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Game of Thrones : dans les coulisses d'un succès épique

"Game of Thrones", c'est la série qui bat tous les records et est parvenu à renouveler l'héroique fantasy après le succès de la saga "Le Seigneur des Anneaux". Le bijou de HBO a connu une naissance mouvementée, entre pilote raté et logistique digne du Débarquement. Voyage dans les coulisses d'un phénomène.

Série la plus téléchargée, la plus regardée, la plus "tout", "Game of Thrones" a révolutionné le monde de la fiction sur petit écran en l'espace de 3 saisons. Alors que la 4e est en cours de diffusion sur HBO (et nous réserve encore bien des surprises), le magazine Vanity Fair consacre un dossier à la série phénomène et revient sur sa naissance tumultueuse.

Car transposer à l'écran les 7 romans fleuves de George R.R. Marin relève un peu de la folie. Mais ce morceau de littérature, mélange de batailles, de sorcellerie, de complots et de tortures sanglantes valait le coup. De cela, David Benioff et Daniel B. Weiss, les créateurs de la série, n'en ont jamais douté.

Une saga où tout peut arriver

La rédaction de cette histoire à la galerie de personnages impressionnante a débuté en 1991. Son auteur, qui a travaillé pendant une dizaine d'année sur "The Twilight Zone" connaît bien le milieu de la télé et ce qu'il peut avoir de frustrant. Lui rêve d'une épopée sans limites, où tout peut se passer. Son modèle en la matière : Alfred Hitchcock. Lorsque Janet Leigh se fait poignarder sous sa douche au bout de 20 minutes du film "Psychose", il n'en croit pas ses yeux. "L'effet de surprise est dément. J'ai essayé de m'en inspirer dans mes propres récits. De donner le sentiment que tout, absolument tout, peut arriver."

Bien sûr, il y a aussi du Tolkien dans sa saga, et il cite également le français Maurice Druon et "Les Rois Maudits". En 2006, 4 volumes arrivent sur le bureau de David Benioff, le futur producteur. Au bout d'une centaine de pages, il appelle Daniel B. Weiss, un ami croisé à la fac. Il lui dit de courir acheter le bouquin. "Ca fait très, très longtemps que je ne me suis pas autant éclaté !".

Un genre dépoussiéré

Pour les deux hommes, nul doute possible, les livres doivent être adaptés à l'écran. Leur projet : "Les Soprano téléportés en pleine Terre du milieu de Tolkien". Mais reste d'abord à convaincre George R.R. Martin, qui a déjà débouté plus d'un candidat, refusant entre autre de voir son oeuvre tronquée en un seul film de 2 heures. "Notre seul atout, c'était notre passion inouïe pour le projet", explique Weiss. Lors de leur premier rendez-vous, l'auteur n'hésite pas à les tester, leur posant la question à 1 million de dollars. "Qui est la mère de Jon Snow, le bâtard de Winterfell ?" Il faut croire qu'ils ont donné la bonne réponse, car ils ont obtenu sa bénédiction.

Une logistique folle

Ne restait plus qu'à convaincre une chaîne. Ils n'en avaient qu'une en tête, HBO, la chaîne où ont vu le jour "Les Sopranos". Rendez-vous est pris avec Carolyn Strauss, directrice des programmes, en mars 2006, puis avec Mike Lombardo, président des programmes. Les deux sont conquis. Mais le pilote tourné 3 ans et demi plus tard laisse à désirer. "Nous ne voulions rien faire qui évoque le petit écran car le scénario suggérait tout autre chose", raconte Tim Van Patten, un réalisateur appelé en renfort.

Le nouveau est validé, et ouvre la voie au lancement de la série. Mais la première saison a été un enfer. Car pas moins de 4 équipes sont requises, travaillant simultanément dans 4 lieux différents. "Coordonner et rassembler tout ce monde réclamait une logistique digne du Débarquement. Sauf qu'il fallait recommencer toute l'année", explique le réalisateur.

Une fin douce-amer

Les difficultés n'empêchent pas la bonne ambiance de régner sur le plateau, comme l'indique Sophie Turner, alias Sansa Stark. "Sur le plateau, ils sont plutôt du genre à plaisanter. Pendant un moment, ils ont joué à Fruit Ninja sur leurs smartphones, maintenant c'est à Candy Crush !" En revanche, les acteurs savent tous qu'une épée de Damoclès plene au-dessus de leurs têtes (y compris celle de Daenerys, ake Emilia Clarke, l'une des révélations de la série).

Car ni l'auteur, ni les créateurs n'ont peur de tuer les personnages, comme ils en ont fait la preuve dans le massacre des "Noces pourpres". "Trois des principaux personnages sont éliminés en l'espace d'une minute et demie, souligne Van Patten. "J'en ai tué beaucoup dans ma carrière, mais quand j'ai lu ça, je me suis à moitié étouffé : 'Putain de merde ! Quel courage !' Est-ce qu'on aurait pu faire ça il y a 10 ans ? Avant 'Les Sopranos' ? J'en doute fort."

La fin, seuls George R.R. Martin et les créateurs de la série la connaissent. Et elle aura un goût doux-amer. Pour prouver, comme "Game of Thrones" l'a fait, que plus rien ne sera jamais comme avant.

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