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Maïwenn : "Diriger une équipe fait appel à des hormones masculines"

Interviewée par L'Express Styles, Maïwenn revient sur son dernier film, "Mon roi" (en salles le 21 octobre) et sur son travail de réalisatrice. L'occasion pour elle d'évoquer le sexisme qui perdure dans le monde du cinéma.

On l'a dit fragile, instinctive et sauvage. Une image qui ne correspond pas forcément à la réalité, selon Maïwenn. "On me décrit folle, écorchée... Bien sûr que je ne me reconnais pas dans ces qualificatifs. Mais ça m'est totalement égal. Ce qui compte pour moi, c'est de pouvoir faire les films que j'ai envie de faire. La réputation des gens, je m'en fiche totalement et je dirais même que les mauvaises réputations m'attirent."

Au fil de son entretien de trois pages dans L'Express Styles, la réalisatrice évoque son dernier film ("Mon roi" avec Vincent Casset et Emmanuelle Bercot - récompensée à Cannes - en salles le 21 octobre) et son métier qu'elle embrasse à plein temps en enchaînant les tournages. "J'adore réaliser des films, même si passer derrière la caméra ne comble pas tout".

Surtout, elle parle sans ambages du sexisme qui plane toujours sur le monde du cinéma. "Je me comporte comme toutes les femmes qui ont des responsabilités et qui sont exigeantes. C'est difficile de ne pas se faire traiter de castratrice, mais j'ai compris que toutes les femmes qui exerçaient un travail avec beaucoup d'employés et de responsabilités – qu'elles soient artistiques et/ou financières – étaient dans le même cas que moi."

"Un réalisateur est exigeant, une réalisatrice est chiante"

Prendre les commandes au travail quand on est une femme n'est pas toujours des plus simples. Une difficulté qui s'explique en partie par l'éducation donnée aux jeunes filles, rarement poussées à se dépasser, à diriger, à prendre le pouvoir et à se relever des défis. Autant de missions qui incombent dans l'inconscient imbibé par le patriarcat aux garçons. D'où la remarque de Maïwenn : "Diriger une équipe fait appel à des hormones masculines."

Continuant sur sa lancée, la réalisatrice souligne combien l'égalité des sexes reste à conquérir : "On grandit avec l'idée que ce sont les hommes qui dirigent et commandent, pas les femmes. Quoi qu'on dise sur l'évolution de la femme aujourd'hui, je peux vous assurer que ce n'est pas évident. En gros, un réalisateur est exigeant, une réalisatrice est chiante."

En effet, il reste encore du travail pour changer les mentalités et lutter contre les stéréotypes de genres.

Retrouvez cet entretien en intégralité dans L'Express Styles, supplément de L'Express du 30 septembre au 6 octobre.

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