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Mais pourquoi le style des Premières dames fait-il autant parler ?

En matière de style, les Premières dames ont toujours fait couler beaucoup d'encre. Car si l'on juge le mandat d'un président à sa politique, on peut tristement constater que les First ladies marquent davantage par leur style. Mais n'est-il réellement question que de vêtements ?

Jackie Kennedy en 1963.
Jackie Kennedy en 1963.

La moindre de leurs apparitions est scrutée et leurs looks décryptés jusqu'au choix du collant. Car comme l'explique l'historienne politique Kathleen Lisa Graddy : "Nous avons l'impression d'avoir un droit de regard. Comme elles nous représentent, nous avons l'impression que nous avons le droit de juger si leur tenue est appropriée ou non".

Et quitte à être jugée, autant donner matière à alimenter le moulin. Les Premières dames et la mode, voilà un sujet à ne surtout pas prendre à la légère. Car si certains y voient de simples vêtements, elles (et leurs stylistes) pensent arme de communication massive. Un jeu auquel ces femmes se sont toujours pliées avec plus ou moins de succès.

Hillary Clinton en 1993.
Hillary Clinton en 1993.
Lady Bird en 1965.
Lady Bird en 1965.

Pour celles à qui l'on ne donne pas toujours la parole, le vêtement sert souvent à faire passer un message. Et les First ladies le savent bien : parfois une tenue a plus de pouvoir que les mots. La preuve avec Melania Trump qui depuis l'investiture de Donald multiplie les statements vestimentaires ratés.

Si elle a longtemps été un faire-valoir policé - accessoire élégant et même glamour pouvant rebooster une cote de popularité - ne faisant pas de vagues (à l'image de sa tenue), la First lady garante d'une image de marque et tirée à quatre épingles a bien changé. Car oui, la Première dame ne véhicule pas le même message en 2018 qu'en 1950.

Michelle Obama en 2010.
Michelle Obama en 2010.

First lady nouvelle génération, Michelle Obama a été l'une des premières à casser vraiment les codes. Allant plus loin dans le style (mais aussi dans la prise de parole), elle a été capable de se défaire de cette image d'accessoire du président, envoyant au travers de sa garde-robe un message particulièrement fort faisant écho à ses valeurs et à ses initiatives.

Une Première dame hyper active à la garde-robe mémorable qui a depuis ouvert la voie à d'autres, comme Brigitte Macron ou Sophie Grégoire Trudeau. Un savant mélange où le respect des conventions se fait tout en gardant l'oeil sur les tendances.

Brigitte Macron, elle, appelle au changement. Vestimentairement très différente de celles qui l'ont précédée, elle ose notamment montrer ses jambes affirmant ainsi une transition avec un protocole vestimentaire souvent vieillot, revendique aussi une féminité sans âge et une fierté nationale en choisissant majoritairement des marques françaises de luxe.

Brigitte Macron en 2017.
Brigitte Macron en 2017.
Carla Bruni-Sarkozy en 2011.
Carla Bruni-Sarkozy en 2011.
Bernadette Chirac en 2002.
Bernadette Chirac en 2002.

Melania Trump elle n'a pas eu accès au même manuel que Michelle Obama. Multipliant les bourdes fashion, Melania incarne la First lady ovni. Celle qui débarque en Afrique avec son chapeau colonial et porte des talons de 12 pour rendre visite à des réfugiés.

Un message souvent maladroit et parfois mal interprété qui a pourtant des résonances à travers toute la planète. Il faut dire qu'on a un peu de mal à comprendre ce qu'elle veut vraiment dire, surtout quand elle porte une veste "I really don't care, do U ?" Mais au très sérieux jeu du dressing qui ne laisse pas indifférent, Madame Trump peut en tout cas se vanter de faire du bruit. Une stratégie en soi.

Melania Trump en 2018.
Melania Trump en 2018.
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