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Gary Oldman, de Dracula à Robocop : rencontre avec une légende du cinéma

"Dracula", Léon", "Harry Potter", "Batman" et maintenant "Robocop" : Gary Oldman a joué dans les plus grands films de ces dernières décennies, ce qui le place directement dans la liste des légendes du cinéma. Rencontre avec l'acteur venu présenter à Paris le film "Robocop". 

Dans la même salle où est installée la belle Abbie Cornish (notre interview ici), il nous regarde, détendu et sûr de lui. Et si au cinéma il a joué les méchants les plus cultes (Dracula, on frissonne encore), ses yeux pétillants et son sourire franc nous rassurent tout de suite. Heureux de pouvoir goûter quelques "pâtisseries" (il dit le mot en Français), Gary Oldman s'installe confortablement sur le canapé et nous dévoile ses impressions sur le film qu'il est venu présenter : "Robocop" de José Padilha.

Parlez-nous de votre personnage, le DR. Dennett Norton qui a créé "Robocop"...

Ce qui est important autour de Norton, c'est que c'est une personne profondément humaine, qui ne veut pas être impliquée dans ce qui semble être mauvais ou inhumain. Robocop est plutôt un challenge pour lui, mais il va vite se rendre compte qu'il va devoir prendre quelques responsabilités. C'était sympa d'être dans cette dynamique, surtout quand on est aussi bien entouré pour le film.

Ce qui est troublant dans "Robocop", c'est ce côté science-fiction qui ne semble plus si éloigné du monde dans lequel on vit aujourd'hui, avec toutes les nombreuses évolutions...

Quand j'ai entendu parler de ce projet de film, ça m'a tout de suite paru censé d'en faire partie, j'en ai vraiment eu envie. Et c'est entre autre grâce à ce côté science-fiction qu'on peut presque appeler "science-fact" désormais. D'ailleurs en 1987, quand le premier "Robocop" de Paul Verhoeven est sorti, qui aurait pu imaginer que peu de temps après on retrouverait autant de drones armés ? A l'époque, c'était de la science-fiction, aujourd'hui, on les a vraiment.

Norton est beaucoup plus sensible et humain que dans le "Robocop" original, on a d'ailleurs l'impression de retrouver la relation entre Frankenstein et sa créature, est-ce une chose qui vous a plu ?

C'est vraiment l'histoire de Frankenstein, c'est vrai, mais dans le premier film aussi. On retrouve bien ce parallèle entre un homme très intelligent qui crée une personne, sa "créature". Le premier film a vraiment été inspiré par l'histoire de "Frankenstein", avec un côté plus Hollywoodien évidemment. Le DR Norton dans cette version 2014 est peut être plus comme un artiste, il est très sensible, il a plus d'émotion c'est vrai.

Tout comme "Harry Potter" ou encore "Batman", "Robocop" pourrait bien devenir une saga. Est-ce quelque chose que vous aimez particulièrement de développer vos personnages ?

J'aime beaucoup ça mais il faut que ça en vaille la peine. Je me pose quelques questions avant, comme "Que peut-il se passer après ?" "Que veux-tu faire de ce personnage ? "As-tu envie d'y rester collé ?" (Rires) Ça peut vraiment rester un long moment dans ma tête, j'ai besoin d'avoir la sensation d'aider à mieux développer le personnage mais sans pousser trop loin pour que ce ne soit pas absurde.

Dans une interview, vous êtes revenu sur la relation d'Alex Murphy (Robocop) et son fils qu'il ne veut pas décevoir, est-une chose qui vous concerne aussi ?

Oui, mais justement, il y avait un petit malentendu dans cette interview qui avait été mal retranscrite. Je parlais surtout de la relation entre Norton et Alex. Ce que je disais justement, c'est que s'il y a bien une chose que vous ne voulez pas faire dans votre vie, qui vous inquiète vraiment, c'est de décevoir vos enfants. J'ai été un père célibataire, j'ai divorcé 3 fois, je sais bien que je ne suis pas un Fuck*ng héros ! Si je devais décevoir mes enfants, je serais vraiment dévasté. Et c'est plus ou moins ce qu'il se passe avec le Docteur Norton, il est dans une mauvaise posture, il va devoir faire les bons choix et gagner la confiance d'Alex qu'il ne veut pas décevoir. C'est important pour moi, tout comme pour mon personnage.

Propos recueillis par Aurélia Baranes.

"Robocop", au cinéma le 5 février 2014.

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