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La Maison Lacroix en lambeaux

Christian Lacroix
Christian Lacroix

Le "désastre culturel" que redoutait Frédéric Mitterrand en juillet dernier a bien eu lieu ce mardi 1er décembre. Fini la Haute Couture et le prêt-à-porter pour Christian Lacroix.

Le Tribunal de Commerce de Paris a tranché en faveur du plan de redressement du groupe américain Falic, propriétaire de la maison de couture, qui prévoit la suppression de la plupart des emplois, ainsi que des activité de Haute Couture et de prêt-à-porter.

Seuls onze salariés, sur 215, conserveront leur emploi et resteront pour gérer les contrats de licence des accessoires et des parfums Christian Lacroix pour payer les créanciers.

Cette décision a été prise car aucun des repreneurs potentiels n'a déposé de chèque à temps auprès du Tribunal de Commerce de Paris. Ils avaient jusqu'au jeudi 26 novembre pour le faire.

Le cabinet Bernard Krief Consulting (BKC), ainsi que le cheikh émirati Hassan ben Ali al-Naimi, neveu du souverain de l'émirat d'Ajman, le plus petit des Emirats Arabes Unis, sur lequel la maison avait fondé beaucoup d'espoirs, n'avaient pas non plus été en mesure d'apporter de garanties financières pour appuyer leurs projets de reprise, à la dernière audience du tribunal de commerce, le 17 novembre.

Il ne faut pas exclure non plus que le cheikh puisse "mettre des actifs en garantie pour lever des fonds" avait alors assuré l'administrateur judiciaire M. Valliot à l'AFP.

Si l'activité prêt-à-porter ou couture reprenait avant un an, les salariés de la maison qui auraient perdu leur emploi auraient la priorité d'embauche, a également rappellé l'administrateur judiciaire.

La disparition de la maison Lacroix, semble être maintenant bien plus qu'une angoisse, à moins que, comme l'espèrent certains, le ministre de l'Industrie Christian Estrosi , qui "ne perd pas espoir" pour la maison Lacroix, se "mobilise pour tenter de favoriser une issue positive", comme il l'a affirmé dans un communiqué du 1er décembre.

Le ministre se dit "en contact permanent" avec les responsables des différentes parties "pour tenter de faire aboutir une offre de reprise".

Il ajoute qu'il a mobilisé "le réseau diplomatique français des Emirats arabes unis afin d'alerter le cheikh sur l'urgence de la situation".

Car la décision qui vient d'être prise n'empêche pas les candidats à la reprise de faire des offres et de négocier avec le groupe Falic.

Créée en 1987 grâce au groupe LVMH, la griffe appartient depuis 2005 au groupe américain Falic, spécialisé dans le duty free. Placée en redressement judicaire depuis fin mai 2009, la maison Lacroix n'a pas pu participer à la dernière fashion week de Paris.

 

Louise Brosolo

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