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Clémentine Célarié : grande gueule et femme de conviction

Qui mieux que Clémentine Célarié pouvait incarner "Madame Sans-Gêne" sur les planches ? A cinquante-sept ans, la comédienne est plus libre que jamais. Engagée contre le sida, pour l'écologie, c'est une femme d'idées et de convictions.

Clémentine Célarié bénéficie d'un capital sympathie impressionnant, et ce depuis ses débuts à l'écran. De son vrai prénom Meryem, elle est née en Afrique, un continent adoré de ses parents (journaliste et secrétaire de production), qu'elle a quitté à quatorze ans et dont elle a conservé les valeurs. C'est peut-être de là qu'elle tient son ouverture d'esprit, sa soif de tolérance et son côté grande gueule.

Découverte dans "37°2 le matin", de Jean-Jacques Beineix en 1986, sa carrière démarre en trombe avec une première nomination aux César. D'autres suivront. Les longs métrages s'enchaînent. Pas sectaire, Clémentine Célarié tourne aussi pour le petit écran. Mais pas seulement. Car elle a horreur qu'on la catalogue, elle qui aime multiplier les projets (comme les coiffures).

Ainsi, dans les années 80, elle se lance à la radio, sur une fréquence dédiée aux jeunes. C'est là qu'elle prend Clémentine pour prénom. Il y a aussi la chanson, qui l'inspire. Son premier album sort en 1996. Dix ans plus tard, elle en sort un autre où elle partage le micro avec Abraham, Gustave et Balthazar, ses trois fils.

Un baiser resté dans les annales

Libre, Clémentine l'est aussi sur les plateaux. Elle y dénonce celles qui "sucent pour réussir", elle qui a tracé sa route toute seule. Surtout, elle offre un véritable coup d'éclat lors du premier Sidaction, en 1994. En présence de Christophe Dechavanne, de Carole Bouquet et d'une foule d'autres invités, elle échange un baiser avec un séropositif, en direct, pour balayer les idées reçues sur la maladie, à une époque où certains pensent encore qu'une simple poignée de main peut vous contaminer.

Clémentine Célarié et le fameux baiser échangé lors du Sidaction en 1994.

Onze ans plus tard, celle qui fréquente les boites gay (elle y explique s'y sentir libre, loin des tentatives de drague habituelles) assure la promotion du clip "Le sida, faut le baiser", un titre écrit avec son fils aîné. Réalisé par Patrice Leconte, il met en scène trois cents personnes, anonymes comme célébrités, qui échangent un baiser pour lutter contre les clichés.

"Le partage donne tout son sens à mon métier"

Généreuse, ouverte d'esprit, elle l'est aussi lorsqu'il faut parler d'écologie. Le documentaire de Pierre Rabhi, "Au nom de la Terre" lui cause ainsi un choc. "Depuis que j'ai vu son film, j'ai un autre regard, disons... sur à peu près tout !" (Femininbio.com, juin 2013). Sa philosophie de vie, elle, se conjugue au pluriel : "Le partage donne tout son sens à mon métier, et je n'imagine pas le vivre autrement".

Mais il n'y a pas que sur ce thème qu'elle ait quelque chose à dire. Féministe de conviction, elle oeuvre aussi pour l'égalité homme-femme. "Tant que l'on aura besoin d'un homme pour avoir l'air crédible si l'on veut faire un achat un tant soit peu important, alors oui, les féministes doivent continuer de se faire entendre." Pour cela, elle tient un discours à contre-courant de la tendance en cours à Hollywood, où les filles, même très jeunes, se dénudent.

"Il faut que les femmes se respectent si elles veulent être respectées. Je ne pense pas que la liberté de la femme soit dans le fait de montrer ses jambes !" (Femininbio.com, juin 2013) Quand on vous disait que "Madame Sans-Gêne" était grande gueule.

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