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Lady Gaga s'engage contre le viol dans les universités américaines

Depuis de nombreuses années, le viol est un véritable fléau dans les universités américaines. Ainsi une étudiante sur cinq serait violée au cours de ses études. Problèmes : les universités elles-mêmes, fermeraient les yeux sur ces agressions sexuelles. Inquiète de leur manque de réaction, la Maison Blanche a décidé d'agir. Les stars prennent, elles aussi la parole, comme la chanteuse Lady Gaga.

Depuis quelques mois, les étudiantes américaines ont décidé de ne plus se taire et d'enfin parler ouvertement de ce fléau qui touche un grand nombre des universités américaines : les agressions sexuelles. Problème, les établissements ont choisi la loi du silence. Lady Gaga et d'autres stars veulent lutter contre cette situation.

Une étudiante sur cinq est victime de viol

Dernièrement une jeune Américaine, Emma Sulkowicz, a choisi une manière radicale pour faire entendre sa voix. Durant son année scolaire à l'université de Columbia, elle s'est promenée avec le matelas sur lequel elle dit avoir été violée. Fait encore plus symbolique, elle a ramené ce fameux matelas lors de sa remise des diplômes en mai dernier. Son objectif : protester contre le fait que l'université refuse d'expulser son agresseur présumé. Jusqu'à la dernière minute, le personnel de l'université a tenté de l'en dissuader, en vain.

Vidéo de Emma Sulkowicz lors de sa remise de diplôme en mai dernier.

Emma Sulkowicz est pourtant l'une des rares à avoir porté plainte. En effet, d'après les derniers chiffres, seules 12% des agressions sexuelles commises sur les campus américains sont dénoncées. Pire, une étudiante sur cinq est violée au cours de sa scolarité. Des chiffres alarmants qui ont poussé la Maison Blanche à agir, notamment devant le silence des universités. Ces dernières feraient tout pour que les jeunes femmes ne portent pas plainte.

Même dans les établissements les plus prestigieux, on tente de dissimuler les faits. L'année dernière, une étudiante, à bout, écrivait ceci dans le journal étudiant de l'université d'Harvard "Cher Harvard, tu as gagné [...] j'écris ici pour te dire que j'abandonne". Ce témoignage a fait grand bruit et une dizaine d'étudiantes ont ensuite déposé une plainte commune auprès du bureau des droits civiques du ministère de l'Éducation. Toutes confirment que les membres de l'administration ont volontairement désinformé les jeunes filles qui voulaient entamer des poursuites judiciaires.

Après ses révélations 55 universités américaines ont été placées sous surveillance fédérale. Dans le liste, beaucoup d'établissements publics mais surtout des écoles d'élite comme Princeton et Harvard.

Lady Gaga s'engage !

Si Barack Obama a pris le problème à bras-le-corps avec des clips de sensibilisation tourné lors de soirées alcoolisées qui ont pour slogan "Ne reste pas spectateur, deviens celui qui s'interpose", d'autres veulent une loi protégeant les jeunes femmes.

C'est le cas du gouverneur démocrate Andrew Cuomo qui a déposé en février 2015 un projet de loi intitulé "Assez, c'est assez !" qui veut combattre le trop grand nombre d'agressions sexuelles dans les universités. Il y a quelques jours, Lady Gaga, elle-même victime d'un viol lorsqu'elle avait 19 ans, a choisi de s'engager à ses côtés. Tous deux ont rédigé une lettre publiée sur le site de Billboard : "Chaque automne, de jeunes hommes et femmes entrent à l'université aux quatre coins du pays, en rêvant de futurs brillants (...) Malheureusement, pour des milliers d'entre eux, ce rêve se transforme en cauchemar à cause de l'intolérable épidémie de violences sexuelles qui contamine actuellement les lycées et les universités. Aujourd'hui, trop d'étudiants subissent des agressions sexuelles, trop peu d'assaillants sont poursuivis et, bien trop souvent, les victimes n'ont pas assez de ressources et de soutien".

La star et le gouverneur demandent que la loi de l'État de New York soit modifiée pour inclure des mesures de protection des étudiants des campus privés contre les agressions sexuelles, comme les établissements publics l'ont fait en 2014. Problème, les députés new-yorkais n'ont pas encore voté ce projet de loi et il ne reste plus qu'une semaine pour le rajouter. En effet, le 17 juin prochain, les sessions législatives annuelles seront terminées et il ne sera plus possible d'ajouter de nouvelles lois avant l'année prochaine. Peut-être que la présence de la loufoque chanteuse permettra de donner un coup de pouce à la procédure.

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