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Coeur de Pirate parle ouvertement de sa dysmorphophobie sur Instagram

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La chanteuse Coeur de Pirate a fait sensation sur Instagram. Dans plusieurs photos postées sur le réseau social, elle dévoile son corps sans retouche ni artifice et prône l'acceptation de soi tout en ayant conscience de ses failles. Une initiative qui a clairement sa place sur Instagram, encore plus qu'ailleurs. Décryptage.

En plus d'être hilarante sur Twitter grâce à son sarcasme légendaire, Coeur de Pirate (Béatrice Martin de son vrai nom) fait passer de puissants messages sur Instagram. Il y a quelques jours, elle a mis en ligne des photos d'elles en sous-vêtements et sans retouche. C'est dans le cadre du projet "The Womanhood Project" lancé par deux jeunes femmes installées au Canada qui s'attelle à faire des portraits bruts et intimes de femmes que la chanteuse a accepté de poser. L'occasion pour elle de se confier sur sa dysmorphophobie.

La nudité pour se réapproprier son corps

C'est pour contrecarrer le poids des diktats qui pèsent principalement sur les femmes et pour lutter contre la dysmorphophobie que la chanteuse Coeur de Pirate a accepté de se mettre à nu, dans tous les sens du terme. Il faut dire que l'ex jurée de la "Nouvelle Star" souffre elle-même de dysmorphophobie, préoccupation obsédante de difformité portant sur un aspect du corps que le sujet estime laid et inacceptable.

En légende du cliché, l'interprète de "Comme des enfants" défend le besoin de diversité tout en n'hésitant pas à exprimer sa difficulté à poster un tel cliché.

"J'aime beaucoup Instagram mais il y a un réel problème d'inclusion sur cette plateforme. Je trouve important de donner de la visibilité aux comptes et projets qui promeuvent la diversité et utilisent le féminisme afin de déconstruire la manière patriarcale de représenter les femmes. Ce n'est pas facile de poster ça : ce n'est pas du tout retouché mais je dois être fière de mon corps. Je souhaite que vous en fassiez autant"

Un discours positif et important à l'heure où la société du paraître, particulièrement prégnante sur Instagram, fait loi. La nudité n'est alors qu'accessoire pour faire passer un message fort. La puissance d'un tel cliché vaut d'ailleurs bien mille photos passées sous dix filtres.

Les réseaux sociaux, véritables fléaux ?

Béatrice Martin l'explique, sa dysmorphophobie est liée à son statut de personnage public et à tout ce que cela implique, notamment d'être épiée en permanence.

"De shows interminables en apparitions publiques sans fin, la dysmorphie corporelle s'est installée. Je changeais mille fois de tenues, je comptais chaque vergeture et mes vêtements me donnaient l'impression de me brûler les membres. J'ai comparé et comparé encore et encore jusqu'à ce que je sois convaincue que j'étais impossible à aimer"

Ce trouble de la perception de soi qui peut survenir dès l'adolescence est certainement favorisé par l'omniprésence des réseaux sociaux. Une supposition qui prend racine dans la multitude d'études récemment publiées sur l'impact des réseaux sur la santé mentale des plus jeunes. C'est sans surprise sur Instagram que se cristallise le plus les angoisses, puisqu'il est exclusivement basé sur l'image.

Bien sûr, rien n'est tout noir ou tout blanc et le réseau social permet la prise de parole sur des sujets éminemment positifs. Pour autant, il faut être très armé pour affronter les photos et en apparence "parfaites" des uns et des autres.

Coeur de Pirate nous rappelle ainsi qu'il faut être bienveillant avec nous-mêmes et savoir se réapproprier nos corps à tout prix. Et surtout, que c'est possible.

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