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Le Portugal, ce nouvel acteur incontournable de l'industrie du soulier

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Après des années de travail acharné, l’industrie du soulier prend un essor considérable au Portugal. Parce qu’il n’y a pas qu’en Italie qu’on fabrique les souliers en cuir les plus luxueux de la planète, nous sommes parties à la rencontre de Luis Onofre, président de l’APICCAPS (Association portugaise de la chaussure, des cuirs et de ses composants), tout juste nommé président de la CEC (Confédération Européenne de l’Industrie de la Chaussure), pour comprendre comment le pays a réussi à devenir le nouvel acteur incontournable de l’industrie du soulier.

Pendant longtemps, l'Italie était vue comme le meilleur endroit pour faire fabriquer des chaussures de luxe. Pouvez-vous nous raconter comment Appicaps, au Portugal, a réussi à se positionner comme un sérieux concurrent ?

En ce qui concerne la production, le Portugal est un acteur majeur en Europe depuis les années 80. Et ces 15 dernières années, on a vraiment évolué en termes de stratégie, on a voulu se repositionner sur le marché et investir dans le design et la création de nos propres marques. Grâce à ça, nous sommes devenus une référence en matière de bon goût et de qualité. Je veux insister sur le fait que cet aboutissement est le résultat d'un travail de longue haleine qui a été effectué au cours des dernières décennies.

Quelles différences existe-il entre des chaussures produites à la chaîne pour le mass market et vos souliers artisanaux?

Nous avons deux variables au Portugal : d'un côté, il est vrai que l'un des éléments les plus importants de l'industrie de la chaussure est basé sur la transmission du savoir-faire intergénérationnel. Mais d'un autre côté, il faut aussi expliquer le virage qui a été pris il y a une bonne dizaine d'années, lorsque l'industrie de la chaussure au Portugal a décidé de se moderniser très significativement pour réussir à être à la pointe de la technologie et répondre mieux et plus vite que la concurrence.

Mais nous sommes aussi extrêmement exigeants en ce qui concerne la sélection des matières premières, qui représentent l'un des éléments clefs de l'industrie de la chaussure au Portugal, qui s'est désormais positionnée sur des segments plus haut de gamme. Et pour qu'il n'y ait pas de confusion autour du cuir que nous utilisons, je tiens à préciser que nous n'utilisons pas de peaux dites "exotiques", mais que nous travaillons des peaux qui proviennent de l'industrie alimentaire.

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Quelles difficultés rencontrez-vous lorsque vous travaillez avec des maisons de luxe?

L'industrie portugaise de la chaussure a tout fait pour se préparer à ce moment, en démontrant son habileté à développer et à produire des articles en cuir d'excellence pour des marques de luxe à l'international. Mais je dirais que le plus gros challenge auquel on doit faire face parfois, c'est la gestion de l'offre et de la demande lorsqu'on doit réajuster la production d'une enseigne aux besoins du marché.

Aujourd'hui, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers des articles issus d'une production responsable, spécialement dans l'industrie de la mode. Est-ce quelque chose qui s'est également imposé à vous, que faites-vous dans ce sens ?

La première chose, c'est de rappeler que nous ne nous servons que de peaux dérivées de l'industrie alimentaire. Ensuite, on essaye au maximum de recycler nos déchets et de les transformer pour que notre production n'ait pas d'impact négatif sur la planète. Simultanément, le Portugal est un pays qui dispose d'infrastructures techniques parmi les meilleures au monde en ce qui concerne la production de chaussures, ce qui l'a très vite poussée à s'intéresser aux questions environnementales et à mettre en place des stratégies adaptées.

Le Portugal n'est pas seulement à la pointe en ce qui concerne la réutilisation de peaux dérivées de l'industrie alimentaire, il est également impliqué dans un mode de développement éthique de manière globale. Ces 3 ou 4 dernières années, de nombreux projets relatifs à ces questions ont émergés, notamment l'apparition de marques éco-friendly.

L'année dernière, un reportage diffusé sur le service public en France a fait scandale en dénonçant les techniques de production honteuses de l'industrie du cuir dans certaines usines du sud de l'Italie : conditions de travail terribles, animaux maltraités etc. Pouvez-vous nous en dire plus sur les contrôles mis en place au sein de l'industrie portugaise ?

Il suffit de venir chez nous et de visiter nos espaces de production pour comprendre que nous portons une attention toute particulière aux conditions dans lesquelles travaillent nos employés et à tout ce qui touche à la filière de production de manière générale. La majeure partie des peaux est originaire d'Europe

Pour des questions de discrétion, nous ne pouvons pas vous demander directement qui sont vos clients les plus célèbres, mais pouvez-vous faire une petite exception et nous révéler quelques noms ?

Cette liste est longue et très diversifiée mais vous pourrez trouver pas mal de nos clients qui nous mentionnent sur les réseaux sociaux.

En ce qui concerne les célébrités, il y a de nombreux exemples comme Shakira, Naomi Watts, Michelle Obama ou encore le reine Letizia d'Espagne. Les gens sophistiqués au goût sûr ont tendance à préférer les souliers Made in Portugal.

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