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Gone Girl : 3 questions à David Fincher, maître du thriller

"Seven", "Fight Club", "The Game", "Zodiac"... David Fincher a réalisé les meilleurs thrillers de ces dernières années et revient en force avec son nouveau long métrage : "Gone Girl". Nous avons eu la chance d'en parler avec le cinéaste au cours d'une masterclass... Rencontre. 

Son perfectionnisme est légendaire et son obsession de l'inadaptable lui assure l'image d'un des plus grands cinéastes du XXIème siècle. Rencontrer David Fincher, c'est une peu comme s'approcher d'un mythe ou d'aborder une légende vivante. Partagé entre une admiration incommensurable et une petite boule au ventre, nous avons pu discuter avec le maître du thriller pendant plus d'une heure au cours d'une masterclass. Celui qui présente son nouveau film "Gone Girl" au cinéma le 8 octobre (avec Ben Affleck et Rosamund Pike) n'a pas hésité à user de sa célèbre franchise... Rencontre en trois questions.

Vous êtes célèbre pour être assez dur avec les acteurs lorsque vous travaillez avec eux. Comment avez-vous dirigé le casting de "Gone Girl" ?

En fait, je travaille vraiment différemment selon les comédiens. Certains doivent être libérés, alors que je dois mettre des limites à d'autres. Je m'adapte en fonction. Par exemple, avec Rosamund Pike, j'ai beaucoup travaillé sur le langage du corps, car elle avait du mal à se placer dans l'espace, à cause de ses nombreuses pertes et prises de poids pour des films. Ben Affleck, lui, a un rôle sans limite avec beaucoup de moments très embarrassants. C'est pour ça que je l'ai choisi : il connaît les effets de la presse à sensation et se fiche de ce pour quoi il pourrait passer à l'écran. Et pour Neil Patrick Harris, c'était plus difficile au début car il voulait essayer plein de choses étant donné qu'il n'était pas habitué au genre du thriller. Et il est très expressif. J'ai souvent dû lui dire non. Finalement, il a très vite compris. Ce type est génial : c'est la seule personne qui ait jamais réussi à me faire regarder la cérémonie des Tony Awards en entier !

On passe par toutes les émotions dans vos films, qui nous font même rire alors qu'on aborde les sujets les plus noirs...

Oui, vous l'avez sans doute remarqué, j'aime bien faire en sorte que le public ne sache pas s'il doit rire ou pas. Finalement, j'adore vous voir embarrassés (rires) ! Surtout, j'aime que vous vous demandiez, tout en vous enfonçant dans votre siège et en regardant autour de vous : "Si je ris, suis-je un pervers ?". Au-delà de ça, je me dis que les gens ne vont pas au cinéma juste pour regarder un écran, ils y vont pour avoir un souvenir, un vrai. Et ça marche quand le film les fait rire, sursauter ou encore pleurer.

"Fight Club" fête ses 15 ans cette année. Comment expliquez-vous aujourd'hui le succès de ce film culte ?

C'est un film vraiment particulier pour moi. Je peux dire que j'en suis fier. Heureusement que les producteurs m'ont fait confiance, car beaucoup pensaient que ça ne marcherait jamais. D'ailleurs, quand on a présenté le film à la Mostra de Venise, le jury a détesté... Heureusement, une fois en salles, la tragique histoire de ce film a réussi à trouver son public.

Aurélia Baranes

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