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Les injections pour un fessier XXL : un désastre annoncé

Il y a des pratiques qui ont le mérite de nous donner la chair de poule, mais le récit d'une journaliste de Vice sur le boom des injections pour un booty plus bombé fait froid dans le dos. Faux-médecins qui s'engraissent, infections, nécroses voire morts, un désastre annoncé.

Chez Puretrend, on s'est déjà demandé si le popotin XXL de Kim Kardashian était naturel ou le fruit d'injections de graisse. Retoucher à son fessier, voilà la grande tendance du XXIe siècle. Après avoir passé du temps à se préoccuper du tour de poitrine, les chirurgiens ont trouvé un nouveau filon.

Outre les injections (de la graisse du patient réinjecté après traitement) et les implants, il existe une méthode très controversée qui connaît pourtant un boom aux Etats-Unis. Totalement illégale, elle consiste à injecter un liquide (de l'huile minérale ou du silicone industriel) directement dans la fesse. Effets escomptés : bombé immédiat sans aucune phase de récupération. Mais les effets secondaires, eux, font froid dans le dos.

Des fesses qui passent du violet au gris

Un journaliste américain de Vice est allé à la rencontre d'Oscarina Busse, propriétaire d'un centre d'esthétique en Floride. Lorsqu'elle s'est fait sa première injection, en 2002, en l'échange de 3 000 $ (2 200 €), tout s'est bien passé. Mais sa deuxième tentative quelques années plus tard a viré au drame.

Quelques mois après l'injection, elle a ressenti des démangeaisons, puis vu ses fesses passer du violet au gris. Des semaines, elle a hésité à consulter un médecin, par honte, mais aussi car la pratique étant illégale, peu de praticiens acceptent de soigner les patients atteints d'effets secondaires. Il est en effet très compliqué de localiser le produit, qui a tendance à se déplacer (voire à voyager vers les autres organes).

Heureusement pour elle, elle a été prise en charge par le Dr Constantino Mendieta, l'un des meilleurs chirurgiens américains. Et il était temps. "Le produit avait mangé mon muscle et ma peau pêlait comme un oignon". Oscarina Busse a échappé de peu à l'infection carabinée, qui peut mener à la septicémie et à la mort.

De la Super Glue pour refermer les plaies

Apparues durant la Seconde Guerre mondiale, les injections de silicone ont été interdites dans les années 60. Incontrôlables, elles provoquent une réaction de l'organisme, qui lutte contre ce corps étranger. Les effets secondaires peuvent mettre des mois à apparaître, et l'infection se déclencher à tout moment. Le Dr Mendieta a vu les interventions légales grimper de 176% en l'espace d'une décennie. Et comme les implants et les injections de graisse coûtent plus cher, nombreuses sont les femmes à se laisser tenter par l'offre sur le marché noir.

Parmi elles, la chanteuse Nicki Minaj, qui a avoué avoir retouché à son popotin XXL. Le phénomène touche le monde entier, mais aux Etats-Unis, l'épicentre est située à Miami, où la concurrence est féroce sur la plage. Si la tendance n'a pas encore gagné la France, elle est inquiétante. Après la chirurgie du sourire éternel et de la mâchoire cassée en Corée, le loub job pour des pieds faits pour les stilettos, le popotin XXL à coup d'injections est considérée comme "une épidémie en puissance" par la Société Américaine des Chirurgiens Plastique.

C.B.

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