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Jeff Koons : l'icône du Néo-Pop prend Paris d'assaut

Jeff Koons, un artiste pas comme les autres.
Jeff Koons, un artiste pas comme les autres.

C'est une première en Europe : le Centre Pompidou consacre une exposition rétrospective à Jeff Koons, artiste majeur de l'art contemporain. Evidemment, on y a couru !

Controversé depuis ses débuts, il est difficile de réellement comprendre Jeff Koons, aussi surnommé "le pape de la Néo-Pop". D'ailleurs, Bernard Blistène, le directeur du musée national d'art moderne et commissaire de l'exposition, avoue même ne "toujours pas avoir compris Koons. Si ce n'est qu'au fil de cette incroyable exposition, j'ai compris que Koons ne cherchait jamais autre chose qu'à être maître de son langage et de son histoire."

Jeff Koons, un artiste pas comme les autres

A le voir avec son costume impeccable, les cheveux bien coiffés et son air sage de VRP, Jeff Koons est bien loin de l'image que l'on se fait d'un artiste : désordonné, vêtements peu soignés, cheveux en bataille... Alors que penser du travail de cet homme qui met en scène des aspirateurs et des shampouineuses ? Dans sa série "The New", ce dernier semble fasciné par les objets de la vie quotidienne. Dans des grandes vitrines transparentes, comme sous cloche, les aspirateurs et des shampouineuses sont présentées comme des organes vivants à conserver. Cette série est aussi la vision qu'il a de la société américaine "entre pragmatisme domestique, rêve de réussite individuelle et course effrénée à la nouveauté".

Sa série "Luxury and dégradation", qui fait écho à "The New", représente d'immenses publicités revues et corrigées par l'artiste qui s'est aperçu que la façon de traiter un sujet différait en fonction de la classe sociale de la cible : "J'ai vu à quel point le niveau d'abstraction visuelle changeait en fonction du niveau économique. Plus il y a de l'argent, plus c'est abstrait. Comme si l'abstraction servait à nous rabaisser, parce qu'on cherche toujours à nous rabaisser." Comme il l'expliquait récemment : "Je ne cherche pas nécessairement à faire un art populaire mais un art accessible." Son leitmotiv.



New Shelton WetDrys Tripledecker, 1981© Jeff Koons
New Shelton WetDrys Tripledecker, 1981© Jeff Koons
New Shelton WetDrys Tripledecker, 1981© Jeff Koons


Hoover Celebrity III, 1980 © Jeff Koons
Hoover Celebrity III, 1980 © Jeff Koons
Hoover Celebrity III, 1980 © Jeff Koons

Des "Balloons" qui valent de l'or

A 59 ans, Jeff Koons est l'un des artistes vivants les plus chers au monde. En 2013, sa sculpture "Balloon Dog" en version orange, a été adjugée à 58,4 millions de dollars, soit environ 47 millions d'euros. Une somme record pour de l'art contemporain du vivant de l'artiste. Ces "balloons", se sont les oeuvres en acier poli inoxydable les plus marquantes de Koons dans l'esprit collectif. Impossible de ne pas avoir déjà vu l'un d'entre eux. Le Centre Pompidou expose notamment le "Balloon Dog", sorte de caniche violet. Et il n'y a qu'à se trouver dessous pour se rendre compte du travail titanesque que cela a dû représenter. Ce n'est pas pour rien que l'artiste s'entoure d'une centaine d'assistants. On retrouve également Titi, Popeye ou encore Hulk, des personnages qu'il considère comme des "héros de la nation américaine".


Balloon Dog (Magenta), 1994-2000 © Jeff Koons.
Balloon Dog (Magenta), 1994-2000 © Jeff Koons.
Balloon Dog (Magenta), 1994-2000 © Jeff Koons.


Rabbit, 1986 © Jeff Koons
Rabbit, 1986 © Jeff Koons
Rabbit, 1986 © Jeff Koons



Jeff Koons, un artiste controversé

Controversé, qui dérange... Jeff Koons ne suscite pas l'engouement chez tout le monde. Impossible de ne pas parler de sa série "Made in Heaven" (début des années 1990) dans laquelle il se met en scène avec la Cicciolina, députée italienne mais aussi star du X(qui a par la suite été sa femme), dans des pauses assez suggestives. Carrément porno en fait, osons le dire, même si Koons préfère que l'on parle d'oeuvres "pour adultes". Les scènes sont crues, géantes (impossible de passer à côté de son phallus en gros plan) et parlent d'elles-mêmes. La petite pièce consacrée à cette période hot de l'artiste est d'ailleurs interdite aux moins de 18 ans, même si Bernard Blistène nous a laissé entendre que ce n'est pas avec cette salle que les enfants apprennent ce qu'est la pornographique mais bien avec leur ordinateur, objet de leur quotidien. L'artiste lui, se défend de vouloir choquer et souhaite, via "Made in Heaven", ne pas rendre honteux l'acte sexuel comme c'est trop souvent le cas.

Exposition Jeff Koos, jusqu'au 27 avril 2015, à la Galerie 1 du Centre Pompidou, à Paris.

Jennifer Delattre.

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