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La ballerine fait son cinéma

Inspirée des chaussons de danse portés par les petits rats de l'opéra, la ballerine citadine est devenue inoubliable aux pieds de Brigitte Bardot, égérie fifties d'une époque émerveillée par la Nouvelle Vague... Saga d'une chaussure devenue célèbre au cinéma.


Naissance

A l'origine, le nom de "ballerine" issu de l'italien "ballare" qui signifie "danser", est employé pour désigner les danseuses professionnelles. Par extension, il fut rapidement attribué aux petits chaussons souples, décolletés et arrondis, que portaient ces petits rats de l'opéra dès le 19ème siècle. Bien plus tard, ces délicats souliers devaient faire une entrée remarquée dans la garde robe de la citadine pour être unanimement adoptés par plusieurs générations de femmes.

La ballerine Repetto

Si l'on veut conter l'histoire de la ballerine, impossible de faire l'impasse sur celle de la célèbre marque Repetto. Car c'est à la fondatrice de cette honorable griffe que l'on doit la démocratisation du chausson le plus prisé du moment. Le pitch ? En 1947, madame Rose Repetto, mère du danseur étoile Roland Petit, décide de confectionner des chaussons de danse pour son fils. Cherchant à les rendre plus confortable, elle innove et coud la semelle du chausson à l'envers pour ensuite la retourner. Les nouvelles ballerines du jeune danseur fait des émules parmi ses amis du conservatoire, dont un certain Nouriev.... Encore confidentiel, ce petit succès incite pourtant Rose à installer un atelier Rue de la Paix à Paris, à deux pas de l'opéra Garnier.

Ses premiers rôles

En 1956 le succès de Repetto, certes remarquable, se limitait pourtant au petit monde de la danse. Cette année là, le 7ème art et son icône de l'époque, Brigitte Bardot, allaient propulser le chausson de danse sur le devant de la scène. Pour interpréter le rôle de lolita dans Et Dieu créa la femme, l'immense star eu l'idée de commander à l'atelier Repetto une ballerine de ville, légère et sensuelle. Dès sa sortie sur les écrans, la ballerine "Cendrillon" en vichy rouge de BB devint aussi culte que le film de Roger Vadim. C'est la consécration.

De l'autre côté de l'Atlantique, la ballerine se voit confier un autre rôle, non moins prestigieux... En 1954, l'élégante Audrey Hepburn, fraichement Oscarisée pour sa prestation dans Vacances Romaines, rencontre le créateur florentin Salavatore Ferragamo, le chausseur des stars. Et lui commande une paire de ballerines sur mesure : ligne épurée, fine. Légèrement différente du modèle français, la ballerine italienne est pourvue d'une bride et d'un talon pastille. Portées avec des pantacourts prêts du corps, elles lancent la mode phare des fifties : le style Capri.

Evolution

Quelques années plus tard, Coco Chanel triomphe avec la création de ses ballerines bicolores à bout noir. Sur le tapis rouge et dans la rue, la chaussure extra plate séduit, mène la vie dure aux escarpins et talons hauts. Les ballerines deviennent le passage obligé de chaque créateur qui la revisite à l'envie : Marc Jacobs, Guiseppe Zanotti, Lanvin, Chloé, Jimmy Choo, Fendi... Et même Christian Louboutin, pourtant célèbre pour ses talons vertigineux. Reprises par quasi toute les marques de la fast fashion, de Minelli à André en passant par Monoprix, les ballerines sont devenues un incontournable basique, adoptées par toutes les filles, été comme hiver....

La tendance

En chaussette l'hiver ou nus pieds l'été, la ballerine décline les styles et les silhouettes. Simple et casual avec un jean, elles s'embellissent d'une petite robe noire. L'été 2010 vante l'innocence des babies, ornées d'une délicate bride sur du pied. Mais sans pour autant détrôner les autres modèles : mini talon, ornée d'un noeud ou d'une boucle, vernis ou mat, en daim, bi-colores, à pois ou vichy... Et cela décliné dans un panel infini de couleurs des plus sobres aux plus gaies.

 

Marie Varroud-Vial

 

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