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Golshifteh Farahani : portrait de l'actrice iranienne qui monte

Golshifteh Farahani au Festival de Cannes 2016 pour "Paterson".
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Golshifteh Farahani au Festival de Cannes 2016 pour "Paterson".

A 32 ans, Golshifteh Farahani est la comédienne iranienne dont on parle. Superbe sur le tapis rouge de la 69e édition du Festival de Cannes, elle attire tous les regards. Zoom sur une artiste libre qui le revendique.

Sur le tapis rouge du Festival de Cannes, le 16 mai, on n'avait d'yeux que pour elle. Lors de la montée de marches de "Paterson", de Jim Jarmusch, Golshifteh Farahani attirait les regards. Après un photocall toute de blanc vêtue, c'est dans une robe noire et décolletée que l'actrice iranienne a pris la pose face aux photographes. Sacrilège, penserait-on dans son pays natal, qu'elle a dû fuir contre sa volonté.

Née en 1983 à Téhéran, le parcours de Golshifteh Farahani est loin d'être linéaire, commun encore moins. Enfant virtuose, elle commence à jouer du piano à cinq ans, intègre une école de musique à douze. A quatorze ans, elle est sélectionnée par le Conservatoire de Vienne. Mais contre toute attente, elle refuse l'offre. A la place, elle choisit le cinéma. Cette année-là, elle joue dans son premier film, "Le Poirier", et décroche (déjà) le prix de la meilleure actrice au festival du film de Fajr.

Hollywood et l'exil

Les tournages s'enchaînent à une vitesse folle pour la jeune femme : en l'espace de dix ans, elle joue dans 19 films ! Au début des années 2000, elle démarre sa carrière en France. Mais c'est son premier rôle à Hollywood qui lui attire les foudres de Téhéran. En 2008, elle est au casting de "Mensonges d'Etat" de Ridley Scott, avec Leonardo DiCaprio et Russell Crowe. Pour la première fois depuis la révolution de 1979, une actrice iranienne travaille sur un projet américain. Passeport confisqué et interdiction temporaire du territoire, Golshifteh Farahani est condamnée à fuir.

C'est en France qu'elle pose ses valises. Là, elle rencontre Louis Garrel, dont elle sera un temps la compagne, travaille avec Marjane Satrapi sur "Poulet aux prunes", sans compter ses projets avec des réalisateurs afghan, britannique et iranien. En 2014, elle est nommée au César du meilleur espoir féminin pour "Syngue Sabour : pierre de patience". En 2016, c'est à Muriel Robin et Ana Girardot qu'elle donne la réplique dans "Les malheurs de Sophie".

Une femme libre

Dans sa filmographie, Golshifteh Farahani ne compte que des rôles de femmes fortes et un brin rebelles. "C'est comme ça que l'on me perçoit", expliquait-elle à Paris Match en 2014, "C'est bizarre mais on ne vient jamais me chercher pour jouer une femme passive qui cuisine pour son mari."

Enceinte et contaminée par des produits chimiques durant la guerre Iran-Irak dans "M comme Mère", enseignante volontaire dans un trou perdu dans "My Sweet Pepper Land", l'actrice aime "repousser les limites". Comme sur ce cliché pris par le photographe de mode Paolo Roversi où on la voit poser nue, publié par la revue Égoïste en 2015. Un geste éminemment politique pour cette femme libre qui se revendique pourtant "anti-féministe".

Après Cannes, elle rejoindra les planches de la Cartoucherie, à Paris, où elle joue "Anna Karénine". Puis, c'est dans la production hollywoodienne "Pirates des Caraïbes 5" qu'on la découvrira. Une comédienne qui monte, on vous le dit.

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