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Etude : les femmes plus vulnérables que les hommes à des postes élevés ?

Les femmes sont plus menacées de dépression que les hommes à même hauteur de responsaiblités.
Les femmes sont plus menacées de dépression que les hommes à même hauteur de responsaiblités.

Alors que l'égalité hommes-femmes au travail est loin d'être atteinte et qu'au mieux, on l'attend pour 2095, une étude américaine met en évidence que les femmes possédant un poste haut placé en entreprise seraient plus menacées de dépression que les hommes. Des résultats alarmants qui s'expliquent. 

Difficile de ne pas penser au personnage de Miranda Priestly du film "Le Diable s'habille en Prada" lorsque l'on parle de femmes arrivées à un poste élevé. La femme dragon, un brin caricaturale, de la fiction est au sommet de sa carrière et connaît quelques accès de colère. Et si ce dernier point n'était pas qu'une parodie ? Une étude américaine révèle en effet que les femmes seraient plus vulnérables que les hommes à des postes élevés avec une plus forte tendance à développer des symptômes propre à une dépression. Focus.

Pour mener à bien ce projet, des sociologues américains se sont penchés sur le cas de 1500 femmes du Wisconsin, autour de la cinquantaine en les comparant à 1300 hommes du même âge et résidant dans le même Etat américain.

De nouveaux écarts hommes-femmes

A première vue, difficile de ne pas être légèrement révolté par cette assertion qui sonne comme une sentence. L'étude menée par Tetyana Pudrovska, professeur en sociologie à l'Université du Texas montre que les femmes possédant un travail impliquant un fort pouvoir d'autorité (comprendre : engager, virer et payer le personnel) seraient plus susceptibles de développer des symptômes de dépression. En ce qui concerne les hommes, ce serait l'inverse. "Les hommes ayant un travail avec un pouvoir d'autorité fort souffrirait moins de symptômes de dépression que ceux en bas de l'échelle sociale", explique-t-elle dans le rapport de l'étude. Si, comme toute autre étude, le bilan se doit d'être nuancé ne se basant que sur une petite tranche de la population, il donne de l'eau au moulin aux nombreux misogynes qui peuplent les entreprises. Mais comment arrive-t-on à un tel phénomène ?

Une histoire de stéréotypes

Selon Tetyana Pudrovska tout viendrait de stéréotypes très encrés dans les mentalités. En effet, une femme atteignant des sphères élevées d'une entreprise est victime de nombreux jugements négatifs, notamment quand elle montre sa confiance en soi et s'affirme. L'afflux de remarques ou le simple fait d'avoir connaissance de ses stéréotypes généreraient un stress chronique aboutissant à des symptômes de dépression. A des postes similaires, les hommes se retrouvent une nouvelle fois bien lotis et n'ont pas à faire face à de stéréotypes particulièrement marqués.

"Ce qui est frappant, c'est que les femmes qui nous ont permis d'aboutir à cette étude possèdent des avantages dans les caractéristiques qui présagent d'une bonne santé mentale", explique encore le professeur de sociologie, "Mais elles ont beau avoir une meilleure éducation, un salaire plus élevé, une profession plus prestigieuse et une plus grande satisfaction dans le travail et l'autonomie, elles présentent une santé mentale plus fragile que des femmes ayant un statut inférieur". On l'aura compris, les femmes sont une fois de plus victime du poids d'une vision archaïque du statut de la femme de la part de la société. En dehors des inégalités criantes hommes-femmes, celles-ci souffrent également de lourds stéréotypes. Autrement dit, il reste encore un long chemin à parcourir.

Financée par le National Institutes of Health, cette étude sera publiée dans son intégralité dans le Journal of Health and Social Behavior dès le mois de décembre 2014.

H. F-G

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