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John Casablancas : 5 points essentiels sur la vie d'un homme sans regret

John Casablancas aimait toutes les femmes : "J'ai couché avec plus de tops que n'importe qui" claironnait-il.
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Il est à l'origine du phénomène des supermodels, il a révolutionné le monde du mannequinat. Avec Naomi Campbell, Cindy Crawford ou Linda Evangelista, il a été le premier à donner aux mannequins la possibilité de tutoyer les sommets. John Casablancas était un précurseur qui a vécu d'amour, de fête et de glamour. Retour sur le parcours d'un sacré phénomène.

"Mon type de femme, c'est la femme quelle qu'elle soit, pourvu qu'elle fasse au moins 1,74m et qu'elle soit sublime". Regard de séducteur et physique d'acteur hollywoodien, John Casablancas s'est installé aux Etats-Unis en 1971 pour créer son agence de mannequin, Elite, avec cette phrase comme leitmotiv. Avant, il avait un peu tout fait, passant du statut de directeur commercial de la firme Coca-Cola au Brésil à celui de gérant d'une boite de nuit à Paris - l'Elysée 3 de l'avenue George V.

Une attirance précoce pour les femmes

Catalan né à New York de parents ayant fui le régime de Franco, Casablancas a vécu en Europe, puis aux États-Unis. Très tôt, ce polyglotte montre qu'il n'est pas comme les autres. À seulement 15 ans, il perd sa virginité sur une plage de la Côte d'Azur avec une Suédoise plus âgée que lui. La séduction, John avait ça dans le sang : étudiant et interne au pensionnat du Rosey en Suisse, il séduisait déjà des soubrettes...

Elite, son bébé

Après son mariage avec Jeanette Christiansen (Miss Danemark 1965), avec qui il aura un fils, Julian, futur chanteur des Strokes, John fait la rencontre et souvent main basse sur pléthore de filles magnifiques. Conjuguant utile et agréable, (dé)raison et sentiments, il décide d'ouvrir une agence de mannequins, Elite, qui se veut différente des trois qui existent déjà sur le marché français au début des années 70. Son objectif ? Créer un club très privé où ne serait acceptés que des top models. Sa réputation est à l'image de son succès fulgurant ; l'homme n'a pas les mêmes méthodes de recrutement que les autres firmes. Pour lui, "une star ça se fabrique". Il ne se fixe aucune limite quand il s'agit de caster ses futures stars au port altier et aux jambes fuselées : "Une fillette qui vend des légumes dans l'Utah peut atterrir en couverture de Vogue six mois plus tard", avait-il coutume de répéter. Une ambition vécue comme une véritable philosophie : l'agence Elite mettra en place un concours chaque année - le "Look of the Year" - qui permettra aux inconnues du monde entier de se hisser sur le haut des podiums et de signer un contrat en exclusivité. Le résultat est plus que probant : Casablancas réussit à faire d'Elite la première agence de mannequins au monde.

Sa relation avec les femmes

"J'ai couché avec plus de tops que n'importe qui" claironnait John Casablancas. Homme à femmes, il apparut aux bras de Stéphanie Seymour, âgée de seulement 16 ans, alors qu'il en avait 42 et qu'il était encore marié à Jeanette Christiansen. Cette polémique lui valut son deuxième divorce. Qu'importe, le patron d'Elite a toujours pris soin de s'afficher avec les plus belles femmes du monde, notamment lors de ses soirées T-shirts organisées au Studio 54... Mais après quelques longues années de fête et de relations frivoles, il rencontre Aline Wermelinger 17 ans seulement au compteur, et grande gagnante du concours Elite 1993. Le couple restera inséparable jusqu'à la mort de John Casablancas en 2013.

Le phénomène du supermodel

Casablancas plaçait les femmes, et surtout ses mannequins, au centre de toutes ses attentions. En voyant que le public n'arrivait pas à donner de noms aux visages ornant les covers des magazines, le fondateur de l'agence Elite eut l'idée de "peopoliser" ses filles. En vraies working girls, elles écumaient alors toutes les soirées les plus en vue. Il créa ainsi, petit à petit, son "Elite List" avec Cindy Crawford, Naomi Campbell, Stephanie Seymour, Linda Evangelista, Amber Valletta ou encore Nadja Auermann, un groupe de tops connus et reconnus qui fit sa fierté. Caprices, salaires faramineux et paparazzis au pied de leur appartement : les supermodels deviennent des stars à part entière. La première à réellement jouer de ce phénomène sera Linda Evangelista, qui n'hésitera pas : "Je ne sors pas de mon lit pour moins de 10 000$". Une révolution qui fait grand bruit.

La chute de son empire

Mais en 1999, le créateur d'Elite est frappé par le scandale. Un reportage en immersion de la BBC montre les coulisses du concours que son agence organise chaque année. Le résultat est peu reluisant : drogue, sexe et prostitution y sont monnaie courante. Plusieurs procès seront gagnés par les avocats du nabab de la mode, mais l'image de son agence est sérieusement "écornée" selon ses propres termes. Le reportage le rendra "physiquement malade", le poussant petit à petit vers la sortie. Il déclarera alors au quotidien britannique le Telegraph : "Un de mes plus grands regrets est d'avoir créé les top models. Elles peuvent être impossibles. Elite a, à sa seule force, fait monter les standards des mannequins à un niveau que personne n'aurait pu imaginer, mais les filles ne m'ont jamais remercié pour cela". Une déclaration qui sonne à l'époque comme un chant du cygne. Il n'empêche, Casablancas reste un cas unique en son genre, aux méthodes plus que douteuses mais au génie certain. Une singularité sur pattes à découvrir ou à redécouvrir aujourd'hui sur grand écran sous la forme d'un documentaire ("Casablancas, l'homme qui aimait les femmes" de Hubert Woroniecki) diffusé dans les salles françaises depuis le 29 juin.

Walid Jabri

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