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L'organisation du mariage, bastion sexiste ?

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Si pour beaucoup, le mariage est une grande fête, c'est aussi un vrai business et une institution aux relents sexistes. Vous pensez qu'on noircit le tableau ? En future mariée, on est la première concernée. Et de la demande à l'organisation, ce qu'on peut lire et entendre n'est pas toujours joli-joli...

Même quand on choisit de faire un mariage laïque, auto-financé et "simple", échapper aux sueurs froides que peut susciter cet univers parallèle n'est pas facile. Il y a la demande, d'abord, qui dans un couple hétérosexuel est pour beaucoup du ressort de l'individu mâle. Il y a aussi l'histoire du nom de famille ("Comment ça, tu ne prends pas son nom ?" - dingue d'être attaché.e à son identité) ou la bague de fiançailles, cet objet certes sympathique mais à sens unique (on n'offre guère de bagouze à monsieur). Et de façon plus générale, c'est toute l'organisation du mariage qui fleure bon le XIXe.

Car voyez-vous, les clichés ont la peau dure, et la lecture d'une revue spécialisée suffit à le rappeler. Même au milieu des shootings ultra instagrammables et des propositions bobo-écolo-cool, l'inégalité des sexes se fait sentir. A commencer par le classement de ces magazines... côté rayon féminin. Comme la cuisine et le tricot #2018.

L'organisation du mariage, "une histoire de filles" ?

Dans la tête de beaucoup, le sujet "mariage" concerne en priorité les femmes. Après tout, monsieur a fait sa demande, hop, le contrat est rempli, il peut y aller pépère et se pointer en costume le jour J, madame s'occupe de tout - elle va s'amuser comme une petite folle.

A croire que nous sommes prédisposées à l'organisation de pareils événements dès la naissance, une sorte de super pouvoir ("Non mais toi tu es plus forte en organisation") qui ne fait qu'ajouter une brique de plus à la charge mentale.

Car non, contacter des traiteurs/photographes/dj n'est pas ma passion. Et mes week-ends et soirées ne sont pas plus extensibles que ceux de la gente masculine. Mais bizarrement, mon genre devrait me pousser à m'y consacrer plus que mon compagnon. En tout cas, c'est ce que ce milieu laisse entendre.

"Bien que la préparation du mariage relève davantage du travail de chef d'entreprise ou de chef opérateur que de la cuisinière ou de la femme au foyer, il reste pensé comme un travail domestique qui relèverait des activités féminines", explique Florence Maillochon, sociologue et directrice de recherche au CNRS (autrice de "La passion du mariage") dans une interview accordée à Cheek Magazine.

Ce décalage, la presse et les blogs spécialisés ne font que le conforter (volontairement ou non) en ressassant les stéréotypes. Comme celui qui voudrait me faire commencer un régime six mois avant le jour J. Ou organiser un EVJF exclusivement féminin (parce que c'est bien connu, je n'ai pas d'amis hommes).

Où sont les hommes ?

Entendons-nous bien : il n'y a pas lieu ici de juger celles qui rêvent d'un mariage de princesse et se retrouvent à 100% dans l'orga "classique". Le soucis, c'est que pour en sortir, il faut pagayer et beaucoup, beaucoup se justifier.

Or, les hommes ont aussi le droit qu'on s'adresse directement à eux, sans être mis de côté ni infantilisés. Beaucoup ne s'en plaindraient pas, cf ce commentaire de "Gael", lu sur le blog La Mariée en Colère : "En effet je me fait aussi la réflexion, quel que soit le site impossible de ne pas me sentir féminisé, ça s'adresse toujours à LA mariée. (je me rappelle de sites pour planifier, à l'inscription aucune proposition de sexe, et une fois sur le site une rubrique "votre robe" et "le costume du marié", ah bah merci...)".

Non, le mariage n'est pas une chose "girly" (merci d'abolir ce mot à tout jamais) qui se discute uniquement entre 2 cupcakes et une pose de vernis. Et rappelons-le, c'est une affaire de couple, une aventure qui se doit d'être gérée à deux. Les médias traitant du sujet, les organisateurs de festivals dédiés, la presse masculine, il serait temps de s'en rendre compte.

C.B.

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