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Du glyphosate dans les tampons bio : Jho nous répond

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La semaine passée, le magazine 60 millions de consommateurs a relancé un pavé dans la marre en publiant les résultats de tests pratiqués sur des protections hygiéniques. Bilan, 3 ans après les révélations autour du choc toxique et de la composition des tampons et autres serviettes, on trouve toujours trace de glyphosate et de perturbateurs endrocriniens - y compris dans certaines références bio. On essaye de comprendre.

Avant même de paraître en kiosques, 60 millions de consommateurs s'est assuré de faire grand bruit. En dévoilant les résultats de ses tests effectués sur une sélection de marques de protections hygiéniques, la revue a relancé la polémique. Car après plus de 3 ans jalonnés de multiples articles, de pétitions, un reportage fouillé ('Tampon, notre ennemi intime" - France 2) et un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) appelant les fabricants à "améliorer la qualité" des produits, les progrès se font attendre. Et on trouve toujours des traces de pesticides et de perturbateurs endocriniens dans nos chères "protections".

Première réaction : la colère. Mais avant de tout brûler et de paniquer sur ce qu'on peut bien appliquer au contact de nos muqueuses, il convient de regarder en détails l'étude. Premier problème souligné par 60 millions de consommateurs, la composition toujours en bonne partie opaque de nos protections. Si certaines marques (pour certaines commercialisées en grande distribution) ont fait des efforts pour communiquer, la majorité demeure toujours mystérieuse et il est difficile d'en savoir plus, au delà de termes génériques et flous tels que "polymère".

"Sur les 15 références de notre essai, seule la moitié – les serviettes Saforelle, Love & Green et les tampons Tampax, Nett, Organyc, JHO et Natracare – affichent les composants sur l'emballage."

Chez les marques bio, en revanche, les efforts sont notés par le magazine.

"Les produits à base de coton biologique ont tendance à être plus transparents sur les composants de chaque partie (voile de surface, coeur absorbant...) que ceux des autres marques, qui se contentent d'une liste générale détaillée seulement sur leur site web."

Second sujet polémique, la présence de résidus de pesticides, parmi lesquels le glyphosate, ainsi que de perturbateurs endocriniens comme la dioxine. 60 millions de consommateurs a ainsi testé 8 références de tampons et 7 de serviettes périodiques. Et mauvaise nouvelle, si quelques marques s'en sortent haut la main, d'autres, même bio, sont épinglées par l'étude. Les taux demeurent en dessous des seuils sanitaires imposés, comme l'avait relevé l'ANSES dans son rapport, mais on est en droit de se poser des questions. Nous avons donc voulu en savoir plus et interroger Jho, marque de protections bio testée et dont nous avons eu l'occasion de vous parler.

"Jho signifie 'juste et honnête'. C'est une véritable ligne de conduite au quotidien pour toute notre équipe : fournir les produits les plus sains en toute transparence (...). Pour que nos produits incarnent véritablement nos valeurs, nous avons recherché la certification la plus stricte qui existe dans le domaine du coton bio. Cela nous a amené à tisser un partenariat avec un fabricant dont les produits sont certifiés et testés par GOTS, qui est aujourd'hui le label international le plus certifiant dans ce domaine", relate Dorothée Barth, l'une des deux créatrices de la marque.

"3 tests sont pratiqués systématiquement sur chacun de nos produits : 2 par le label GOTS (1 sur la chaîne d'approvisionnement, 1 sur le produit fini) + 1 par un labo indépendant chez notre fournisseur, sur la matière première (le coton bio). Nous et notre fabricant prenons très au sérieux ces analyses. La référence de tampons testée par 60 millions de consommateurs a passé tous ces tests, la barre fixée pendant leur test est juste exceptionnellement basse, cela s'est joué à quelques nanogrammes de traces de résidus. C'est une dose qui ne met pas en cause la santé d'une femme, et à ces quantités il est possible qu'il s'agisse d'une pollution environnementale.

C'est néanmoins l'occasion pour nous de renforcer les exigences des tests que nous faisons de notre côté afin de diminuer encore les traces de possible contamination, même si le risque 0 n'existe malheureusement sur aucun produit de consommation, notre planète étant en mauvais état...

Nous avons lâché nos jobs et fondé Jho il y a presque un an pour offrir des produits sains aux femmes et pour aider d'autres femmes dans la précarité. Cette raison d'être ne changera jamais. Nous mettons donc toute notre énergie dans la mission que nous nous sommes fixée !"

Difficile à l'heure actuelle de trouver une protection jetable à 100% safe et sans la moindre contre-indication. On souhaite vivement que cette nouvelle - et énième étude - pousse les industriels à encore améliorer leur cahier des charges (Jho a indiquer sur son compte Instagram renforcer encore un peu plus ses contrôles). La prise de conscience est finalement récente, et les efforts des marques doivent être accompagnés (et vérifiés), afin que chacune puisse vivre sereinement ses règles.

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