Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Harcèlement dans les transports : une campagne pour dire stop

4 photos
Lancer le diaporama

Lundi 9 novembre, le ministère des Droits des femmes a lancé une campagne pour dire non au harcèlement sexiste dans les transports en commun. Des affiches et des rappels à la loi pour dénoncer ces atteintes quotidiennes et faire (enfin) bouger les mentalités.

"Hé, mademoiselle, t'as un 06 ?", "Elle est pour moi cette petite jupe ?", "Tu sais que t'es bonne ?". Ce genre de remarques appuyées, les femmes y ont toutes été un jour ou l'autre sujette. Parce que dans la sphère publique, certains hommes se comportent malheureusement comme des prédateurs, le gouvernement a décidé d'agir.

Annoncée cet été, la campagne "Face au harcèlement, agissons" a été dévoilée au public ce lundi 9 novembre. Au programme, un clip vidéo et trois affiches qui seront présentes sur les quais du métro et dans les abribus JC Decaux. L'objectif : verbaliser un problème de société qui empêche les femmes de jouir de leur liberté de se déplacer en toute quiétude.

"Vous n'êtes pas coupable"

Avec cette campagne, présentée aujourd'hui par Pascale Boistard, secrétaire d'Etat chargée des Droits des femmes, le harcèlement sexiste devient persona non grata. "Enfin", a-t-on envie de dire, quand on sait qu'en 2015, 100% des femmes ont été victimes de ces remarques et injures qui peuvent aller jusqu'à l'agression sexuelle.

"Le quotidien des femmes ne doit pas ressembler à ça", est-il rappelé en quatre par trois. Mieux, la campagne martèle un fait essentiel : "Vous n'êtes pas coupable : aucune tenue, aucune attitude ne justifie le harcèlement". Une évidence et pourtant, nombreux sont celles et ceux à légitimer le fait d'être sifflée dans la rue ou qu'une minijupe puisse expliquer le harcèlement.

Trois affiches ont été réalisées, pour symboliser trois parcours : celui d'une victime, d'un agresseur et d'un(e) témoin. Car, comme le rappelle la campagne, "nous pouvons tous intervenir, grâce à quelques réflexes de base et des gestes simples."

Lutter contre l'inaction

Bien sûr, il n'est pas question de se transformer en justicier (même si avec le krav maga, on pourrait). Simplement, en 2015, il n'est plus possible de laisser de tels faits se produire en restant passif.

Nombreux sont les témoignages d'agressions où est évoquée l'inaction des usagers et passants. Un phénomène étudié en sociologie et appelé "dilution de responsabilité" ou "effet du témoin". Pour faire simple, plus on est nombreux à assister à une agression, moins on est enclin à réagir, partant du postulat que quelqu'un, dans la foule, va bien intervenir. Malheureusement, trop souvent, les témoins laissent faire.

La campagne anti-harcèlement du gouvernement rappelle les citoyens à leurs responsabilités et met en place des moyens simples d'intervenir. Ainsi, le 3117 de la RATP est le numéro à contacter en cas d'agression, qu'elle soit à caractère sexuel ou non. Le numéro sera bientôt joignable par sms. Depuis le 1er novembre, il est aussi possible de demander au chauffeur de bus d'être déposé entre deux arrêts, passé 22h30.

Bien sûr, cette campagne de sensibilisation ne changera pas les choses à elle seule, mais elle constitue un vrai pas en avant pour lutter contre le harcèlement.

Retrouvez toutes les informations sur la campagne sur le site du ministère des Droits des femmes.

À ne pas rater