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Gente de Bien : enfance et lutte des classes

"Gente de bien" est un film colombien de Franco Lolli suivant le passage trop rapide à l'âge adulte d'un enfant de dix ans, Eric. A travers ses yeux, on assiste à un impitoyable jugement de la société colombienne et de toutes les failles qui la traversent. En DVD et Blu-ray le 7 octobre.

Eric, 10 ans, se retrouve à vivre du jour au lendemain avec Gabriel, son père qu'il connaît à peine. Voyant que l'homme a du mal à construire une relation avec son fils et à subvenir à leurs besoins, Maria Isabel, la femme pour laquelle Gabriel travaille comme menuisier, décide de prendre l'enfant sous son aile.

Ce qu'Eric subit, ce n'est plus ni moins qu'un abandon en bonne et due forme. Son père est un étranger avec qui il n'a pas de liens et avec qui il ne cherche manifestement pas à en avoir. Pauvre, ce dernier se débat pourtant avec dignité pour survivre et s'occuper de son fils. En réparant des meubles anciens chez des gens riches, ils rencontrent Maria Isabel qui se prend d'affection pour ce duo hors norme et entreprend de les aider, un peu contre leur gré. Elle rhabille l'enfant et emmène père et fils en vacances pour Noël.

Gente de bien : la violence des rapports sociaux

La cohabitation entre deux mondes qui se choquent et s'entrechoquent ne se passe logiquement pas très bien. Si le père, soumis, ne dit trop rien, pour Eric, c'est plus dur. Il est choyé mais en butte aux moqueries des enfants de sa "bienfaitrice". Le problème, c'est que le père ne sait pas vraiment quoi faire de son fils, ni comment, tant sentimentalement que financièrement, et trop lâche peut-être, subi la situation plus qu'il ne la contrôle. La cohabitation entre les deux mondes est finalement trop violente pour lui et, humilié, il sent bien que sa place n'est pas là. Résultat, avec son fils qui rêve de cette vie, et qui réussit à l'avoir le temps de quelques jours, cette situation créée une trop grosse fracture et Eric se voit confié à Maria Isabel.

Mais, là aussi, les conflits sont nombreux. La famille de cette dernière, ces enfants notamment ne comprennent pas. Et l'enfant, que son père a laissé, est finalement mis à l'écart avec toute la cruauté dont sont capables les enfants. La "mayonnaise" sociale ne prend pas et les différences de classe sont trop importantes pour être résorbées. Quand la réalité le rattrape, Eric comprend que ce qu'il vit n'est pas pour lui. Son apprentissage de la vie se fait donc en accéléré. Pour lui, c'est tout un monde qui s'écroule. Sa mère, son père, sa bienfaitrice... Le regard de l'enfant sur celui des adultes est sans concession et le passage d'Eric entre les deux se fait avec brutalité et chaos. Si le film est éminemment politique et en dit long sur l'état d'un pays comme la Colombie, traversés par d'énormes différences sociales, il faut aussi y voir une réflexion sur l'enfance, un moment privilégié qu'il convient de protéger et franchir étape par étape.

La bande-annonce de "Gente de bien", le 7 octobre en DVD et Blu-Ray.
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