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Journée internationale des femmes : 5 portraits de féministes qu'on admire

Lorsqu'une femme monte au créneau et prend son courage à deux mains, on dit d'elle qu'elle a "des couilles". Faut-il donc comprendre qu'il faille absolument posséder ces attributs masculins pour faire preuve de courage ? La réponse est non. D'ailleurs, à l'occasion de la journée internationale des femmes, Puretrend dépeint le portrait de cinq figures actuelles du féminisme qu'on admire. Et elles, c'est sûr, elles ont de sacrés ovaires !

Emma Watson

Son parcours : Elle est loin la Emma Watson qui jouait la bonne et sage élève, Hermione Granger. Si l'actrice d'"Harry Potter" ne doit pas renier le rôle qui l'a fait découvrir aux yeux du grand public, l'actrice hollywoodienne qui a trouvé le moyen d'être diplômée de l'Université de Brown entre deux tournages s'est rapidement démarquée pour son combat pour les droits des femmes.

Emma Watson, qu'on n'aurait aucun mal à imaginer présidente, s'est d'abord illustrée pour sa lutte pour l'éducation des jeunes filles dans le monde. A ce titre, elle voyage au Bangladesh et en Zambie pour faire parler de ce combat. C'est en 2014 que survient la consécration pour la belle rousse qui ajoute à son statut d'actrice hors pair, celui de féministe. En effet, en juillet 2014, elle devient ambassadrice de bonne volonté de l'ONU Femmes. En septembre de la même année, la jeune femme de 24 ans fait un discours époustouflant à la tribune des Nations unies. Pour "HeforShe", elle appelle femmes et hommes à lutter, ensemble, pour l'égalité des genres. Elle unit le combat de la liberté des femmes à celui des hommes qui sont également soumis à des pressions sociales.

Elle donne un nouveau souffle à la cause "HeforShe" qui existait avant qu'elle n'en devienne porte-parole. Une action qu'elle défend corps et âme sur les réseaux sociaux et pour laquelle elle multiplie les discours. L'actrice a également pris le temps de répondre aux questions de nombreuses fans, victimes de pressions familiales ou qui se questionnaient, récemment, sur les influences exercées sur elles par la société.

Sa phrase mémorable : "Nous ne parlons pas souvent du fait que les hommes sont emprisonnés dans des stéréotypes de genre, mais je peux voir que c'est le cas, et s'ils en sont libérés les choses changeront naturellement pour les femmes"

Emma Watson a fait un discours en faveur du féminisme et de la lutte pour l'égalité des sexes, dans le cadre de la campagne "He For She" à la tribune de l'ONU à New York.
Emma Watson a fait un discours en faveur du féminisme et de la lutte pour l'égalité des sexes, dans le cadre de la campagne "He For She" à la tribune de l'ONU à New York.

Malala Yousafzai

Son parcours : A 17 ans seulement, la jeune Malala Yousafzai est connue de toutes et de tous. Cette farouche militante des droits des femmes est de celles qui ont eu un destin fort. Elle se fait connaitre à l'âge de 11 ans alors qu'elle tient un blog, Journal d'une écolière pakistanaise, où elle témoigne et dénonce la violence des talibans. En effet, en 2009, dans la vallée du Swat de nombreuses écoles pour filles sont incendiées et tous les opposants assassinés. Elle écrit alors sous le pseudonyme, Gul Makai, suite aux conseils de son père, lui-même connu pour être anti-talibans.

Le destin fait qu'en 2012, alors qu'elle n'a que 15 ans, Malala Yousafzai est victime d'une tentative d'assassinat à la sortie de son école. Un acte qui glace d'effroi le monde entier. Comment une adolescente pourrait-elle ébranler assez les talibans pour en arriver à un tel acte de violence contre elle ? Le geste reste, aujourd'hui encore, inconcevable. Et alors qu'on l'imagine déjà succomber à ses blessures puisqu'elle a été touchée au cou et à la tête, la jeune fille s'en sort. En effet, la balle, qui a été délogée après cinq heures d'opération à l'hôpital militaire de Peshawar, a percé le crâne mais n'a pas touché le cerveau. Quelques jours plus tard, elle est transférée vers le Royaume-Uni tandis que l'attaque menée contre elle est revendiquée par le mouvement Tehrik-e-Taliban Pakistan.

Aujourd'hui, Malala Yousafzai est un véritable symbole de la lutte pour l'éducation des filles et contre les talibans, mais s'est également érigée en icône en Occident. A 17 ans, elle s'est vue remettre les prix les plus prestigieux, comme si elle avait déjà vécu plusieurs vies. En décembre 2012, elle reçoit notamment le prix Simone De Beauvoir pour la liberté des femmes. En novembre 2013, c'est le prix Sakharov pour la liberté de l'esprit du Parlement européen qu'elle reçoit. En 2014, elle reçoit le Prix Nobel de la Paix, qui lui est co-attribué avec l'auteur indien Kailash Satyarthi.

Sa phrase mémorable : "Aucune lutte ne peut aboutir sans que les femmes y participent aux côtés des hommes. Il y a deux pouvoirs dans le monde. L'un celui de l'épée, l'autre celui de la plume. Il en existe un troisième plus fort encore que les deux premiers : celui des femmes"

Malala Yousafzai
Malala Yousafzai

Elisabeth Badinter

Son parcours : Femme de lettres et philosophe, Elisabeth Badinter apporte, à travers, ses textes une réflexion sur l'instinct maternel et exprime sa vision particulière de l'égalité des sexes. En effet, elle parle plus de "complémentarité" des sexes, invoquant l'idée de "ressemblance" entre hommes et femmes. Avec sa vision particulière, elle condamne les mouvements féministes actuels qui, selon elle, s'appuierait trop sur la "victimisation" des femmes. C'est ce qu'elle explique dans "Fausse Route", paru en 2003. Elle tire ses réflexions principalement de la philosophie du du siècle des Lumières et des écrits de Simone De Beauvoir. Etiquetée anti-féministe pour certains de ses textes jugés controversés qui déchainent les passions, elle reste pourtant une figure incontournable du mouvement.

Ce qui choque ? Sa position sur l'instinct maternel qu'elle décrit comme "une fabuleuse pression sociale pour que la femme ne puisse s'accomplir que dans la maternité", dans "L'Amour en plus : histoire de l'amour maternel", publié en 1980. "Le conflit, la femme et la mère", paru en 2010 fait aussi débat. D'ailleurs, sa position radicale sur le sujet pousse certains à parler d'un véritable déni de la maternité par Elisabeth Badinter. A 71 ans, la féministe et milliardaire n'a toujours pas la langue dans sa poche. Elle ose tout, quitte à dépasser les limites de la bienséance parfois. Et qu'on soit d'accord ou non avec ses déclarations, l'audace d'afficher ses opinions avec autant d'aplomb force l'admiration.

Sa phrase mémorable : "A ce jour, une seule différence subsiste, mais essentielle : ce sont les femmes qui portent les enfants et jamais les hommes".

Elisabeth Badinter
Elisabeth Badinter

Virginie Despentes

Son parcours : Elle cumule les statuts d'écrivaine slash punk slash féministe slash pornographe slash cinéaste. Virginie Despentes fait son entrée dans la sphère culturelle avec son roman "Baise-moi" qui fera l'objet d'une adaptation cinématographique. Si le succès n'est pas au rendez-vous, elle crée l'émotion en abordant les thèmes de la prostitution et du viol. Deux sujets qui lui tiennent à coeur, avec, en troisième position, la pornographie. D'ailleurs, le film est vite cantonné à une oeuvre pornographique de bas étage. Elle choque parce qu'elle est crue, parce qu'elle n'a pas peur de briser les tabous.

Unique en son genre, la compagne de la philosophe Beatriz Preciado défend une sexualité féminine hors normes et décomplexée, un combat étroitement lié à celui de la liberté des femmes. On l'accuse de minimiser le viol et la prostitution. Erreur, elle-même victime d'un viol à 17 ans qu'elle raconte dans "King Kong théorie", elle s'est également prostituée. Ce qu'elle reproche ? Le manque de théories en ce qui concerne les trois sujets qui guident sa réflexion.

Elle est, elle aussi, de ces féministes qui allient le combat de la liberté des femmes à celui de l'égalité des genres. Revendicatrice et à contre-courant, elle s'oppose au féminisme des années 60 et inclut dans le combat des femmes, celui des homosexuels, des étrangers et plus largement des hommes.

Sa phrase mémorable : "Le féminisme est une révolution, pas un réaménagement des consignes marketing, pas une vague promotion de la fellation ou de l'échangisme, il n'est pas seulement question d'améliorer les salaires d'appoint. Le féminisme est une aventure collective, pour les femmes, pour les hommes et pour les autres. Une révolution, bien en marche. Une vision du monde, un choix. Il ne s'agit pas d'opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes, mais bien de tout foutre en l'air"

Virginie Despentes
Virginie Despentes

Najat Vallaud-Belkacem

Son parcours : Farouche défenseuse de l'égalité des chances à l'école, Najat Vallaud-Belkacem est connue pour sa lutte pour le droit des femmes. Il faut dire qu'en 2012, elle a été nommée ministre des Droits des femmes. Cela peut être une indication de son engagement pour la cause. Et son âme féministe, la femme politique la cultive depuis sa plus tendre enfance comme elle le confiait récemment au magazine ELLE.

Lorsqu'elle prend les rênes du ministère du Droit des femmes, c'est la première fois que ce dernier revient en plein exercice depuis 1986. Parmi les combats qu'elle mène de front : la parité dans les fédérations sportives, la parité dans les instances dirigeantes des entreprises, la lutte contre le temps partiel fragmenté ou encore la réduction des stéréotypes sexistes dans les programmes scolaires. A noter, qu'en janvier 2013, elle crée le Haut Conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes. Lorsqu'en janvier 2014, elle expose son projet de loi pour l'égalité entre les femmes et les hommes à l'Assemblée Nationale, forcément toutes les femmes vibrent un peu avec elle. Si aujourd'hui, Najat Vallaud-Belkacem a laissé sa place à Marisol Touraine, l'actuelle ministre de l'Education Nationale ne perd certainement rien de sa détermination, ni de son engagement.

Sa phrase mémorable : "Le droit des femmes à disposer librement de leurs corps, à décider seules de leur vie, a été chèrement acquis. Il sera chèrement protégé"

Najat Vallaud-Belkacem
Najat Vallaud-Belkacem

Héloïse Famié-Galtier

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