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Fashion Week Paris Ete 2010: Hugo Boss

C'est dans un décor sauvage, le cadre très industriel des Halles Freyssinet du 13éme arrondissement, et au son d'une majestueuse musique, la suite N°3 de Jean-Sébastien Bach, que Bruno Pieters a fait défiler ses silhouettes fines, élégantes. Une collection classique, sobre, efficace et en contraste total avec son environnement brut. Une opposition que l'on retrouve dans la progression d'une collection évoluant d'un blanc immaculé vers un bleu marine, qui se transforme en noir de jais.

 

Le designer belge prétend s'être inspiré des paysages marins du photographe allemand Wolfgang Uhlig. On le croit aisément en contemplant l'architecture des coupes, parfaites, franches et symétriques. Et en humant l'air marin qui s'échappe de cette collection bercée de rayures bleu navy, de bermudas impeccables qui nous rappellent ceux des matelots d'antan.

Le pantalon carrot revisité ici pour et par les hommes s'impose comme la pièce phare de ce défilé. Court, à la taille haute, large à l'entrejambe, resserré sur les chevilles, ce must-have que l'on retrouve dans presque tous les défilés de la fashion week tombe ici sur des spartiates montantes qui nous font penser à celles des gladiateurs romains. Un style que l'on retrouve dans quelques vestes constellées de sequins dorés telle l'armure de ces guerriers de l'Antiquité.

Bruno Pieters signe pour Hugo Boss une jolie collection, toute en nuances, en contrastes, en oppositions. Et probablement inspirée de l'air du temps, d'une heure où il fait bon de se tourner vers ce qu'il nous reste d'élégance. D'une mode qui peut encore se targuer de confectionner une invitation au rêve dans un contexte économique en friches.

Marie Varroud-Vial

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