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James Bay, rencontre avec le nouveau talent de la scène anglaise

James Bay, c'est le nouveau talent made in England qui cartonne. Son titre "Hold Back The River", premier single de son album "Chaos and the Calm" tourne en boucle sur les ondes. Un album brillant sorti en digital début 2015, disponible dans les bacs depuis le 1er juin qui fait de lui l'heureux détenteur d'un Brit Award. Quant à son look folk et son accent à tomber, cela ne gâche rien au tableau. Intrigué, Puretrend est allé à la rencontre du jeune chanteur de 24 ans. 

Comment on devient un artiste quand on vient de Hitchin, petite ville d'Angleterre ?

J'ai réalisé que, tu ne peux pas juste rester dans ta chambre comme ça et espérer que ça tombe du ciel. Ça ne marche pas comme ça malheureusement ! J'ai toujours adoré Hitchin, c'est un endroit calme et sécurisant, tout était facile. Mais j'avais un tel besoin de m'émanciper, de faire de la musique, de pouvoir jouer sur une scène, que c'est devenu beaucoup trop petit pour moi. C'est là que je me suis rendu compte que j'avais besoin de voir autre chose, d'aller ailleurs, faire découvrir ce que j'avais en moi. J'avais envie de réaliser ce rêve de voyager et pouvoir faire ma propre musique.

Comment t'es-tu découvert cette passion pour la musique ?

Mes parents ont toujours fait de la musique. La radio tournait en boucle. Je ne sais pas si je me suis découvert cette passion, à proprement dire, mais j'ai plutôt réagi à cet environnement musical. Avant même d'avoir 10 ans, je me nourrissais littéralement de ce que j'entendais ou voyais à la télévision, devant MTV par exemple, je pense que tout vient de là.

D'où tires-tu ton inspiration ?

De la vie de tous les jours, des gens qui m'entourent ou ceux que je croise dans la rue, parfois des gens avec qui je travaille. Les interactions m'inspirent, en général.

Des artistes qui t'inspirent plus que d'autres, peut-être ?

Il y en a trop, beaucoup trop, c'est difficile (rires). Mais comme ça, je pense à Feist, une de mes artistes favorites. Je suis allé voir les Rolling Stones et Bruce Springsteen en concert, deux grands moments. Ray La Montagne fait définitivement partie de mes inspirations. Et il y a quelques jours j'ai pu assister au concert d'un de mes groupes préférés à Londres, Fleetwood Mac et c'était tout bonnement incroyable. Un des meilleurs concerts que j'ai vu, je pense.

Pourrais-tu décrire ton album "Chaos and the Calm" en quelques mots ?

Selon moi, il sonne comme un premier album. Beaucoup de gens autour de moi étaient excités de me voir sortir ces chansons et je l'étais tout autant. Enregistrer fut toute une histoire. Être capable de trouver l'univers qui collait parfaitement à chaque chanson, passer d'un son doux et acoustique, à un tempo plus rythmé, tous ces petits détails... Pour moi, c'est un mélange de sons et de sensations, j'avais peur de ce que ce mix allait donner, mais je crois qu'on a trouvé l'équilibre parfait.

As-tu une chanson favorite dans l'album ?

Impossible (rires). C'est une impulsion du moment, parfois j'ai très envie de jouer "Craving", une autre fois "If You Ever Want To Be In Love"... L'album entier est ma chanson favorite (rires).

Concernant le procédé d'écriture, quelles sont tes petites habitudes ?

Je pense que je me pose toujours beaucoup de questions, genre "Est-ce que c'est bien ? Pas bien ?" ou je me dis "Non, ça c'est affreux, ça ne va pas du tout". Et j'adore cette étape de la création. Le stade de l'écriture peut durer longtemps. J'écris quatre vers par-ci, quatre vers par-là. Je prends mon temps, c'est important. Ça ne vient pas en un claquement de doigts.

Tu as reçu un Brit Awards, qu'est-ce que ça fait ?

C'est absolument incroyable ! J'ai l'impression de faire les choses bien. C'est agréable de voir que les gens aiment ma musique. Ça me conforte dans l'idée de continuer dans cette voie et me donne envie de donner encore plus.

Tu as chanté lors d'un défilé Burberry, qu'est-ce que ça fait de chanter live pour ce genre d'évènement ? Est-ce différent des autres fois ?

C'est assez effrayant à vrai dire. Je veux dire, c'est quatorze minutes et pas une minute de plus de live sans interruption. D'ailleurs, j'ai été prévenu au dernier moment genre : "Au fait, les trois chansons que tu dois chanter, tu devras les enchaîner sans t'arrêter". C'était une expérience différente de toutes les autres et c'était excitant, surtout quand on sait que l'audience n'est qu'en minorité là pour nous, donc il faut se dépasser. C'est un défi. Je ne suis pas un passionné de mode, j'aime porter des pièces confortables, mais être remarqué par une marque comme celle-ci, ça flatte, forcément.

Comment c'était d'être en tournée avec Hozier ? Puis après de commencer ta propre tournée ?

C'était génial ! On a vécu six semaines intenses aux Etats-Unis à enchaîner les concerts et, six mois plus tard, les tickets pour ma tournée étaient mis en vente. J'ai pu rejouer dans des salles qu'on avait faites ensemble. Ça s'est passé si vite et j'ai encore du mal à y croire. C'est juste incroyable comme expérience.

Un concert inoubliable en tête ?

Montréal était énorme. Le public, l'énergie de cette foule, c'était incroyable. En janvier, j'ai fait mon premier concert à Paris, au club "Les Etoiles". Et un mois avant, je m'attendais à voir, genre 40 personnes à tout casser, mais 300 personnes sont venus me voir, c'était génial, j'en garde un très bon souvenir ! Mais encore une fois c'est difficile de citer un concert préféré.

Un(e) artiste avec lequel/laquelle tu rêverais de collaborer ?

Feist, je pense. Elle est tellement talentueuse ! Je pense que je ferai tapisserie pendant qu'elle fait des merveilles (rires). J'ai toujours dit que si j'étais né 25 ans avant, j'aurai voulu collaborer avec James Baldwin (ndlr : auteur américain, mort en 1987), il a écrit un de mes livres préférés. J'aurais adoré qu'il compose des paroles et que je ne me charge de les accompagner par de la musique.

Un petit mot pour ton public français ?

Je suis tellement excité de me produire de nouveau à Paris. Au Trabendo d'abord, ce 17 juin 2015, puis je reviendrai en novembre 2015 pour jouer à l'Olympia. L'énergie du public est vraiment exaltante. Et juste, j'adore cette ville, je suis émerveillé à chaque fois que je viens !

Propos recueillis par Héloïse Famié-Galtier.

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