Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Marina and The Diamonds de retour avec "Froot" : l'interview vérité

Trois ans après le succès de l'ultra pop "Electra Heart", Marina and The Diamonds est de retour dans les bacs avec "Froot". Un opus placé sous le signe du changement et de l'introspection pour lequel elle opère non seulement un changement artistique mais également stylistique. La Marina Diamandis nouvelle est arrivée !

Avant de se pencher sur la petite pépite qu'est "Froot", le nouvel album de Marina and The Diamonds, il convient de poser les bases. Pour les néophytes, malgré son nom de scène, une seule femme se cache derrière "Marina and The Diamonds", Marina Diamandis. Mais entourée de ses musiciens, elle se sent faisant partie d'un groupe, et elle a tenu à être produite comme telle et non comme une artiste solo, "à l'image des artistes que j'admire, PJ Harvey ou Patti Smith" explique-t-elle lors de notre rencontre dans les bureaux de son label, Warner. Loin de l'époque de son premier album, "The Family Jewels", où elle se demandait encore quel type de chanteuse pop elle pouvait être, Marina sait ce qu'elle veut et ce qu'elle ne veut pas, ou plutôt ce qu'elle ne veut plus.

La fin d'Electra Heart

Alors qu'on s'attendait à rencontrer une exubérante diva des années 50-60, c'est une Marina Diamonds brune, quasi naturelle hormis un trait d'eye-liner, qui sirote de l'eau chaude au citron devant nous dans un ensemble en dentelle noire. Mais où est passée Electra Heart, son alter-ego ? "A l'époque, j'avais envie de créer un personnage à travers duquel raconter l'histoire de l'album et à cette période j'aimais beaucoup les années 50's, 60's, l'imagerie des banlieues américaines et je voulais me démarquer visuellement. Voilà pourquoi Electra Heart existait, mais elle n'était aussi destinée qu'à durer le temps d'un album" explique la jeune femme désormais débarrassée de ses artifices. Fini la diva dark et cynique qu'elle a pu être ses dernières années, la Marina d'aujourd'hui est "Happy", comme l'un des meilleurs morceaux de son nouvel opus. "Il n'y a pas vraiment eu de moment clé. J'ai été un peu dans cet état d'esprit pendant dix ans, alors il était temps de changer, et peut être qu'émotionnellement, il fallait que je tourne la page et dans un sens, cet album m'a aidé à le faire", reconnaît-elle. "Je ne pensais pas qu'il y avait une autre option, que je pouvais être heureuse et me réjouir de choses simples." Moins de superflu et des émotions plus directes, des changements que l'on retrouve également musicalement sur "Froot".

"Il était temps de faire les choses plus simplement"

Si elle n'hésite pas à définir son précédent disque comme "l'anomalie", elle en a surtout tiré des leçons. Avec "Froot" vient donc le temps de morceaux plus épurés, plus profonds. "Je pense qu'il était temps d'écrire d'une manière plus simple, plus directe. Ça a du coup changé également la production parce que je voulais un son plus humain", poursuit-elle. Finies les collaborations en bataille et les producteurs par milliers de l'époque "Electra Heart", avec "Froot", Marina s'entoure peu mais bien, notamment d'artistes aux univers différents du sien, Alex et Jeremy du groupe indie Everything Everything aux guitares et Jason Cooper, drummer de The Cure qui, charmé par la musique de Marina, a fini par travailler sur tout l'album.

"Personne ne veut avouer qu'il est désespérément seul"

Au lieu d'une image de showgirl, c'est la parolière qui se révèle sur cet opus, un album qu'elle veut authentique et que les gens puissent plus facilement s'approprier. "En tant que compositrice, j'aime essayer d'exprimer des émotions humaines universelles. C'est peut-être un peu étrange mais en même temps normal. Comme sur le morceau "Happy" par exemple, personne ne veut avouer être désespérément seul", raconte-t-elle. "On partage tous quelque chose en commun d'une certaine façon, on passe tous par les mêmes choses dans la vie, juste à des périodes différentes". Electra a donc laissé place à une Marina apaisée, mélancolique mais sans être sombre, et qui se veut accessible, dans ses chansons comme dans la vraie vie. "Je ne veux pas être un modèle pour les autres" reconnaît-elle lorsqu'on aborde le sujet de sa fanbase, très active sur les réseaux sociaux. "J'ai l'impression d'être quelqu'un qui, espérons-le, apporte un peu de réalité et je ne veux vraiment pas être quelqu'un d'inatteignable. Pas quelqu'un à qui on a peur de parler parce qu'on m'a vu à la télé !"

À contre-courant et pourtant plus que jamais contemporain

Avec "Froot", Diamandis offre un digne successeur à "The Family Jewels". Un opus franc, délicieusement pop et groovy, à mille lieux de cette tendance de la course aux hits que se livrent d'autres chanteuses de sa génération. Honnête et pur, il permet d'enfin apprécier la voix si particulière de la belle Anglaise, et fait autant de bien qu'un après-midi entre amis. Débarrassée de son alter-ego peroxydé, Marina Diamandis livre un opus qu'elle veut "unique" mais si elle semble s'être enfin trouvée, elle nous réserve encore quelques surprises. "Je ne sais pas ce que je vais faire après, mais je sais que ce sera quelque chose de totalement différent. Chaque album est une opportunité de faire quelque chose d'excitant et de relever un challenge." Concernant "Froot" ? L'essai est transformé.

"Froot" de Marina and The Diamonds est disponible depuis le 16 mars 2015 et elle sera en concert à Paris le 13 mai prochain.

Marie Bresson-Mignot

À ne pas rater