Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

La fille du train : adaptation réussie

4 photos
Lancer le diaporama

Best-seller, "La fille du train" de Paula Hawkins à l'univers proche de celui de "Gone Girl" était voué à devenir un film. La difficulté ? Adapter un livre que beaucoup de personnes ont lu. Pari réussi.

Transposer un roman sur grand écran n'est jamais chose aisée, qui plus est quand ledit roman est un best-seller et que son intrigue repose en grande partie sur la psychologie et la vie intérieure de ses personnages. Telle était donc la gageure de l'adaptation de "La fille du train", réalisé par Tate Taylor à qui l'on doit déjà "Get On Up" ou "La couleur des sentiments". Rappelons le pitch du film : Rachel (Emily Blunt) prend tous les jours le même train et passe tous les jours devant la même maison. Dévastée par son divorce, elle fantasme sur le couple qui y vit et leur imagine une vie parfaite... jusqu'au jour où elle est le témoin d'un événement extrêmement choquant et se retrouve malgré elle étroitement mêlée à un angoissant mystère.

Entre fantasme et réalité

Ce qui n'est pas dit dans ce résumé, c'est que Rachel est alcoolique ce qui complique forcément un peu la donne et qu'elle subit sa vie plutôt qu'elle ne la vit, s'anesthésiant à l'alcool pour essayer d'oublier son divorce, son chômage, le fait qu'elle loue une chambre chez une amie qui a eu un peu pitié d'elle. Alors, dans le train qui l'amène à Londres chaque jour, elle rêve, elle fantasme sur un couple dont elle aperçoit un bout de vie par la fenêtre de son wagon. Elle tire des plans sur la comète, imagine une vie idéale et idyllique loin des affres de la vie quotidienne d'un couple normal. Quand un événement grave vient mettre à terre ses plans sur la comète, Rachel craque et le fil de normalité qui la tenait se coupe. Dès lors, elle se met en tête de savoir ce qui a bien pu arriver, multipliant les mauvais choix et les erreurs. Mais elle n'est pas seule dans ce cas car derrière ce qui est vue par une fenêtre de wagon, il y a la réalité et elle n'est pas forcément reluisante.

Psychologie et psychose

Comme dans le livre, l'histoire est racontée du point de vue des trois héroïnes. Conséquence du passage d'un roman foisonnant à un film, le rôle des hommes est fortement minimisé pour laisser plus de place à l'intrigue principale pour s'épanouir. C'est tout le problème d'avoir déjà lu le livre quand le film sort en salles. On sait ce qui a été enlevé, on sait ce qui manque et fatalement on n'est pas toujours d'accord avec les choix effectués. Pour autant, on le disait plus haut, il n'est jamais facile de mettre en images un livre, surtout quand il a rencontré autant de succès. Et on peut affirmer que "La fille du train" est une adaptation réussie. Les personnages, notamment féminins, sont bien incarnés et l'histoire, basée principalement sur la psychologie, est respectée. Résultat, on se trouve face à un thriller psychologique de bon niveau, un peu à l'instar d'un "Gone Girl", aussi adapté d'un livre à succès.

Grégory Curot

À ne pas rater