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Fashion Week : le règne de l'ultra naturel sur les podiums

Au milieu des bouches dark et des regards fumés, une tendance forte s'est dessinée durant la Fashion Week Automne-Hiver 2016/2017 : le triomphe du naturel, pour ne pas dire de l'ultra nude tirant sur le no make up. Teint monochrome, absence de blush, bouche nue, la toile blanche règne en maître sur le podium.

La Fashion Week de Paris a fermé ses portes mercredi après neuf journées de défilés où se sont dessinées les tendances maquillage pour la saison Automne-Hiver 2016/2017. Fait marquant de cette édition, le contraste entre deux visions de la femme.

L'une, aperçue sur le show Dior ou Louis Vuitton, sophistiquée, les lèvres dark nappées d'une teinte violine. Ou le regard charbonneux à l'extrême, comme chez Dries Van Noten. En résumé, l'ultra maquillage théâtral à souhait.

L'autre vision, portée par une majorité des défilés, présente une femme au visage naturel, peu ou pas maquillé. Un nude qui porte mal son nom tant les make up artists poussent la tendance dans ses derniers retranchements, négligeant toute notion de "mise en beauté" en laissant les mannequins nus ou presque de tout fard, remisant le blush au placard et zappant l'illuminateur.

Les canevas vierges de la Fashion Week

Le résultat, monochrome, redéfinit les contours du nude en maquillage. Apparue dans le milieu des années 90 sous les coups de pinceau du make up artist britannique Dick Page, la tendance a un maître mot : le naturel. C'est le règle du "less is more", du visage maquillé sans être maquillé, de l'effet bonne mine.

Une petite nouveauté devenue au fil des années la règle, faisant naître chez toutes les marques des collections attitrées déclinant le beige (Les Beiges de Chanel), bois de rose et autre écru. Ont suivi les BB et CC crèmes, avec pour mission de parfaire notre teint de pêche sans afficher la lourdeur du fond de teint.

"Moi en mieux", voilà le modèle à suivre. Une image bousculée aujourd'hui par les make up artists sur la Fashion Week parisienne Automne-Hiver 2016/2017.

Exit l'effet bonne mine tant recherché, le naturel se fait brut de décoffrage. Les mannequins, pas maquillés ou presque, dévoilent leur teint monochrome, dépourvu de contraste en l'absence de blush et de tout contouring.

Le règne du no make up sur Instagram... et sur les podiums

Chez Giambattista Valli, la demi-queue de cheval wet s'accompagne d'un teint tout juste matifié. En dehors de la bouche, illuminée d'une touche de brillant transparent, on pourrait croire que les tops ont zappé l'étape maquillage.

Même donne chez Haider Ackermann où même les sourcils se font comme gommer sous les coups de boutoir de l'ultra nude. Transformés en toiles vierges, les tops se font les égéries du nude à l'extrême, frisant avec la tendance no make up, si présente sur la Toile.

Sur les réseaux sociaux, les célébrités n'hésitent plus à s'afficher le visage sans maquillage, porte-étendard du naturel, assumant rides et imperfections ou simplement petite mine au réveil. Une honnêteté marketée qui suit le courant du no Photoshop. Sois belle au naturel, voilà le slogan de ces stars au teint si travaillé sur tapis rouge qui promettent de nous faire rêver en pyjama.

Quel maquillage dans notre vanity ?

Visiblement inspirés par le phénomène de société, les défilés poussent la tendance plus loin, jouant avec la notion de glamour. Chez Rick Owens, le teint monochrome s'associe à des cheveux plats et un peu huileux. Bye bye les brushings et autres wavy sexy, le naturel se fait dictatorial, le correcteur est proscrit.

Quand on sait que les défilés conditionnent les collections de maquillage de demain, on peut se demander quels effets aura le no make up sur notre vanity. On imagine déjà le successeur de la BB et CC crème, encore plus léger, encore moins couvrant. Le blush lui n'a pas droit de cité.

Au final, un gain certain pour le porte-monnaie, mais pas pour les marques. Pas sûr donc qu'elles s'alignent.

C.B.

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