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Mathieu Kassovitz : l'étrange voleur de vies de "Un illustre inconnu"

A 47 ans, Mathieu Kassovitz se prête au jeu de la métamorphose dans le film "Un illustre inconnu". Dans la peau de Sébastien Nicolas, qui mue au fil de ses rencontres, il offre là une partition étrange et dérangeante, celle d'un homme qui vit la vie des autres plutôt que d'assumer la sienne.

Souvent catalogué comme l'une des grandes gueules du cinéma français, Mathieu Kassovitz n'a jamais opté pour la facilité. Révélé par "La Haine", sa deuxième réalisation récompensée par trois César en 1996, l'acteur a toujours misé sur des projets forts. Et c'est une fois de plus le cas avec "Un illustre inconnu".

Mis en scène par Matthieu Delaporte, déjà réalisateur de la comédie à succès "Le Prénom" (avec Patrick Bruel et feu Valérie Benguigui), le long métrage suit le parcours chaotique de Sébastien Nicolas, un quadra dont le mal de vivre le pousse à voler l'identité des autres.

Mathieu Kassovitz dans le troublant "Un illustre inconnu".

Postiches, masques en latex, l'homme est devenu à force un professionnel de l'usurpation. Un personnage indéchiffrable auquel Mathieu Kassovitz prête ses traits. "Connaît-on jamais vraiment quelqu'un ?", voilà la question qui résume le film mieux que de longs discours.

C'est le thème de l'identité qui est exploré par le duo Matthieu Delaporte-Alexandre de la Patellière, dans une ambiance froide empreinte de noirceur. "Un illustre inconnu" offre un scénario lourd et intriguant, porté par le petit rebelle du cinéma français, copain à la ville de Kim Chapiron. Un acteur et cinéaste qui n'a eu de cesse de repousser les limites.

Réalisateur des "Rivières pourpres", avec le grand Jean Reno et Vincent Cassel, à l'affiche du difficile "Amen" de Costa-Gavras, Mathieu Kassovitz a récemment mis en scène "L'Ordre et la Morale", qui revient sur un épisode méconnu et sombre de l'histoire de France contemporaine.

A contre-courant des comédies bankables du cinéma français, ce père de trois enfants est toujours là où on ne l'attend pas. Et ce nouveau drame, à découvrir en salles à compter du 19 novembre, a le don de laisser planer le suspense. Une chose est sûre, on n'escompte aucun happy end à cette histoire-là.

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