Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Le Bal des débutantes pour les nuls

Le Bal des débutantes est une institution qui continue de faire fantasmer les jeunes filles élevées aux contes de fées. Soit beaucoup de monde.

Réception annuelle où les jeunes filles de bonne famille font leur introduction officielle dans le monde, le Bal n'a cependant plus grand chose à voir avec l'imaginaire de princesses Disney et les courbettes royales de ses débuts.

Si on retrouve des princesses ou des comtesses, les titres aristocratiques ont laissé la place à d'autres rejetons de bonne famille : les filles de stars ou de grands patrons. Qui ont semble t-il autre chose à chercher que le prince charmant. Vraiment ?

Mais commençons par le début, histoire d'être clair, c'est le but aujourd'hui.

Tradition anglaise, le Bal des débutantes remonte au 18e siècle, époque où le roi George III décide d'organiser un bal pour l'anniversaire de sa femme, la reine Charlotte où lui seront présentées les plus jolies filles en âge de se marier.

Le concept n'est pas novateur mais l'idée de faire se rencontrer l'air de rien les jeunes filles de haut rang bonnes à marier avec de possibles prétendants bien nés était un bon filon pour prouver au monde que l'Angleterre était un vivier de très belles jeunes femmes, merci.

Ou l'interminable débat chauvin "les plus belles sont les nôtres".

Mais revenons en France. En 1957, Pierre-André Tarbes, qui a déjà relancé les rallyes quelques années plus tôt, décide de reprendre le concept jamais abandonné en Angleterre de bal de débutantes. Robes blanches, gants et diadèmes, les plus jolies filles sont conviées à l'Opéra Garnier ou au palais de Versailles selon les années pour leur présentation en bonne et due forme au monde.

Mais mai 68 donnera un coup de frein aux élans d'entremetteur d'André Tarbes
et à la soirée de l'année des mondains de la bonne société qui devront attendre 1992 pour danser à nouveau la valse en Haute Couture.

Si officiellement le Bal des débutantes n'a plus rien à voir avec la recherche du prince charmant, s'encanailler avec les personnes de pouvoir dignes de son rang, étoffer son carnet d'adresses et finalement trouver chaussure à son pied est toujours un des objectifs des familles (plus des jeunes filles, espérons-le).

En robe Haute Couture (Christian Dior y a eu les honneurs), cavalier prépubère aux bras, toujours sous le regard de papa et maman jamais loin, la débutante essaie de faire bonne impression dans sa robe de princesse dont elle a probablement rêvé toute sa courte vie, trop criarde et souvent peu flatteuse.

18 ans, c'est parfois moche, même quand on a un titre d'archiduchesse.

Rendez-vous de l'aristocratie, une nouvelle caste a quand même réussi à infiltrer le bal des débutantes : les stars. Introduites au Crillon ces dernières années, Rainey et Sarah Margaret Qualley, filles d'Andie MacDowell, Hannah Olivennes la fille de Kristin Scott Thomas ou Tallulah Willis fille de Bruce Willis et Demi Moore.

Aux côtés des princesses du monde entier et filles de grands patrons ou politiques (Lauren Bush, Diane et Chloé Bouygues, Barbara Berlusconi, Caroline et Nadine Ghosn, Dree Hemingway), les enfants de stars sont des invités de choix, souvent plus à l'aise devant les photos que leurs camarades un peu coincés qui ont bien compris le potentiel "réput" du bal, devenu leur nouvelle rampe de lancement dans le monde enchanté des people.

Et ce n'est pas Stéphane Bern, maitre de cérémonie, qui leur dira le contraire.

Occasion finalement de se retrouver entre gens beaux en faisant le bien autour de soi, le Bal reste l'un des dîners mondains de charité les plus attendus, qui reverse chaque année les recettes de la soirée à une association différente. En 2011, c'est l'association FEED de Lauren Bush qui a été choisi. Une association qui lutte contre la faim dans le mone. C'est beau. Histoire d'être aussi beau à l'intérieur qu'à l'extérieur et de ne plus passer pour des riches qui font des soirées hors de prix sous notre nez, juste pour le fun.

Il y a désormais une caution bonne action aux cotillons.

 

Caroline Lazard

À ne pas rater