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Marguerite et Julien, conte pop envoûtant

Trois ans après "Main dans la main", Valérie Donzelli revient avec un quatrième long métrage : "Marguerite et Julien", inspiré de l'histoire de Marguerite et Julien de Ravalet, frère et soeur condamnés au XVIIe siècle pour s'être trop aimés. La réalisatrice nous entraîne dans un univers enchanté où l'impensable devient romantique.

Marguerite et Julien sont frère et soeur. Ils s'aiment. Mais pas comme un frère et une soeur, non : plus, beaucoup plus. D'un amour interdit car incestueux. Valérie Donzelli s'est emparée d'un fait divers normand pour réaliser son nouveau long métrage : l'histoire de Marguerite et Julien de Ravalet, condamnés à mort au XVIIe siècle parce qu'ils avaient commis l'inceste.

Sublime inceste

Dans ce film pop, où les époques se chevauchent sans jamais se heurter, l'amour des deux personnages n'est jamais dérangeant. Il est tellement fort, tellement pur, qu'il est impossible de ne pas vibrer avec eux. À aucun moment, il n'est tentant de les juger, parce que la réalisatrice a éviter tout jugement moral dans son film. La balance se fait naturellement entre la compassion éprouvée tour à tour pour les protagonistes et leurs contradicteurs. "C'était très important pour moi qu'il y ait des contradicteurs, explique Valérie Donzelli. Je voulais qu'on soit à la fois avec eux [Marguerite et Julien, ndlr] mais aussi avec les autres. Qu'on puisse en tant que spectateur faire le va-et-vient, que l'on puisse comprendre tout le monde."

Dans la peau de Julien de Ravalet, on retrouve inévitablement Jérémie Elkaïm, éternel complice de Valérie Donzelli, qui co-signe le scénario (basé sur celui de Jean Gruault qui l'avait écrit pour François Truffaut). "Jérémie Elkaïm en prince, pour moi c'est une évidence. Je sais qu'il peut dégager une forme de mélancolie et de douceur que devait avoir Julien tout en étant sensuel, désirable", observe la cinéaste. Tout en réserve et maîtrise, il affronte les ardeurs de Marguerite, incarnée par la rafraîchissante Anaïs Demoustier. "Une évidence" aussi pour la réalisatrice, qui devait initialement faire tourner Léa Seydoux, partie entre-temps pour les beaux yeux de James Bond.

Sur une bande-originale signée Yuksek, les images de conte succèdent à des tableaux éclairés à la bougie qui peu à peu prennent vie, les calèches côtoient les voitures, les robes XIXe des bottines seventies. "Je voulais à la fois un film technicolor et en même temps quelque chose de très moderne, très rock", déclare Valérie Donzelli. Pari tenu.

MLB

"Marguerite et Julien", de Valérie Donzelli. En salles.

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