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Le diable s'habille en Prada a 10 ans : les coulisses d'un tournage 100% mode

"Le diable s'habille en prada", film culte des années 2000, fête ses 10 ans.
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Film culte, "Le diable s'habille en Prada" a fêté la semaine dernière ses dix ans. Difficile à croire tant il a réussi à passer l'épreuve du temps. A coup de répliques mémorables ("Pouvez vous épeler Gabbana ?") et de scènes hilarantes, le film a trouvé sa place dans le coeur des spectateurs. Plongeon dans les coulisses du tournage, dix ans après. 

"Les détails de votre incompétence ne m'intéressent pas" Miranda Priestly
Cette pique lancée en un chuchotement à peine perceptible a fait de Miranda Priestly l'un des grands méchants du cinéma. Personnage froid aux répliques cinglantes, la rédactrice en chef du magazine fictif Runway - inspiré d'Anna Wintour - est devenu aussi culte que la tête pensante de Vogue.

La tornade Miranda

"Plus réussi est le méchant, plus réussi sera le film", disait Alfred Hitchcock. Si aujourd'hui, "Le diable s'habille en Prada" a gagné sa place dans la pop culture, c'est en grande partie grâce à l'actrice qui l'interprète sur grand écran : Meryl Streep. La légende dit que les directeurs de studios étaient réticents à l'idée de voir le récit de Lauren Weisberger adapté sur grand écran, jusqu'au jour où l'actrice a exprimé son envie d'y participer. Personne n'osant refuser ce rôle à Meryl, la machine fut lancée !

Personnage maléfique, reine des glaces par excellence, Miranda Priestly effraie, fascine. Le film décrit à merveille l'attraction qu'elle suscite. On connaît tous l'histoire. Miranda Priestly est une reine de la mode, dont une simple mimique pourrait mettre fin à la carrière de créateurs. Pour parvenir à incarner un tel personnage, Streep a développé une méthode bien à elle. Dès le premier jour sur le plateau, elle débarque et met en garde l'équipe : dès que la caméra se mettra à tourner, elle se transformera en Miranda Priestly et ce jusqu'à la fin du tournage. Méthode inhabituelle pour une actrice dont la réputation de grande bavarde la précède. Une décision qu'elle respectera jusqu'au bout afin de créer une tension palpable dans chacune de ses scènes.

Un casting compliqué

Si le film a été un carton, la réalisation s'est montrée compliquée et ce dès le casting. Personne ne parvenait à se mettre d'accord sur le choix des acteurs. Dans le rôle d'Andy Sachs, c'est d'abord le nom de Rachel McAdams qui est avancé. Les studios n'ont d'yeux que pour l'actrice, bankable depuis "The Notebook" et "Mean girls", pensant qu'elle seule pourrait faire le poids face à Streep. Mais McAdams, qui souhaite s'éloigner de son image glamour, refuse. Premier obstacle.

Anne Hathaway, quant à elle, veut le rôle à tout prix. L'actrice, frustrée de son image d'actrice pour enfants ("Princesse malgré elle"), veut un rôle d'adulte. Appels intempestifs au studio et harcèlement du réalisateur finissent par payer : Anne est finalement choisie pour incarner Andrea. Le casting de Nigel (le bras droit de Miranda Priestly) s'avère lui aussi compliqué. Personne ne semble avoir la candeur nécessaire pour le rôle. Les studios doutent. Soixante-douze heures avant le début du tournage, la situation se décante et Stanley Tucci accepte le rôle au soulagement général.

Un tournage 100% mode

Si le film est une réussite, c'est aussi l'oeuvre de la costumière, Patricia Field. Celle à qui on doit les tenues de Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda dans "Sex and the City" fait des étincelles. Tout droit sortis des catwalks des défilés, les looks du film ont coûté au total plus d'un million de dollars à la production. Un investissement incontournable pour un film dévoilant les coulisses d'un magazine de mode.

C'est d'ailleurs à Paris, capitale de la création Haute Couture, qu'a lieu la dernière partie du film. Toutes les scènes convergent vers la Fashion Week parisienne et le choix de l'équipe désignée pour accompagner Miranda. Pour tourner ces scènes dans la Ville Lumière, le réalisateur a dû batailler. Pas question en effet pour les studios de payer un tournage à l'étranger. David Frankel tape du poing sur la table, la Fox cède à une condition : voir les premières images du film afin d'en déceler le potentiel marketing. Les images sont satisfaisantes, la production accepte de mettre plus d'argent sur le projet. Pari gagnant.

L'effet Vogue

Dépeignant un univers du journalisme mode glamour et glaçant à la fois, "Le diable s'habille en Prada" a fait bouger les lignes... chez Vogue. On dit en effet que le film aurait poussé la rédaction à laisse réaliser le documentaire "The September issue" afin de montrer une autre facette de la rédactrice en chef. Mais si la Miranda du livre est sans aucun doute calquée sur Anna Wintour et son carré immuable, la version estampillée Meryl Streep ne l'est absolument pas. L'actrice dit s'être inspirée d'hommes plutôt que de femmes pour le rôle : Clint Eastwood, pour la voix chuchotée au débit saccadé qui oblige l'attention totale des interlocuteurs ; le mannequin de 85 ans Carmen Dell'Oreffice pour le style ; et pour la coupe de cheveux - surprise - Christine Lagarde. Allure austère garantie.

S'il est de notoriété publique que Miranda et Anna sont des alter egos, sachez que la rédactrice en chef de Vogue a approuvé le film et s'est rendue à la projection privée new-yorkaise... en robe Prada.

Audrey Likound

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