Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Mode : la salopette, pièce culte, 170 ans d'évolution

En 1923 : l'actrice de muet Renée Adorée adopte le look à la garçonne à l'occasion d'un bal costumé.
En 1923 : l'actrice de muet Renée Adorée adopte le look à la garçonne à l'occasion d'un bal costumé.

Créée comme vêtement de travail en 1844, il n'aura pas fallu longtemps à la salopette pour s'imposer comme l'une des pièces les plus fortes du dressing unisexe. Un succès déjà vieux de 170 ans mais qui se réinvente chaque saison. Retour en images sur un best-seller intemporel.

Elle est loin l'époque où la salopette était réservée aux travailleurs. Pièce de notre dressing aussi culte que le jean, celle qui tient son nom du vieux français "salope" signifiant crasseux a en un peu plus de 170 ans largement gagné ses lettres de noblesse.

Imaginée en 1844 par le Lyonnais Louis Lafont puis perfectionnée et brevetée en 1896 par le petit-fils de celui-ci, celle que l'on baptise à ses débuts le "largeot" devient quelques années plus tard le modèle "406" avant d'être récupérée par un certain Levi Strauss. Bien conscient de tout le potentiel aussi bien pratique que mode de ce néo-pantalon, le fondateur de Levi's revisite la salopette à sa sauce, en jean bien entendu. Il n'en faut pas plus pour voir le vêtement devenir le symbole de la révolution industrielle du XXème siècle, véritable uniforme des travailleurs et adopté en masse dans les entreprises automobiles.

Et si la salopette habille les ouvriers et bon nombre d'agriculteurs de l'Arkansas, elle commence rapidement à séduire ces dames. Vite transformée en pièce unisexe, elle se décline en jean ou dans des matières plus sophistiquées dès les années 20. Démocratisée en un clin d'oeil, celle que l'on appelle aussi cotte à bretelles fait l'unanimité auprès de tout le monde : adultes enfants, travailleurs, actrices hollywoodiennes, hommes, femmes... le succès est fulgurant.

Quelque temps laissée de côté mais jamais vraiment oubliée, la salopette connaît une seconde jeunesse dans les 70's. Elle s'offre même à cette époque sa première couverture de Vogue. Patte d'eph, moulante, parfois courte et résolument sexy pour certaines, plus old school choisie pour le symbole de prolétariat qu'elle représente pour d'autres, elle fait son grand retour. C'est aussi l'époque où Coluche se l'approprie. Un modèle rayée bleu et blanc de chez Oshkosh trouvé en friperie que l'humoriste usera sur les planches du Théâtre de la Gare.

Dans les 80's, c'est Lady Di qui la porte aux matchs de polo du prince Charles ou dans les jardins de sa maison de Highgrove. Quelques années plus tard, ce sont ses fils William et Harry qui l'adoptent puis le prince George. C'est aussi l'une des pièces phares du plus bling des héros télé de l'époque, Mister T. On se souvient également de Béatrice Dalle et de sa salopette pleine de peinture dans "37°2 le matin".

Dans les 90's, rebelote, le succès est à nouveau au rendez-vous. Portée plus large, on la voit à la télé que ce soit dans des séries américaines comme "Le Prince de Bel Air", "Sauvés par le gong"... ou sur les écrans français dans plus d'une série AB1. Une décennie plus tard elle est toujours là, les starlettes américaines la portent avec des brassières ou des hauts de maillots, l'aiment moulante, courte et parfois même franchement vulgaire.

Ces dernières saisons, on l'a aimée en cuir, en jean boyfriend, ajustée, loose, sous toutes ses formes.

Réinventée mille et une fois sur les podiums les plus célèbres, la salopette en a fait du chemin tout en réussissant à conserver l'ADN de son succès.

À ne pas rater