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Charlie Hebdo : journée nationale de deuil, retour sur les manifestations

Je Suis Charlie...
Je Suis Charlie...

Ce 8 janvier 2015, la France est en deuil. Depuis hier, elle pleure. Et avec elle, le monde pleure aussi. Passé l'hébétement, l'horreur, place à la douleur après la tuerie, où plutôt l'exécution, perpétrée au siège parisien de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. Le soir-même, des manifestations se sont organisées partout dans le monde. Ce sont 100 000 Français qui sont sortis de chez eux à travers l'Hexagone et se sont unis contre l'injustice. Comme beaucoup, Puretrend était présent dans les rangs des manifestants pour la marche silencieuse organisée à Paris. Retour sur ce moment qui restera gravé dans les mémoires.

Le 7 janvier 2015 restera un jour sombre pour la France. Sombre mercredi. Triste mercredi. "Le 11 septembre français", titre Le Monde. Un parallèle fort pour une douleur bien réelle et souvent indicible.

"Aucun pays ne sait mieux que la France que la liberté a un prix"

La France pleure ses morts qui sont tombés au combat. Un combat mené à coups d'encre et d'un humour impitoyable. "L'humour n'est pas accessible à tous", dit-on. La preuve, Charb, Cabu, Wolinski et Tignous l'ont payé de leurs vies. Si les quatre noms des piliers de Charlie Hebdo font les gros titres de la presse, huit autres ont trouvés la mort dans cette tragédie. Douze au total. Mustapha Ourad, Ahmed Merabet, Honoré, Bernard Maris, Michel Renaud, Franck Brinsolaro, Frédéric Boisseau, Elsa Cayat, voilà les noms à ne pas oublier. Tués par l'extrémisme. Quand la France pensait que la guerre ne l'atteindrait plus, elle prend une autre forme pour mieux se fondre dans le décor. "Aucun pays ne sait mieux que la France que la liberté a un prix", a dit, en français, John Kerry, secrétaire d'Etat Américain qui a prononcé un discours vibrant quelques heures seulement après le drame.

C'est la liberté d'expression qui est mise à mal. C'est la liberté de la presse et le journalisme qui sont bafoués. "C'est peut-être un peu pompeux ce que je vais dire, mais je préfère mourir debout que vivre à genoux", a dit Charb en 2012. Et face au drame, la France n'est pas à genoux, plus forte encore, elle se lève et rugit. A Paris, c'est la Place de la République qui accueille le rassemblement, à 17h. "Même pas peur", "Liberté d'expression", peut-on entendre parmi la foule. Et quand la célèbre place ne peut tout simplement plus contenir les nouveaux arrivants, une partie du cortège se dirige vers l'Hôtel de Ville.

Je suis Charlie

Mais elle n'est pas seule à sortir de sa torpeur, la France. "We're all french today", écrivent les internautes étrangers. Tandis que la Marseillaise était entonnée d'une seule voix à Londres, aux Etats-Unis, au Canada, l'Hexagone pousse aussi son cri d'horreur. Dans les rues de Paris c'est cette même ferveur, cette rage de vaincre, de continuer à lutter qui guident les participants à cette marche silencieuse. Pas de policiers pour l'escorter, les pas mènent naturellement et dans le calme ces âmes venues se recueillir. A 11h30 le 7 janvier 2015, on dit que les assaillants auraient crié "On a tué Charlie Hebdo !", mais il n'y a qu'à voir les manifestants pour savoir que c'est faux. Charlie Hebdo est plus vivant que jamais, devenu immortel, tandis que des pancartes sont brandies fièrement. Des drapeaux blancs dans la nuit. Entre caricatures habilement choisies, couvertures polémiques et la célèbre phrase "Je suis Charlie" que les manifestants ont fait imprimer ou ont écrit à la main sur des feuilles blanches. Trois mots qui ont pris possession des réseaux sociaux. Trois mots qui ne signifient pas le ralliement à l'idéologie du journal, mais plus à la cohésion, à l'unité. Trois simples mots traduits dans toutes les langues.

Le monde retient son souffle. Pendant un instant, nous sommes tous Charlie. Dans les rangs de la manifestation organisée à Paris, les rires fanent aussi vite qu'ils viennent. Un peu honteux. Pourtant Charlie Hebdo voulait que l'on rit et non que l'on pleure. Tandis que des centaines de bougies éclairent la statue de la Marianne, Place de la République, face à l'Hôtel de Ville les applaudissements résonnent. La foule applaudit ceux qui se sont battus pour notre liberté, ceux dont les extrémistes ont fait des héros. Les sourires sont furtifs mais sincères. La douleur est écrasante, mais l'union n'en est que plus belle. Les gorges sont nouées et certains laissent couler des larmes d'incompréhension. Et pour ceux qui n'ont pas de pancartes, ce sont des stylos qu'ils brandissent. "C'était leur arme", ont déclaré certains manifestants Place de la République, encourageant les nouveaux venus à brandir des crayons. Un message qui a vite été relayé sur les réseaux sociaux. L'objet est fragile, mais le geste fort. Le silence est lourd, Paris suffoque, mais Paris est uni.

Et cette première vague de solidarité n'est que le début puisqu'un prochain rassemblement est d'ores et déjà organisé ce dimanche 11 janvier 2015, à 15h, à Paris. Une page facebook "Je Suis Charlie" a également été mise en place pour faire état des manifestations à venir un peu partout en France.

"Charlie 'vivra'", écrit Laurent Joffrin, directeur de la publication de Libération. Vrai. Charlie Hebdo sera édité à un million d'exemplaires dès mercredi 14 janvier 2015.

Héloïse Famié-Galtier.

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