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Le randonneur est-il le nouveau hipster ? Bienvenu dans l'ère du "gorpcore"

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Le normcore est mort, vive le gorpcore. Selon le New York Times, la tendance est aux vêtements de randonnée. Besoin de retour aux sources et de protection, les tenues techniques pour survivre en pleine nature sont le nouveau cool. 

En rejetant toutes les tendances, le normcore n'en était-elle pas moins une ? Mouvement trouvant son âge d'or en 2014, quand son nom devient le néologisme de l'année selon la Oxford University Press, le normcore voulait se défaire de la société de consommation en refusant la mode comme on la connait. Steve Jobs en icône style, le look devient uniforme, rejetant toute excentricité pour exalter la sobriété d'un jean, un t-shirt uni et une paire de baskets simples, le tout issu de boutiques de centre commercial. L'équivalent mode d'un électrocardiogramme plat, en somme.

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A en croire The Cut, magazine du New York Times, le normcore serait out et trouverait, en 2018, un digne successeur dans une version qui voudrait prendre de l'altitude : le gorpcore.

Le gorpcorp : le randonneur cool

"Gorp", c'est le terme anglais pour designer les mélanges de fruits secs destinés à redonner de l'énergie en plein effort. Car derrière le gorpcore se cache l'avènement du vêtement de randonnée, un dressing où Patagonia, The North Face ou Quechua viennent remplacer Chanel, Prada et Dior. Le tout arboré par des jeunes citadins qui n'ont jamais vu au delà du périphérique mais qui sont prêts à la survie en pleine montagne.

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Il y a un air de sportswear - obsession vestimentaire universelle en 2018 - dans cette évolution du normcore. Mais l'idée de base demeure : celui de se défaire du concept de mode pour ne garder que le rôle essentiel du vêtement, celui de vêtir. Pas ici des excentricités stylistiques d'un Nike ou d'un Adidas, loin les folies avant-garde des maisons de luxe ; la fringue est là pour remplir une tâche, que ce soit de protéger de la pluie, de tenir chaud ou de respirer. Qui se soucie du chic, on veut du pratique !

Dans ces pièces, on retrouve aussi l'idée de survie, la possibilité se vivre en communion avec la nature tout en supportant les affres. Pour The Cut, l'émergence du mouvement pourrait bien être une réponse au traumatisme de l'élection de Trump à la Maison Blanche, à l'heure où ce dernier semble se soucier bien peu de l'environnement. Il faut dire que dans un monde en bouleversement, le besoin de retour à la nature est tangible, autant que celui de se sentir protéger par ses vêtements. De quoi donner envie de partir se promener dans les Vosges, où tout simplement de se ruer au rayon escalade d'un Decathlon.

Clément Laré

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