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Fashion Week 2016 : les beautés métisses s'imposent sur les podiums

Défilé Issey Miyake à la Fashion Week de Londres.
Défilé Issey Miyake à la Fashion Week de Londres.

En force ! La diversité était de mise, et revendiquée, sur les podiums de la dernière Fashion Week parisienne. Une ribambelle de mannequins métissée s'y sont imposés, après des années d'une mode considérée comme trop "blanche". 

Il y a deux ans, Naomi Campbell déplorait le manque de mannequins de couleur sur le catwalk et dénonçait avec force le racisme, trop souvent banalisé, qui sévissait dans le mannequinat. En 2016, pourtant, c'est la diversité qui est prônée sur les podiums. Car si le message ne passe pas du côté d'Hollywood avec les Oscars 2016 et la polémique autour de ses nominations d'acteurs tous blancs, le métissage est mis à l'honneur sur les premiers défilés de l'année.

2016: le métissage revient en force

Chez H&M Studio, la diversité est affichée en étendard, ascendant melting pop, alors que mannequins café au lait, blancs et transgenres partagent le podium. On y retrouve l'incontournable Jourdan Dunn, mais aussi de nouveaux visages comme celui de la dernière "it girl" en date du mannequinat, Imaan Hammam.

Balmain, de son côté, signe un défilé tout en nuances avec l'apparition de Maria Borges, mannequin angolais de 23 ans, figure montante de cette nouvelle génération de tops de couleur. Sans parler de Chanel, qui a su faire sensation en choisissant comme égérie l'électrique Willow Smith. Signe des temps...

Dans la foulée, la maison italienne Prada se sera démarquée en mettant en avant des noms et des visages qui s'imposent face aux standards de beauté depuis trop longtemps confisqués par les femmes blanches. Parmi eux, Yasmin Wijnaldum, muse de la marque de luxe à seulement 17 ans, ou encore Aya Jones, mannequin ivoirien de 20 ans.

Entre autres exemples, et non des moindres, signalons celui de Lineisy Montero, véritable phénomène qui, à 19 ans, truste toutes les campagnes et les catwalks, au point d'être déjà surnommée le "mannequin aux 68 podiums".

Mannequins de couleur : des figures emblématiques des 90's au grand vide des années 2000

Une petite révolution, après une trop longue absence. Les années 80-90 avaient célébré la diversité en faisant la part belle aux icônes noires et métisses, toutes emblématiques. Il y eut Iman Bowie, muse d'Yves Saint-Laurent et icône des 80's, Naomi Campbell, premier mannequin "black" à poser en couverture de Vogue Paris en 1987, ou encore Alek Wek, la sublime sud-soudanaise dont la carrière explosa en 1997 après qu'elle fut choisie comme "mariée" de Vivienne Westwood.

A l'aube des années 2000, pourtant, l'heure est au caricatural retour des visages caucasiens. En 2008, la beauté métissée regagnera finalement, et timidement, du terrain avec l'avènement de Jourdan Dunn, qui s'impose alors... jusqu'à cette année 2016, en forme de renaissance.

Lineisy Montero, un nom à retenir.
Lineisy Montero, un nom à retenir.

2016, affaire de nuances ?

Si le "Black Power" fait un retour triomphant, cela n'empêche pas Jourdan Dunn, cover girl du ELLE UK du mois d'avril 2016, d'y mettre un bémol. "Il y a nettement plus de filles de couleur représentées", y confie-t-elle à notre confrère britannique, "mais (...) je voudrais qu'on arrive à un stade où voir une fille noire, n'importe où, ne soit plus un événement".
En février dernier, Omar Sy se glissait dans la peau du premier artiste noir de la scène française au début du XXème siècle (dans "Chocolat", le film de Roschdy Zem). Plus récemment, un autre long métrage, "DieuMerci !" (de Lucien Jean-Baptiste) a lui aussi fait le portrait, en creux, d'une société où le statut des acteurs de couleur reste encore trop périphérique.

La mode, à l'heure où elle s'affirme comme révélateur des mutations sociétales, va-t-elle permettre cette "banalisation" du métissage espérée par Jourdann Dunn ? S'il y a encore fort à faire, les catwalks pourraient bien montrer l'exemple et changer la donne.

Héloïse Famié-Galtier

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