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Dans la boîte à bijoux d'Alexandra Benitah, créatrice d'Ela Stone

Des bijoux antiques ou d'inspiration art-déco, pâtinés, comme déjà portés, c'est la patte Ela Stone. En trois ans, cette marque de bijoux haute fantaisie s'est imposée dans les corners des grands magasins avec des créations rétro qui semblent tout droit sortis de la boîte à bijoux d'une actrice des années 30. Ela Stone ouvre aujourd'hui sa première boutique à Saint Germain des Prés, l'occasion de rencontrer celle qui se cache derrière la manchette "lion", le collier à grosse maille "Delinda" ou les boucles d'oreilles pièces "Alexander". Car si ses bijoux commencent à être connus, Alexandra Benitah est toujours restée plutôt discrète dans son atelier parisien. Une jeune maman au parcours atypique, tiraillées entre la Bourse et l'amour des bijoux anciens. L'occasion aussi de comprendre qu'Ela Stone est une histoire de famille. Très tôt initiée à la joaillerie par ses grands-parents, Alexandra travaille aujourd'hui avec Dov, son mari. Pour PureTrend, elle ouvre sa boîte à bijoux et ses trésors de famille. Rencontre.

 

Comment as-tu commencé à faire des bijoux ?

Je suis autodidacte. Je n'ai jamais appris à faire des bijoux, mais j'ai toujours su faire des bijoux. Ma grand-mère avait une bijouterie, et mon grand-père était joaillier. Je suis née dans les bijoux ! Le mercredi, j'allais dans l'atelier de ma grand-mère et je restais avec les enfileuses. J'ai appris à toucher la matière, on me mettait dans un coin avec mon petit tas de perles, et je me faisais mes propres bijoux. J'ai toujours été très manuelle. Mais loin de moi l'idée d'en faire un métier. J'ai fait des études de finances parallèlement. J'ai travaillé six ans sur les marchés financiers, et j'ai adoré ! L'année de mon mariage, j'ai voulu offrir un sautoir fait mains pour remercier toutes les femmes qui ont fait le déplacement, car cela se passait à l'étranger. Je ne voulais pas acheter un cadeau tout fait... Et puis un bijou pour moi, c'est un don, une partie de soi. Pour les remercier, j'ai voulu leur donner un petit bout de moi. Pendant trois mois, dès que j'avais du temps libre, j'enfilais des perles. Mon mari m'a même donné un coup de main (Rires). Ce cadeau a été un franc succès, et cela m'a donné envie de continuer à créer d'autres bijoux. Mon mari m'a proposé de présenter mes premières pièces dans la boutiques de l'une de ses amies à Paris, pour voir si cela pouvait marcher. Et ça a marché ! Je travaillais chez moi, j'avais une pièce qui me servait d'atelier. Ensuite, on a décidé de faire un salon, Première Classe nous a accueilli tout de suite. Et on a cartonné ! A partir de ce moment là il a fallu faire un choix, car je travaillais toujours dans la finance avec de grosses journées, mais en même temps, il fallait produire des bijoux car on avait des commandes. On s'est alors lancés tous les deux dans l'aventure avec mon mari. J'ai décidé de vivre de ma passion, de saisir ma chance.

 

Comment travailles-tu pour élaborer une collection ?

Il y a souvent des bijoux anciens qui m'inspirent. J'ai beaucoup de vieux livres, je passe énormément de temps dans les librairies, j'y trouve toujours des trésors. Souvent, je vais regarder les mêmes livres à chaque saison, mais je vais les voir différemment. Je ne dessine pas dans un premier temps, je laisse mûrir les idées dans ma tête, puis je commence à faire des croquis de certaines pièces quelques mois plus tard. Et les idées qui restent sont forcément les bonnes, celles dont j'ai vraiment envie. Je ne regarde jamais les collections de prêt-à-porter. Si j'ai envie de faire un bijou, je tiens vraiment à le faire, quitte à passer à côté d'une tendance. Je n'ai pas forcément d'intérêt à me caler sur la mode. Mon histoire, c'est vraiment de faire vivre le passé. De mettre au goût du jour tous ces bijoux, ces volumes anciens. Je ne m'estime pas "créatrice", je réinterprète des jolies choses du passé que j'ai pu voir.

 

Peux-tu nous en dire un peu plus sur tes inspirations de la prochaines collection ?

(Elle enlève l'une de ses bagues pour me la montrer). Cette bague ! Une pièce vintage que j'ai eu pour la fête des mères. Il y a un travail de fou sur ce bijou. C'est de l'art russe des années 20.

 

Quelles sont tes pierres et matériaux de prédilection pour faire des bijoux ?

Je travaille beaucoup les pierres naturelles car elles ont toutes des nuances différentes, uniques. Ces pierres ont une histoire, un reflet, elles vivent. Chaque bijou, même si c'est une reproduction d'un modèle, est unique. Un autre aspect important pour moi, c'est la patine. Toutes les pièces sont vieillies à la main. Selon qu'il fasse chaud ou froid, la patine prend plus ou moins. Même si c'est le même modèle, ce n'est pas les mêmes nuances. En terme de matière, je travaille essentiellement un alliage de bronze et de laiton. Et tout est doré à l'or fin 24 carats, j'y tiens beaucoup.

 

Que trouve-t-on dans ta boîte à bijoux ?

Que des bijoux anciens. Il y a très peu de pièces de grandes maisons. Les seuls bijoux récents que j'ai comme mon alliance, sont ceux créés par Valérie Messika, mon amie d'enfance. La plupart des mes bagues sont des bijoux de famille, ou des pièces vintage art-déco chinées. Mon mari m'avait offert une bague fleur de chez Chanel que je n'ai jamais mis et ne mettrai jamais (Rires), mais je ne m'en séparerais pour rien au monde. Je l'adore. Côté colliers, j'en porte beaucoup. Ils sont presque tous en or. Et question montres, j'ai des Rolex de collection, dont une en platine et diamants que mon grand-père a offert à ma grand-mère pour ses fiançailles, et que je ne sort jamais tellement elle m'est précieuse ! Il y en a une également que j'adore, que ma grand-mère m'a offert pour mes 18 ans.

 

Tu viens d'ouvrir ta toute première boutique. Peux-tu nous parler un peu de ce dernier projet ?

J'ai pensé ce lieu comme un écrin pour mes bijoux. L'esprit art-déco est évidemment très présent dans l'architecture, les couleurs ou le choix des matériaux que j'ai fait. Les meubles on été faits sur-mesure. C'est vraiment un bel endroit dont je suis fière, et qui retranscrit bien mon univers.

 

Propos recueillis par Mélody Kandyoti

 

Ela Stone, 79 rue des Saints Pères, 75006 Paris.

www.ela-stone.com

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