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Le pont des espions : Tom Hanks maître du jeu pour Steven Spielberg

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Steven Spielberg et Tom Hanks se retrouvent pour écrire une nouvelle page d'histoire. Après la Second Guerre mondiale, ils s'intéressent cette fois au jeu du secret et au ballet des espions durant la guerre froide. "Le pont des espions" dont l'action se déroule à Berlin raconte la transformation d'un "simple" avocat en maître es négociations.

On n'avait pas vraiment de doute, mais "Le pont des espions", le nouveau film de Steven Spielberg (dans lequel il retrouve son acteur fétiche, Tom Hanks) confirme l'incroyable capacité du réalisateur à transformer chacun de ses films en réussite. Férus d'histoire, les deux hommes qui ont déjà collaboré dans "Il faut sauver le soldat Ryan", se confrontent cette fois à la guerre froide, période trouble et dangereuse et conte l'histoire d'un avocat spécialiste des assurances qui devient le plus fin négociateur que cette période tendue ait connu. Autre fait remarquable, cette histoire se base sur des faits réels ce qui rend la chose d'autant plus impressionnante.

James Donovan, joué par Tom Hanks, est un avocat de Brooklyn spécialisé dans les assurances. Brillant dans sa partie, intègre, il lui ait demandé d'assurer la défense d'un espion soviétique capturé sur le sol américain, Rudolf Abel interprété par Mark Rylance. Pourtant, le pénal n'est pas son fort même s'il a été procureur durant les procès de Nuremberg. Mais, s'il ne paie pas de mine, c'est un homme honnête qui va se battre pour qu'Abel ait le droit à un procès équitable et pas un simulacre de justice qui le conduirait directement sur la chaise électrique. Même s'il n'est pas chaud au départ, il reste fidèle à ses principes et défend ce qui est indéfendable à l'époque. Il va même beaucoup plus loin que ce qu'il aurait "normalement" dû faire... Du coup, Abel lui accorde sa confiance et les deux hommes nouent des liens forts. Alors, quand les Soviétiques qui ont fait prisonnier le pilote d'un avion espion américain propose un échange, c'est Donovan qui est chargé par les autorités US de se charger des négociations, évidemment hors de tout contexte ou démarche officiel puisque, formellement, les deux pays n'ont pas de relations...

Une histoire incroyable mais vraie...

C'est cette histoire que raconte Steven Spielberg, celle d'un homme "normal" plongé dans une situation anormale. Surtout, l'action se situe à Berlin Est et Ouest où les Russes resserrent les frontières et construisent le Mur. Le chaos y est donc indescriptible, la peur suinte de partout et la pression sur les épaules de Donovan est énorme. Tom Hanks est parfait pour ce rôle lui l'habituel anti-héros qui sait pourtant se transformer en héros. Alors il court dans Berlin enneigé, distillant une phrase ici, une autre là, il parle aux Russes, aux Allemands de l'Est, promet, rassure, se veut intransigeant quand il le faut. A un moment, on pense qu'il n'a pas les épaules pour réussir cette mission qui semble parfois le dépasser. Et pourtant, sa force de persuasion, ses talents incroyables de négociateur font merveille.

Si Steven Spielberg réussit encore un très bon film, il le doit aussi à cette façon de filmer Berlin sans pathos, de manière même assez brutale, impression encore accentuée par le froid et la neige, omniprésents dans le film, et par cette lumière un peu bleue qui étreint le paysage. Il le doit aussi au talent des frères Coen qui signent le scénario. En collant au plus près de la réalité, en ayant le souci du détail, que ce soit pour les costumes, les lumières ou Berlin dévasté, le réalisateur rend parfaitement bien l'atmosphère si particulière de la guerre froide et signe, une fois encore, un film brillant.

Grégory Curot

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