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Judith : de la Star Academy à "Tombée du Lit", parcours d'une artiste accomplie

Judith dans le clip ultra-romantique "Badaboum".

Plus de 6 ans se sont écoulés depuis son passage par le château de la "Star Academy" mais Judith n'a rien perdu de sa fraîcheur. Puretrend est allé à la rencontre de cette artiste aussi romantique que mélancolique à l'occasion de la sortie de son album "Tombée du Lit".

À seulement 23 ans tu as déjà deux albums à ton actif dont le dernier "Tombée du lit". Où trouves-tu ton inspiration ?

Ça peut être des choses que j'observe, que je vois autour de moi. J'aime bien regarder comment les gens vivent, j'aime bien les écouter. Ça peut être aussi des envies que j'ai, des fantasmes ou du vécu. Parfois je mixe tout ça à la fois et ça donne une chanson. Cet album je dirais qu'il est intimiste, authentique et personnel donc universel, je ne prétend pas être si différente du monde qui m'entoure.

Professionnellement qu'est-ce que ça change pour toi que l'album soit produit par les internautes via mymajorcompany comme Joyce Jonathan ?

C'est plus humainement que ça change quelque chose. Le fait par exemple qu'ils plébiscitent l'album et qu'il soit produit en six jours m'a donné confiance pour mon projet. Aujourd'hui ça fait une petite communauté, des gens qui me suivent avec qui on partage, on échange, qui réagissent sur ce qu'il se passe sur les promos, c'est plutôt chouette.

Jusqu'à présent tes albums sont en français, est-ce que tu t'imagines écrire en anglais pour pouvoir exporter ta musique puis te lancer dans des collaborations avec des artistes internationaux ?

Je ne suis pas encore capable aujourd'hui d'écrire ce que j'écris en français en anglais. Je n'ai pas ce niveau-là mais c'est une envie que j'ai. Je suis ouverte à tout ce qui enrichissant, sincère et authentique humainement... Je suis pour une collaboration mais, je n'irai pas vers un artiste pour avoir son nom au dos de ma pochette. Je fonctionne au coup de coeur humain.

Pourquoi as-tu fait de "Badaboum" le single de ton album ?

Le morceau s'est un peu imposé par la force des choses. J'ai enregistré toutes les chansons avec mon kit main libre et ma tablette, la qualité était un peu pourrie je l'avoue. Je suis allée démarcher les différents réalisateurs et il se trouve que très souvent lorsque je proposais de faire un essai sur un des morceaux, ils choisissaient "Badaboum". Elle a fait son petit bout de chemin comme ça. Elle est à la fois enfantine, elle a ce côté qui parait un peu futile mais quand on l'écoute mieux il y a une deuxième lecture et du coup ça parle à toutes les générations.

Est-ce que tu penses qu'il faut avoir le look de ses chansons ?

C'est compliqué parcequ'on a aucune objectivité sur elles. J'avais envie de quelque chose d'assez romantique. Se trémousser en string ça a déjà été fait, on en voit partout. Si l'image peut être raccord aux chansons comme j'essaie de le faire quand j'apparais à la télévision c'est important. Après j'ai seulement 23 ans, je ne prétend pas m'être trouvée. Je change tous les jours, j'ai de nouvelles envies. Je me découvre, je découvre ma musique, ce que je suis capable de faire et je ne sais pas si je suis raccord à mes chansons, mais en tous cas, je cherche. Je peux très bien demain faire un album de dance et avoir envie de tenues provoc aussi, on n'est pas à l'abris. (rires)

Est-ce que comme beaucoup de chanteuses françaises tu aimes aller aux défilés de la Fashion Week ?

J'aime la mode mais je l'aime de loin. Moi je reste moi-même, j'ai toujours aimé la mode, bien m'habiller, trouver des petites pièces vintage... C'est quelques chose qui fait partie de moi je ne reçois pas de pression spécifique. Peut être juste lorsque je passe à la télé. Je ne suis pas du style à suivre la tendance, plutôt à chercher des idées qui me correspondent et au final je les retrouve souvent sur les gens ou dans la rues. Par exemple lorsque je travaillais sur mon album j'ai eu l'idée des voilettes en résille que j'ai retrouvé sur une pub Dior, ou des mains dans la peinture comme chez Yves Saint Laurent. J'ai des références qui sont dans l'air du temps et du coup ça se retrouve ailleurs.

Est-ce qu'il y a des accessoires dont tu ne peux pas te passer pour sortir ?

Non pas vraiment, je peux sortir pas maquillée du tout, habillée en général (rires). Il y a juste une chose qui me suit depuis mes 15 ans, ce sont les talons. J'ai du mal à me mettre à plat. C'est toujours 11,12, 13 cm de talons je n'arrive pas à être autrement. J'ai adapté tout mon look sur mes chaussures donc maintenant si je me mets à plat je dois changer tous les vêtements ! (rires)

As-tu une tenue préférée ?

Oui ! Ce short taille haute qui va avec tout, un body, une chemise, un pull... C'est mon short à tout faire ! Je le portais récemment dans "Vendredi tout est permis" on m'a dit que je devais être à l'aise.

En parlant télé, si tu n'étais pas encore une artiste connue que tu n'avais pas d'album etc, tu choisirais "The voice" ou "La nouvelle star" ?

Pas "The Voice", c'est sur. Initialement quand j'ai fait la "Star Ac" (saison 6) j'avais 15 ans je voulais simplement avoir un retour pro car j'étais jeune et je n'avais personne pour m'aiguiller. J'y suis allée en me disant "ça me préparera pour quand je ferai la Nouvelle Star" parce que le concept me parlait plus. J'ai été prise à mon propre piège parce que tu te prends au jeu et tu te dis, s'ils ne me prennent pas je vais le vivre comme un échec. Quand ils m'ont proposé je n'aurais pas assumé de refuser, c'était une opportunité incroyable.

Est-ce que tu trouve que c'est un atout que cela fasse un petit moment que tu as participé à l'émission ?

Les gens en parlent tout le temps parcequ'ils ont besoin de référence. Quand on parle de la "Star ac" il y a toujours un côté péjoratif alors que tout le monde a regardé parce que le concept était génial et ça n'existe plus. Le côté télé-réalité personne ne l'aime. Moi je n'ai rien perdu parce que j'ai été intègre, nature et spontanée. Je n'ai pas de tabou là dessus. Si je suis là aujourd'hui c'est aussi grâce à ce que j'ai vécu ce que j'ai appris. Il y a néanmoins une limite, c'est que je ne veux pas que ça prenne le pas sur ce que j'ai à dire sur cet album. Je n'ai pas voulu surfer sur la "Star Ac" et faire des albums tout de suite à la sortie parce que je ne trouve pas ça intéressant. C'est un concept, tout le monde te reconnaît mais ce n'est pas pour ton talent, pour tes chansons, juste parce que tu as participé à un truc très médiatisé.

Est-ce que tu accepterais aujourd'hui de participer à un programme type "Danse avec les stars" ?

On a évoqué l'idée mais je n'ai pas envie d'aller vers ça, c'est très prenant. Si je participe, je vais vouloir être impliquée à 200 % et aujourd'hui mon implication doit être sur l'album, sur la scène et j'aurai du mal à concilier les deux.

Est-ce que tu te considères comme une artiste 2.0 ?

J'ai du mal avec les réseaux sociaux. J'aime les chose à l'ancienne, ce n'est pas pour rien que j'ai écrit "Les Vieilles Choses." J'ai ce paradoxe entre le fait d'être une artiste mymajorcompany.com qui se sert d'internet et cette mélancolie vis à vis d'internet et du fait qu'aujourd'hui on soit téléchargé, ça nous échappe. J'essaie d'être connectée à Facebook et Twitter, donner aux gens ce qu'ils attendent. Mais je n'ai pas encore Instagram par exemple !

Judith sera en concert au Café de la Danse à paris le 9 avril prochain.

Propos recueillis par Marie Bresson-Mignot

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