Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Julie Delpy : ''Soyons honnêtes, 90% des films à Hollywood sont merdiques''

Réalisatrice et actrice française expatriée aux Etats-Unis, Julie Delpy n'a pas sa langue dans sa poche. Dimanche, à quelques heures des Oscars, elle n'a pas hésité à dire ce qu'elle pense de l'industrie du cinéma au magazine So Film. Et une chose est sûre, elle n'as pas tendre avec les majors.

Hier, Julie Delpy faisait partie des nommés aux Oscars, dans la catégorie meilleur scénario adapté pour "Before Midnight". Un prix finalement décroché par John Ridley pour "12 Years a Slave". Installée aux Etats-Unis depuis le début des années 90, c'est désormais là-bas que l'actrice et réalisatrice poursuit sa carrière. Mais elle n'en a pas pour autant perdu son franc-parler.

Dans une interview accordée au magazine So Film, elle balance sur Hollywood, ses festivals et ses majors, qui dénaturent le monde du cinéma. "Le problème de certains festivals, c'est que les gens qui les dirigent choisissent toujours les mêmes personnes. Ils choisissent leurs amis, même si le film est nul".

Un copinage qui a le don d'agacer la réalisatrice. Selon elle, le jury, c'est "90% d'hommes blancs de plus de 70 ans qui ont besoin d'argent car ils n'ont rien fait depuis longtemps. Il vous suffit de leur faire 2 ou 3 cadeaux et vous les avez dans la poche". Certains apprécieront.

Malgré 20 années passées outre-Atlantique, Julie Delpy estime qu'elle "n'est toujours pas entrée dans le système". "Je n'en ai pas envie d'ailleurs. J'aime ma position : je fais des films indépendants financés par des compagnies européennes. Ça me donne une certaine liberté". Selon elle, les Weinsteins et les grosses majors ont tué le cinéma indépendant.

Le problème, c'est que même les films "indépendants" sont désormais devenus un business. "A chaque fois que j'ai participé à un film hollywoodien mainstream, c'était merdique. Soyons honnêtes, 90% des films produits par Hollywood sont merdiques."

Finalement, on se demande pourquoi elle continue, malgré tout. "Ce n'est pas facile de faire des films", assure-t-elle. "Je ne sais pas pourquoi j'en fais. Il y tout le temps des problèmes et vous terminez toujours par travailler avec des idiots (rires)". Sa porte de sortie ? Trouver des gens qui croient en elle. "La meilleure chose pour un réalisateur, c'est d'être financé par des investisseurs privés qui ne s'impliquent pas dans l'artistique et vous font confiance à 100%. Ils sont très peu". Heureusement pour Julie Delpy, ils continuent à miser sur elle.

À ne pas rater