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Mina Gerges, l'instagrammeur qui ose parler vergetures et problèmes de poids

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Depuis quelques mois, les initiatives abondent - sur Instagram comme chez les marques - pour appeler les femmes à aimer leur corps et à prendre confiance en elles. Mais qu'en est-il des hommes ? Eux aussi englués dans des stéréotypes, ils peinent à prendre la parole sur le sujet. Mina Gerges, instagrammeur de 23 ans, ose parler de ce tabou pour changer les choses.

On ne cesse de le dire, il y a du mieux dans le monde de la mode. Semblant prendre enfin conscience de l'urgence de se montrer plus inclusifs, les podiums comme les campagnes se font plus divers. Plus de couleurs de peau, plus de morphologies différentes aussi, et des messages "d'empowerment" dont se saisissent mannequins comme anonymes sur les réseaux sociaux. Un mouvement très positif qui semble cependant oublier certains... les hommes.

Et c'est vrai que, quand on y pense, on n'a pas encore vu de pendant masculin à la sublime Ashley Graham, porte-drapeau du mouvement body positive. Sur la Toile, certains tentent de prendre la parole sur ce sujet encore trop tabou. C'est le cas de Mina Gerges, jeune Egypto-Canadien qui s'est épanché dans un post lourd de sens.

"J'ai bataillé avec mon poids et mon apparence toute ma vie. J'ai grandi entouré d'images d'hommes irréalistes et de femmes convaincues que je devais ressembler à ça pour être considéré comme attirant et désirable. Surtout en tant qu'homme homosexuel, quand tant luttent pour atteindre des standards absurdes pour se sentir beaux. Tenter d'atteindre cet objectif m'a poussé à développer des troubles alimentaires à l'âge de 20 ans, je m'affamais, me pesais tous les matins, passais 3 heures à la gym et courais 10 km par jour, me détestant si je ne mangeais pas 'sain' et malgré tout cela, je n'ai jamais trouvé le bonheur ni aucune satisfaction.

Aujourd'hui, à 23 ans, j'ai enfin confiance en moi et je me sens bien dans ma peau (...). Les vergetures et poignées d'amour qui me valaient d'être critiqué sont ce qui me donne de l'assurance aujourd'hui. Je sais que je ne ressemblerai jamais à ces gens que je vois sur les publicités et c'est okay parce que je suis super mignon avec mon mignon petit ventre et mon moumou. Apprendre à s'aimer et à avoir confiance en soi est une chose si belle, je me sens chanceux d'avoir cette plateforme pour partager cela avec vous."

Lutter contre les diktats, quel que soit son genre

Le message porté par Mina Gerges tombe sous le sens mais souligne bien combien l'avancée est lente en la matière. Dans un monde où les hommes grandissent encore trop souvent en s'entendant dire d'être "courageux", "forts" et de ne surtout pas pleurer, on se dit qu'il reste du chemin à faire...

Interviewé par Teen Vogue, l'instagrammeur (qui compte 145 000 abonnés) enfonce le clou : "Etant originaire du Moyen-Orient, le fait de me maquiller et de m'habiller en femme [il imite souvent des stars telles que Beyoncé ou Kim Kardashian, ndlr] m'a valu de recevoir des menaces de mort de la part de gens me demandant de faire une thérapie parce que je suis gay et m'accusant de faire honte à la communauté arabe.

Quand j'ai pris du poids, au cours des deux dernières années, ces commentaires ont glissé vers de attaques envers mon physique. Les gens m'ont traité d'obèse, m'ont dit d'arrêter de manger, se sont moqués de mes vergetures et de mes poignées d'amour et même de mes poils."

Après avoir perdu des heures à retoucher chacun de ses clichés pour lisser la moindre imperfection, Mina Gerges a décidé de dire stop à cette folie. Et il rappelle aujourd'hui combien, quel que soit son genre, il est temps d'encourager les gens à s'aimer et à lutter contre le harcèlement, sur la Toile et ailleurs.

C.B.

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