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Jean Paul Gaultier : A poil !

La belle Dita von Teese s'effeuille dans un strip-tease rétro pour révéler son corps comme aux rayons "X", de splendides fourrures de renard ou de visons dressent leur pelage. Turbans et costumes d'homme à rayure tennis revisités dans de nouvelles constructions font allusion aux années 1940 et rappellent la collection "Scandale" d' Yves Saint Laurent . Ce n'est sans doute pas le seul point commun entre le couturier disparu et Jean Paul Gaultier dans cette célébration d'un charme tout parisien.

 

Chez Gaultier cette saison, tout commence et finit par un trench. Le numéro qui ouvre le défilé comme la mariée violoniste qui le clôt proposent tous deux cette pièce emblématique du couturier dans une reconstruction aussi libre que maîtrisée. Entre ces deux passages, 46 autres démontrent que Jean Paul Gaultier n'a plus rien à prouver. Il jongle avec ses marottes dans un raffinement couture extrême. Dès lors, plus besoin de thème, plus besoin d'histoire : adieu Mexico, bye-bye Hollywood, le couturier se révèle dans ses créations : il peut désormais s'assumer pleinement, être lui-même, à Paris. Libéré de la Direction Artistique des collections de mode féminine Hermès, et en pleine préparation de son exposition rétrospective au Musée des Beaux Arts de Montréal, Jean Paul Gaultier a certainement passé un cap. Comme Yves Saint Laurent l'avait fait, lors de sa première rétrospective de son vivant, en 1983, au Metropolitan de New York.

Le chic parisien, il en fait symboliquement un symbole avec ses bas reprenant à l'arrière la forme de la Tour Eiffel (fruit d'une nouvelle collaboration avec La Perla). L'esprit coquin présent chez chacune de ces "Jolies Mômes ", comme l'entonne Juliette Gréco sur la bande-son, culmine sur l'effeuillage de Dita von Tease, charmeuse haute couture qui révèle son corset squelette dont les côtes, l'humérus, l'acromion, le cubitus sont rebrodés de jais, les fémurs raccourcis faisant office de porte-jarretelles. Ce côté rayons " X " glamour est repris ailleurs sur une veste, et dans des souliers " squelette " noirs ou sang de boeuf réalisés de main de maître par Giovanni Monte.

Les manches chauve-souris des trenchs font merveille, comme l'étole en renard argenté Saga Furs ou les seins coniques en vison de même origine. Tous les codes Gaultier sont là, sans contrainte ni complexe. S'y ajoutent dans les matières un étonnant cuir néoprène argent utilisé ici dans une jupe, là dans une veste à zip rebrodé. Les poches d'une robe à fermoir de sac ou de porte-monnaie créent un trompe-l'oeil dans cette collection qui favorise les velours, satins, georgettes et jerseys de soie. Les plumes de poulette ou d'autruche composent un jeu organique noir, gris et blanc qui rythme le mouvement des pièces sur lesquelles elles sont brodées.

Chiquissime, ultra-luxe, portable aujourd'hui, la collection affirme que la haute couture peut s'envisager au présent. C'est déjà beaucoup. Alors, pourquoi lui demander encore d'ouvrir des perspectives d'avenir ? Celle-ci est certainement intemporelle, peut-être éternelle !

 

Jean Paul Cauvin

 

Retrouvez sur Puretrend toutes les photos du défilé Jean Paul Gaultier Haute Couture.

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