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Marc Jacobs, le depart : retour sur 16 ans de genie chez Louis Vuitton

Marc Jacobs et son petit ami lors du défilé Louis Vuitton Printemps-Eté 2014.

Marc Jacobs a quitté son poste de directeur artistique de Louis Vuitton le 2 octobre 2013. La nouvelle est tombée alors même que le défilé Printemps-Eté 2014 de la maison parisienne commençait, le dernier de Marc Jacobs après 16 ans de dur labeur.

Marc Jacobs arrive chez Louis Vuitton en 1997. La marque est alors la plus veille entreprise de maroquinerie en France, réputée pour ses malles plates et carrées monogrammées du célèbre LV. Quand le styliste américain débarque, il a 34 ans et dans ses bagages une mission : celle de lancer l'enseigne dans le prêt-à-porter. Les premières pierres de l'empire Vuitton se posent.

Le trublion de la mode

Marc Jacobs donne un coup de fouet à la maison et à son image classique. Poutant son premier défilé en 1998 est tout sauf explosif. Il dessine une collection minimaliste et ultra-morderne, sans exubérance. C'est beau, ça marche, mais on est loin du style Vuitton d'aujourd'hui.
Son génie créatif, et un peu provoc' aussi, se manifeste rapidement. Marc Jacobs s'amuse avec des couleurs chatoyantes, sur les emblématiques sacs de la maison notamment. Du fluo, du plastique, de la fourrure même... tout y passe, le monogram classique fait un bon dans le temps pour le meilleur et parfois le pire. Qu'importe, Marc Jacobs réussit son pari, celui d'avoir créé une identité au prêt-à-porter Vuitton. Il fait du même coup de ses défilés de véritables place-to-be dont la mise en scène mérite à elle-seule le détour, toujours plus travaillée année après année. En front row, toutes les stars de l'époque, et celles qui deviendront ses plus fidèles soutiens pour ne citer que Kirsten Dunst ou la réalisatrice Sofia Coppola.

Une armée de top models

Dès ses débuts, la vague des super-tops des 90's défile pour lui. Naomi Campbell, Claudia Schiffer, Eva Herzigova... mais surtout Kate Moss qui officie régulièrement en guest. Il ne se passe plus un défilé sans que les mannequins les plus en vogue du moment montrent leur joli minois de Cara Delevingne à Karolina Kurkova. Même l'inaccessible Laetitia Casta lui a fait ce plaisir pour son show très mad men automne-hiver 2010/2011.

Des collections inspirées

Mettre des afro sur les têtes de ses mannequins, les transformer en dominatrices SM, en héroïnes hitchcockiennes, poupées sixties ou semblants de filles faciles... Louis Vuitton n'est pas resté longtemps à l'univers minimaliste de son premier défilé Automne-Hiver 1998/1999. Les filles défilent alors sans accessoires, un comble pour celui qui a donné une seconde vie à la maroquinerie Vuitton. Mais pas que. Souliers, lunettes de soleil, bijoux, horlogories... l'empire Vuitton a véritablement explosé avec l'arrivée de Marc Jacobs. Un succès que l'on doit aussi aux collaborations audacieuses de la maison.

Des collaborations de choc

En 2003, Marc Jacobs fait appel au talent de Takashi Murakami pour revisiter le monogram LV. Pour la première fois, l'emblème accepte d'être coloré ce qui va attirer une cible plus jeune et plus moderne. Au Japon notamment, marché numéro 1 de la marque de luxe et pays d'origine de l'artiste contemporain. Couleurs girly, marquage d'une cerise sur la toile, imprimé camouflage... la maroquinerie Vuitton crée des it-bags.
Les collaborations s'enchaînent au sein de la maison, Kanye West a droit à sa collection de chaussure, André relooke un catalogue de lunettes... et puis il y a Sofia Coppola pour Louis Vuitton. L'amie fidèle de Marc imagine son sac parfait en 2009 : le SC Bag.

Une page se tourne aujourd'hui avec le départ émouvant de Marc Jacobs de Louis Vuitton, le départ d'un prodige qui laisse derrière lui un bien bel empire.

Chloé de Trogoff

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