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Jake Bugg : la verite, rien que la verite sur le prodige anglais

Oubliez tout ce que vous avez pu lire sur Jake Bugg, sa mine renfrognée ou son mutisme glaçant. Puretrend a rencontré l'oiseau rare et découvert une nouvelle facette de celui que les médias encensent à tout va. Nominé pour un Brit Awards, en lice pour décrocher deux NME Awards, le petit prodige de la musique british a un talent qui lui pèse sur les épaules mais la fraîcheur intacte d'un garçon de son âge.

Amadouer l'enfant sauvage du rock est plutôt simple : une tasse de thé et du lait. Une cigarette si vous voulez vraiment y mettre les formes. À la sortie d'une session live, il m'attend devant sa loge. Ce qui l'intéresse ? Comment je vais et comment s'est passée ma journée. A croire que sillonner les routes et enchaîner les concerts avec Snow Patrol et Noel Gallagher l'amuse moins qu'une journée lambda de journaliste. Surprise, Jake ne serait donc pas un jeune homme peu bavard et au visage fermé comme on a voulu me le faire croire ? "Ce n'est pas vrai, regarde je te souris" me répond-il lorsque je lui parle de la description que l'on fait de lui dans les journaux. Et effectivement, pendant tout notre tête-à-tête le jeune homme, vrai gentleman au passage, garde le sourire aux lèvres.

En à peine deux ans, Jake a réussi à se faire un nom dans le monde de la musique. De Nottingham à Los Angeles dont il vient de rentrer, sa guitare et un premier album au sommet des charts dans ses bagages, le môme vit désormais sur la route, et rien ne pourrait lui faire plus plaisir. "Je suis reconnaissant que les gens viennent m'écouter et aiment ma musique" poursuit-il l'air d'à peine croire à ce qui lui arrive. Avec son style rock folk et blues influencé par Buddy Holly, Donovan, Mclean (qu'il a découvert dans les Simpson) et Hendrix (avec qui il voudrait collaborer, il rigole quand je lui dis que ça va être difficile) il a su séduire ses pairs. Le public aussi est conquis, lui qui attendait enfin un artiste qui donnerait un nouveau souffle au rock anglais.

S'il semble un peu sorti de nulle part, il ne doit pas son succès à un télé-crochet comme la plupart des artistes britanniques du moment. Il jouerait plutôt dans la catégorie des self-made-men. C'est à son oncle, qui lui offre une guitare à 12 ans et qui lui apprend les rudiments de l'instrument, mais aussi à des heures d'écoute de morceaux d'Hendrix et Robert Johnson, qu'il doit son jeu nerveux, l'essence même de son album. Après une enfance bercée par le foot, il raccroche les crampons pour se consacrer à sa nouvelle passion, la musique. Et force est de constater qu'il a eu raison.

Mais ne croyez pas que le succès lui soit monté à la tête. S'il avoue que beaucoup de choses ont changé dans sa vie, que les tournées sont devenues son mode de vie "tu joues, tu sors prendre un verre avec tes amis et le lendemain ça recommence", il reste un jeune de 18 ans comme les autres. "Dès que j'ai le temps, je joue à la XBox, je fais un peu de foot, je vais au pub, des choses normales de jeunes."

Et la mode dans tout ça ? Si le jeune homme a joué pour Burberry Acoustic et qu'il connaît le mot "podium", il n'a pas vraiment l'étoffe d'un modeux de front row. Hors de question pour lui de changer de style, de dire adieu à sa coupe à la Beatles ou de laisser au placard ses blousons façon K-Way. Il n'a pas non plus de marque préférée et encore moins être associé à des grandes maisons, il est libre Jake. Mais c'est ça aussi qui fait son charme, cette allure de rockeur intemporel.

Après avoir joué à Glastonbury à seulement 17 ans et au Koko, l'une des scènes mythiques de Londres, à 18, le jeune homme ne rêve pas de remplir les stades, mais d'un auditorium, le temple de la musique country. "J'ai joué récemment au Ryman Auditorium de Nashville avec Snow Patrol, l'un des meilleurs shows de ma vie, y donner mon propre concert un jour, ce serait simplement incroyable" confie-t-il. Une manière de suivre les traces de quelques-uns des artistes qui influencent sa musique comme Johnny Cash et peut-être un jour les égaler. Il s'en donne en tout cas les moyens.

Le temps de discuter un peu tourisme et de finir le thé, qu'il est déjà temps de laisser Jake entre les mains d'un autre journaliste. Mais je ne le quitte pas sans décrocher un petit scoop. Il se pourrait bien qu'il nous livre un nouvel album courant 2013...

L'année s'annonce donc très chargée pour Jake. Le jeune artiste est en effet en lice pour le Brit Awards de la révélation de l'année et vient tout juste d'être nominé pour deux NME Awards, celui du meilleur album et du meilleur artiste solo. En mars, il retrouvera le public français avec un concert au Trianon à Paris. L'année 2013 sera donc celle de Jake Bugg, ou ne sera pas.

Marie Bresson-Mignot

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