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Daft Punk : la vraie vie des rois de la French Touch

Sous leurs casques d'hommes-robots et leurs costumes Saint Laurent, les Daft Punk cachent le duo anonyme le plus connu de la planète. Revenu en force en 2013, Thomas Bangalter et Guy-Manuel Homem-Christop suscitent la même curiosité assoiffée, la même envie de savoir ce qui se cache sous le vernis laqué de leurs compositions électros. Portrait.

"Get Lucky", un titre qui résume à lui seul la résurgence d'un groupe que certains croyaient perdu dans les nimbes de l'électro. Huit ans après la sortie de "Human After All", leur 3e album, les Daft Punk restaient silencieux, laissant leurs fans réécouter en boucle leurs tubes d'autrefois, déjà écrémés par tous les dancefloors de France et de Navarre.

Il a suffit d'un teaseur de 15 secondes pour réveiller le désir chez le public comme chez les médias. Quelques mois plus tard sortait "Random Access Memories", "un fantasme" pour ces deux amoureux du son qui ont travaillé 5 ans sur l'album. Renouant avec le groove des années 70, l'opus multiplie les collaborations de prestige, de Nil Rodgers (ancien du groupe Chic), à Giorgio Moroder en passant par Pharrell Williams (l'homme qui ne vieillit pas).

Une fois encore, les Daft Punk prouvent qu'ils ne font rien comme les autres. Après avoir travaillé avec un orchestre pour la bande son de "Tron : l'héritage" de Disney ("C'était une autre façon de travailler, nous qui avions l'habitude de bosser à deux, reclus dans notre chambre"), Thomas Bangalter et Guy-Manuel Homem-Christo renouent avec le public en grandes pompes et brassent les récompenses. Triomphants aux Grammy Awards 2014, ils peuvent se vanter d'avoir faire danser Beyoncé, Jay-Z et Paul McCartney.

A la ville, les deux Français sont d'illustres inconnus. Depuis leur passage volontaire à l'anonymat, au début des années 90, les deux musiciens échappent aux photographes ou presque. Une bénédiction pour ceux qui ont toujours souhaité "se concentrer sur la musique et séparer le public du privé". En vélib ou dans le métro, nul ne reconnaît les deux superstars, et c'est tant mieux.

Ces deux-là ce sont rencontrés sur les bancs de l'école, à l'aube des années 90, au lycée Carnot, dans le 17e arrondissement de Paris. Thomas Bangalter a déjà, sans le vouloir, un pied dans le monde de la musique. Son père, Daniel Vangarde, producteur et parolier, a signé les tubes de la Compagnie Créole. Gamins, les futurs Daft Punk partagent le même goût pour le cinéma et la musique des années 60-70.

En 1992, ils créent Darlin', leur groupe de rock. Un flop. Un an plus tard, ils retentent l'aventure avec les Daft Punk, bientôt signés sur le label britannique Virgin Records. Le visage masqué sous des casques futuristes, ils se défont de leur enveloppe humaine pour mieux incarner leur musique, fer-de-lance de la French Touch. Le succès de "Homework" puis de "Discovery" feront le reste, démarrant la légende d'un groupe qui a réussi sa conquête du monde et de l'Amérique.

Aujourd'hui, à 39 et 40 ans, chacun père de deux enfants, ils partagent leur temps entre Paris (Montmartre pour "Guy Man", le Marais pour Thomas Bangalter, qui vit avec sa femme, l'actrice Elodie Bouchez) et Los Angeles, où ils ont leurs bureaux de production. Un pied de chaque côté de l'Atlantique, mais toujours ce culte du secret qui les caractérise. "L'époque est aux confidences permanentes sur les réseaux sociaux. Nous nous parlons rarement. Du coup, quand on parle, tout le monde nous écoute". Une stratégie payante.

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