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Liam Neeson : rencontre avec le plus culte des héros solitaires

Fidèle à ses rôles de héros solitaires, Liam Neeson s'affiche aujourd'hui dans le thriller "Balade entre les tombes". Un hommage aux films noirs des années 70, dont l'acteur nous a longuement  parlé.

Il a le visage très fermé, l'air grave. Liam Neeson peut intimider du haut de sses presque deux mètres (1,93 m) et pourtant, il a quelque chose de bienveillant. S'il n'a pas peur de faire quelques blagues toujours bien amenées (on vous le prouvera bientôt avec notre interview décalée), il parle avec passion de son métier et de ses rôles de héros, autant de personnages qu'il admirait quand il était gamin. Rencontre avec un mythe.

"Balade entre les tombes", le pitch : Ancien flic, Matt Scudder est désormais un détective privé qui travaille en marge de la loi. Engagé par un trafiquant de drogue pour retrouver ceux qui ont enlevé et assassiné sa femme avec une rare violence, Scudder découvre que ce n'est pas le premier crime sanglant qui frappe les puissants du milieu... S'aventurant entre le bien et le mal, Scudder va traquer les monstres qui ont commis ces crimes atroces jusque dans les plus effroyables bas-fonds de New York, espérant les trouver avant qu'ils ne frappent à nouveau...



Votre personnage dans "Balade entre les tombes", Matt Scudder, semble beaucoup plus se rapprocher de vous que ceux de vos autres films. Avez-vous aussi cette impression ?

En fait, je crois que la vraie différence entre Matt Scudder et mes autres personnages, c'est qu'il n'est pas dans le cliché du héros de film d'action. Au contraire, cet homme a plutôt peur de l'action. Dans un certain sens, Matt est quelqu'un qui est rongé par le remord, il n'aime pas vraiment le monde, il est hanté par des choses qu'il a faite, c'est quelqu'un qui a même du mal à gérer son quotidien. C'est surtout grâce à cela que ce personnage m'a tout de suite intéressé.

Aviez-vous lu le livre de Lawrence Block avant d'accepter ce rôle ?

Non. Au départ, je n'avais pas lu les romans alors que je suis un vrai gros lecteur, j'adore les livres. Mais à l'époque où j'ai reçu ce scénario, j'étais plongé dans des romans noirs scandinaves et j'étais vraiment trop dedans pour me concentrer sur autre chose. Mais depuis les tournages, j'ai lu au moins six ou sept livres de Lawrence Block.

On vous retrouve dans beaucoup de thrillers en ce moment, qu'avez-vous particulièrement apprécié dans le scénario de ce film ?

Ce que j'ai avant tout aimé c'est le personnage qu'on m'a proposé. C'est une sorte d'icône de la tradition américaine. Je m'explique : c'est un personnage solitaire, très stoïque, il est hanté par son passé. C'est un de ces hommes qui a un pied du côté de la justice et l'autre du côté du monde criminel. Ça fait partie de cette tradition à laquelle appartiennent Robert Mitchum dans les années 40 et Steve McQueen ou "Dirty Harry"/ Clint Eastwood dans les années 50/60. J'aime l'idée de perpétuer la tradition en quelque sorte.

Le héros solitaire revient effectivement souvent dans votre filmographie. Est-ce un choix délibéré ou parce qu'on vous propose principalement ce type de rôle ?

Adolescent déjà, c'était le type de personnage qui me plaisait. A l'époque, je ne l'ai pas intellectualisé, je ne me suis pas dit : "Est-ce qu'il y a quelque chose en moi qui fait que ça me touche particulièrement ?". Mais c'est vrai que c'est très agréable aujourd'hui de pouvoir jouer le type de personnages qui me fascinaient à l'époque. Je ne sais pas ce que je leur amène personnellement et je ne sais pas pourquoi on me les propose autant mais j'ai l'impression que, à ce stade de ma vie, cela me convient. Et j'aime vraiment ça, même si au final, ils ne me correspondent pas forcément tant que ça dans la vie réelle.

Votre personnage est rongé par ses démons (il était alcoolique avant), est-ce plus jouissif en tant qu'acteur de pouvoir jongler entre ceux deux facettes ?

C'est vrai que je trouve ces figures à deux facettes plus intéressants, non seulement pour l'acteur qui a matière à vraiment jouer, mais aussi pour le public. Il y a tellement aujourd'hui de super-héros qui évoluent dans des mondes complètement noir ou blanc, qui sont seulement là pour la justice... Ce qui est intéressant pour moi avec Matt, c'est qu'il est dans la réalité, même s'il suit une tradition cinématographique, il est là. C'est quelqu'un qu'on imagine bien comme un personnage réel.

Certaines scènes sont particulièrement glauques dans le film, sont-elles les plus difficiles à tourner ?

Il ne faut pas que les gens pensent que ce film est plus sinistre qu'un autre parce qu'en fait c'est surtout un hommage aux films des années 70, en particulier ceux de Sidney Lumet. Ces paysages durs, ces films durs avec des paysages très new-yorkais, ces lieux où les touristes ne s'aventurent jamais sont parfaitement dépeints. Il faut plutôt y voir un hommage aux films des années 70, absolument brillants.

Savez-vous déjà quels sont vos prochains projets ?

Comme vous le savez, je serai dans "Taken 3" prochainement, qui sera officiellement le dernier film de la saga. On me retrouvera également dans "Run all Night" de Jaume Collet-Serra, avec qui j'ai déjà tourné plusieurs films. Et pour changer, on va me retrouver dans une comédie bientôt : "Ted 2" !

"Balade entre les tombes", au cinéma le 15 octobre 2014.

Découvrez notre deuxième partie d'interview très prochainement sur Puretrend.


Propos recueillis par Aurélia Baranes.




"Balade entre les tombes" : la bande-annonce.
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