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Fashion Week : stress et couacs, les coulisses d'un défilé comme si vous y étiez

Mardi, Jean-Charles de Castelbajac présentait sa collection printemps-été 2015 à Paris. Un moment attendu mais somme toute banal pour qui fréquente les Fashion Weeks. Mais vu des coulisses, le ballet est des plus truculents, entre couacs et indiscrétions. Reportage.

Mardi 30 septembre, 10h30. Déjà, le personnel de la maison Castelbajac se presse sur le trottoir devant le 22, rue de Lübeck dans le 16e arrondissement de Paris. C'est dans cet ancien garage auto transformé en salle de spectacle que se tient le "défilé/performance" de JCDC. A l'intérieur, le catwalk improvisé est encore vide, et les pavés qui le recouvrent risquent de donner du fil à retordre aux mannequins d'un jour.

Elles se trouvent encore à l'étage, dans les backstages nichés dans un espace pour le moins réduit. "Cette année, ça va être compliqué, vous allez entrer au compte-goutte". Les attachés de presse de Shu Uemura, partenaire depuis six ans des défilés de Jean-Charles de Castelbajac, annoncent la couleur.

Pas grave, on se faufile avant tous les autres, croisant les jeunes filles débauchées par la maison de couture suite à un casting sauvage. Des filles comme vous et moi, sinon un peu plus fines et plus haut perchées, qui attendent déjà sur le palier les premières répétitions.

Au milieu d'elle, Pauline Lefèvre, l'ancienne Miss Météo de Canal+ toujours lookée conviée à l'évènement et enrhumée ce jour-ci. Du côté du backstage coiffure, ça se précipite. Au milieu du fouillis de chaussures, sacs à mains et prises électriques, trois coiffeuses japonaises s'évertuent à fixer les extensions capillaires d'une des mannequins. La jeune femme s'inquiète déjà de pouvoir les enlever car elle doit filer juste après.

Défilé JCDC collection printemps-été 2015
Défilé JCDC collection printemps-été 2015

"Faut dégager, on va lancer"

De notre poste d'observation improvisé, le ballet se met en place. Scotché à son oreillette, un opérateur débite ses ordres et soupire au moindre couac. "On peut avoir les filles en line-up, il y a la musique qui commence. Dépêchez-vous !" A l'étage du dessous, les basses résonnent, telles des pulsations.

Les tops d'un jour doivent elles aussi sentir leurs battements de coeur s'accélérer. Partout, ça grouille : une coiffeuse court après un fer à lisser, une autre arrive avec une robe qu'elle protège du mieux qu'elle peut. "Vous êtes prêtes ?" On y croit, mais c'est là que la musique flanche. "Qu'est-ce qui se passe encore ?"

Les filles sont sages et ne mouftent pas, pourtant, l'une attend en soutien-gorge, des pointillés peints sur les bras. La pause permet aux maquilleurs de commencer leur travail, entre deux portants.

"Oula, elle est au taquet"

La musique repart enfin, les filles empruntent l'escalier et nouveau couac : leurs chaussures s'y accrochent, provoquant des retards. Il va falloir corriger ça. En bas, c'est l'épreuve des pavés, dont peu s'en sortent indemmes. Sur l'écran qui retransmet la répétition, les pas sont parfois hésitants.

Pauline Lefèvre et l'épreuve du feu : les pavés.
Pauline Lefèvre et l'épreuve du feu : les pavés.

"Doucement", commentent les petites mains en coulisses. "Oula, elle est au taquet", entend-t-on au passage d'une fille plus que pressée. Le petit tour terminé, direction le maquillage. Problème, la pièce peine déjà à accueillir l'équipe. On reste sur le seuil, lorgnant sur ce teint solaire voulu par Shu Uemura, hommage aux années 70 qui inspirent la collection de JCDC.

La chevelure est ramenée en arrière et lustrée à l'aide de l'huile sèche Essence Absolue. Maître-mot : "l'aérodynamisme". Au micro des journalistes, Castelbajac parle de ce défilé comme d'un "exemple de style" avec "des mannequins qui ne sont pas des mannequins". En partenariat avec Kia Motors, ce sont des voitures qui déposent certaines filles sur le catwalk.

La collection ? Colorée, hautement graphique, jolie. Le créateur dit avoir voulu "construire un habitacle". Le résultat est plutôt réussi.

Tandis que les filles filent s'habiller en coulisses, on prend la poudre d'escampette, avant la valse d'arrivées des invités, people et fashionistas. Dehors, la foule se presse déjà, intriguant les badauds qui se demandent ce qui se trame là. Quelques pas, un peu d'air. On tourne au coin et déjà l'agitation disparaît. Le temps de la Fashion Week est passé.

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