec superbe ce flux d'avant-garde qui s'abat sur la ville.

Mais que l'on se rassure, on croise des gens que l'on connaît à Miami. Le soir, cette grande réunion Tupperware de l'art contemporain se transforme en red carpet. Elle revêt des airs de soirées cannoises du Festival du Cinéma et certaines starlettes aiment autant l'air de la Croisette que le bleu de la Floride. Naomi Campbell porte toujours du Alaïa, Stephanie Seymour est toujours au bras de Peter Brant, son mari-collectionneur avec lequel elle a bien failli divorcer une dizaine de fois. Pharell Williams quant à lui cherche toujours les bons plans et à infiltrer les galeries hype avec ses Chanel aux pieds !

Mais il y a un dogme à Miami Art Basel, on s'habille cool : plus le t-shirt est détendu voire volontairement troué, plus cela fait "artiste". Comme parangon de cette arty way of life, Julian Schnabel en short à carreaux, en Vans roses un peu sales, et un blazer navy pour parfaire la tenue. The Artist !

 

F.P

À ne pas rater