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Creed - L'Héritage de Rocky Balboa : entre hommage et transmission

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"Creed - L'Héritage de Rocky Balboa" est le septième opus de la fabuleuse histoire du grand boxeur de Philadelphie. C'est à la fois une histoire sportive riche en émotions et spectaculaire, mais aussi un hommage qui sonne comme une transmission.

"Creed – L'Héritage de Rocky Balboa" est le septième volet de la fantastique saga du boxeur d'origine italienne de Philadelphie. La vraie question que l'on peut se poser après toutes ces années, c'est comment faire perdurer cette franchise sans la perdre ? On se souvient notamment que le film numéro 5 n'avait pas laissé de souvenirs impérissables, que les 3 et 4 avaient gagné en spectaculaire ce qu'ils avaient perdu en profondeur scénaristique. Le précédent opus, "Rocky Balboa" avait heureusement remis la saga sur de bons rails avec une idée simple : Rocky vieillit, Sylvester Stallone aussi et comme les deux sont irrémédiablement liés, il était finalement logique de les faire vieillir ensemble. Et puis qui n'avait pas envie de savoir ce que devenez Rocky après son incroyable carrière ? Tout le monde voulait savoir. Résultat évident et immédiat, la saga pouvait repartir. Pour autant, avec "Creed – L'Héritage de Rocky Balboa", on est plutôt dans la transmission de témoin. Le pitch en étant la preuve.

Adonis Johnson ne peut échapper à la génétique, il est le fils caché du grand champion Apollo Creed. Pendant plusieurs années, il mène une double vie, combattant au Mexique, travaillant dans la finance à Los Angeles. D'ailleurs, on remarque la transition qui s'opère en douceur puisqu'il regarde dès qu'il en l'occasion des images des combats de son père opposé au farouche étalon italien, Rocky Balboa, ce qui permet d'ailleurs de lier le film à ses prédécesseurs et bien d'en faire un épisode de la série et pas un simple spin-off. Adonis lâche tout pour suivre son rêve et accomplir ce qu'il pense être sa destinée. Mais, enfant des quartiers riches, il essuie les refus de plusieurs entraîneurs qui ne croient pas lui. Pour lui, une seule solution s'impose, partir à Philadelphie, retrouver Rocky, le persuader d'être son coach. Réticent au début, Rocky craque devant l'opiniâtreté du jeune homme. Simplement, il fera ça à l'ancienne, ce qui permet aussi au réalisateur de parsemer son film de clins d'oeil aux autres épisodes de la saga, particulièrement du premier comme vous le rappellera certainement la fameuse scène du poulailler...

Si ce passage est symbolique, il est certain que le premier "Rocky" a inspiré les scénaristes de "Creed", les similitudes sont trop nombreuses pour que cela soit un hasard. Mais ce n'est pas gênant, au contraire. Cela fait souffler un vent de nostalgie chez ceux qui ont découvert "Rocky" quand ils étaient encore enfant. Parce l'histoire d'Adonis n'est pas seulement le parcours d'un valeureux boxeur, c'est aussi une quête identitaire évidente qui rappelle aussi les questions que se posait Rocky dans le film originel. D'enfant perdu à boxeur reconnu, Adonis répond peu à peu à toutes ces interrogations et se forgent une identité forte. Surtout, il se trouve un père de substitution et si les scènes de combats sont toujours aussi fortes, il y a aussi beaucoup d'émotion.

A noter que c'est le seul "Rocky" dans lequel Sylvester Stallone ne réalise pas ou n'a pas écrit le scénario. Cette fraîcheur extérieure était nécessaire pour redonner à la saga ses lettres de noblesse et lui rendre un bel hommage comme le fait "Creed". Pari réussi, donc.

Grégory Curot

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