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Maison Martin Margiela : Impressions carbone

Dans sa collection de prêt-à-porter de l'été 2009, la maison belge propose, entre autres pièces, cette combinaison en jersey de viscose blanche, faite, comme d'autres numéros de ce défilé pour effacer le corps et même le visage. L'épure de la forme confine ici au sensible en cherchant, peut-être à retrouver le jet initial de la créativité, né dans le premier coup de crayon donnant naissance à un modèle. Traduire ce mouvement originel dans des ensembles textiles portés par des êtres de chair relève de la gageure. On ne voit plus ici qu'apparaître sur une forme  fantôme collant au corps aussi près qu'il se peut, comme en filigrane, une légère empreinte de jean en carbone bleu, concentrée autour de la taille.
Dans sa collection de prêt-à-porter de l'été 2009, la maison belge propose, entre autres pièces, cette combinaison en jersey de viscose blanche, faite, comme d'autres numéros de ce défilé pour effacer le corps et même le visage. L'épure de la forme confine ici au sensible en cherchant, peut-être à retrouver le jet initial de la créativité, né dans le premier coup de crayon donnant naissance à un modèle. Traduire ce mouvement originel dans des ensembles textiles portés par des êtres de chair relève de la gageure. On ne voit plus ici qu'apparaître sur une forme fantôme collant au corps aussi près qu'il se peut, comme en filigrane, une légère empreinte de jean en carbone bleu, concentrée autour de la taille.

Au-delà du vêtement, Maison Martin Margiela propose, depuis 20 ans déjà, plus qu'un vocabulaire de style, un discours autour de la mode. Le plus remarquable vient ensuite : ce questionnement n'est ni verbal, ni théorique. Il s'exprime à travers ses vêtements même, tout en les interrogeant.

Il remet parfois en question le corps et, selon les cas, organise sa dialectique autour de postulats : ce vêtement, pourquoi ? Le tissu, comment ? Et si on gommait le corps, que resterait-il du vêtement ? Tout en confinant à l'absurde, le résultat de ces réflexions trouve souvent une représentation qui s'exprime avec poésie, à la façon d'un paradoxe, une vibration artistique susceptible d'être portée au quotidien.

Jean-Paul Cauvin

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