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"Jean-Paul Gaultier ou les codes bouleversés" par Farida Khelfa

"Jean-Paul Gaultier ou les codes bouleversés"

Premier documentaire de Farida Khelfa

 

Interview à chaud de Farida Khelfa, à quelques heures de la projection de "Jean-Paul Gaultier ou les codes bouleversés", un documentaire dont elle est l'auteur et la réalisatrice pour la série Empreintes et qui est sa première réalisation cinématographique.

Diffusion sur France 5 le 21 janvier à 20h35.

Rediffusion le dimanche 23 2011 à 7h50.

Un documentaire produit par Electron Libre - Lagardère Entertainment.

 

Qu'est-ce qui t'a donné envie de réaliser un film?

Peut-être une frustration d'actrice. Sur les tournages, je me dis parfois que je n'aurais pas fait les choses comme ça. À force d'être sur un plateau, on regarde les gens travailler, j'avais envie d'aller un peu plus loin que le simple jeu d'actrice. Commencer par réaliser un documentaire cela me convenait bien. Déjà, c'est plus court qu'une fiction et personnellement j'adore regarder les documentaires : c'est une écriture spéciale et qui me parle.

 

C'est toi qui as proposé le sujet ou était-ce une commande ?

C'est moi qui l'ai proposé. Évoquer un couturier connu, que personnellement je fréquente depuis une éternité, ça me permettait de l'aborder sous un jour plus intimiste. Il est le premier à m'avoir choisie comme mannequin et fait monter sur un podium. Aujourd'hui il est le sujet du premier film que je réalise. Nous avons un lien évident et lorsque je lui ai proposé l'aventure, la réponse a été immédiate et sans réserve. Un oui qui m'a soudain donné le vertige ; il fallait y aller, pas moyen de reculer.

 

Jean-Paul Gaultier imprime son propre rythme au film ?

Jean-Paul est très speed, il a 50 000 idées à la minute, il fallait tirer avantage de sa logorrhée et de sa vivacité. C'est vrai, ça donnait le ton, pour un film avec des enchaînements et un montage assez rythmé.

 

Tu n'apparais pas mais tu as entouré le couturier de femmes.

Je savais ce que je voulais et ce que je ne voulais pas ! Je le voulais entouré de belles femmes alors Carla Bruni l'a interrogé sur son engagement contre le Sida, Dita von Teese sur les revues et les cabarets, il y a un essayage avec Léa Seydoux qui se trouve être ma belle-fille. C'était l'occasion de montrer la qualité d'écoute du couturier. Il ya aussi les apparitions d'Arielle Dombasle et de Beth Ditto. Une fois encore, tout le monde a répondu très spontanément à ma proposition.

 

C'est étonnant comme Carla Bruni semble timide face à la caméra.

Carla est une amie proche de Jean-Paul depuis longtemps. C'est vrai qu'elle a une aisance naturelle dans la vie, en comparaison, elle est très réservée devant une caméra. Mais pour cette séquence à propos du Sida, ils parlaient comme deux vieux amis. La difficulté a été de trouver un moment qui convienne à leur deux emplois du temps de ministre. La scène a été tournée le 31 juillet dernier, un dimanche, pendant le tournage de Carla avec Woody Allen.

 

Cette première réalisation a-t-elle présenté des étapes plus compliquées que d'autres ?

Finalement rien n'est insurmontable et c'est beaucoup plus passionnant de faire un film que de faire ses courses. On trouve des solutions à tous les problèmes. J'ai été particulièrement attentive à la lumière, pour qu'elle soit flatteuse. J'ai travaillé avec plusieurs excellents chefs opérateurs.

 

Les séquences d'archives semblent particulièrement bien choisies.

 

J'ai demandé des archives à la maison Jean-Paul Gaultier au fur et à mesure que le film se montait. Comme j'ai une très bonne mémoire visuelle, mes demandes étaient très précises concernant les extraits d'émissions et les interviews télévisés.

 

Le couturier se livre sur son grand amour.

Jean-Paul Gaultier parle de son amour pour Francis Menuge, décédé du Sida, il y a 20 ans, une relation d'une grande importance dans sa vie et sa carrière. Des confidences relativement inédites. Je crois qu'il était content de les faire.

 

Comment avez-vous réussi à vous glisser dans l'atelier les jours précédents un défilé de Couture ?

Bizarrement Jean-Paul était partant pour tout. Ayant collaboré avec la maison en tant que directrice du studio en 2003, j'étais bien placée pour connaître la tension qui règne à l'approche d'un défilé Haute Couture. Pourtant nous étions trois, le preneur de son, le caméraman et moi et jamais le couturier ne nous a fait sentir qu'on était de trop dans le studio.

 

Des souvenirs du premier jour de tournage ?

Ce jour-là Pedro Almodovar avait rendez-vous avec Jean-Paul et Arielle Dombasle passait par hasard essayer une tenue qu'elle devait porter à Cannes. J'ai vu dans ces deux rencontres fortuites un bon présage du destin.

 

Ambiance pendant le film ?

La préparation du film et le tournage se sont faits dans une ambiance très détendue, c'était très léger et comme je connais toute l'histoire de Jean-Paul, ça partait parfois dans tous les sens quand il voulait évoquer avec moi certains souvenirs. Jean-Paul Gaultier est très prolifique, il faut le driver pour qu'il ne s'échappe pas trop loin du cadre des questions. Nous n'avons pas eu plus de dix jours de tournage avec lui mais il a été d'une grande disponibilité.

 

D'autres projets en tant que réalisatrice ?

Pas immédiatement car demain je commence le tournage du troisième épisode de Aïcha.

Paquita Paquin

 

 

 

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